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Défendons le Président ! |
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Lance Pierre - mercredi 27 février 2008
sarkozy
De par son tempérament vif et spontané, impulsif et réactif, il est hors de doute que Nicolas Sarkozy commet des maladresses et prête le flanc à ses adversaires, parfois même à ses amis. Je n’en suis pas moins scandalisé par la cabale qui se développe contre lui et sans autre but que de l’affaiblir au seul profit de la gauche qui, de toute évidence, veut sa peau, et fait flèche de tout bois dans ce but.
C’est pourquoi j’estime que nous, la droite libérale, qui avons voté pour lui en grande majorité, nous devons nous tenir à ses côtés et refuser de hurler avec les loups. Car aucun patriote ne doit oublier que si Nicolas Sarkozy est trop fragilisé, c’est la France qui le sera. Il est le Président de la République que nous avons élu. Si ce vote était une erreur, nous devons l’assumer et en porter le poids avec lui jusqu’à la fin de son mandat. Si ce n’en était pas une, comme je veux le croire, nous devons nous battre pour l’aider à mener à bien les réformes indispensables sans lesquelles notre pays irait à l’abîme, glissant irrémédiablement sur la pente où l’ont engagé MM. Mitterrand et Chirac, en 25 ans d’impéritie.
Résumons la situation actuelle : la meute des journalistes et des téléfilmeurs, gauchis pour la plupart, ne lâche pas le Président d’une semelle, guettant ses moindres faux-pas ou mots de trop (et qui pourrait n’en jamais commettre ?) pour les monter en épingle et les jeter en pâture à un public prompt à se scandaliser pour des riens, étant lui-même déstabilisé par certaines déceptions réelles.
Bien sûr, un Président qui divorce à peine élu, puis se remarie dans la foulée, est une proie rêvée pour les paparazzi. On reproche à Nicolas Sarkozy de s’être lui-même exposé et trop « pipeulisé ». J’aimerais connaître les grands malins qui, à sa place, auraient pu échapper aux vautours télévisuels. Il a préféré, à tort ou à raison, ne pas se cacher, n’ayant pas à avoir honte d’être amoureux d’une jolie femme. Il n’y avait rien là qui soit vraiment choquant.
Mais depuis, les folliculaires ont fait pire. On a prétendu avoir intercepté un SMS du Président envoyé à son ex-épouse la veille de son remariage, et dont le texte a été publié par des journalistes engagés qui déshonorent leur profession et que je tiens pour de purs salopards.
Car, de deux choses l’une : ou ce texte est authentique et il appartient à la vie privée des deux correspondants que nul n’a le droit de violer à la face du monde. Ou il a été fabriqué de toutes pièces et il n’est qu’un coup de poignard dans le dos devant valoir à ses auteurs les plus sévères sanctions professionnelles et pénales.
Dernier faux scandale en date : la vive réaction du Président aux propos insultants d’un provocateur placé au bon endroit, lors de l’inauguration du Salon de l’agriculture. Immédiatement diffusée sur Internet par des poseurs de bombes médiatiques, il était fatal que la scène soit reprise par les médias qui ne peuvent plus se permettre de laisser Internet leur damer le pion.
Vous avez vu ce film comme moi, mais avez-vous bien saisi, dans le brouhaha qui entourait la scène, les termes échangés ? Nicolas Sarkozy, prenant un bain de foule, serre les mains autour de lui. Un visiteur refuse de la serrer, ce qui est son droit, mais se permet de dire « Je ne veux pas me salir ! », ce qui est une insulte pure et dure. Ulcéré à bon droit, Sarkozy lâche : « Casse-toi pauv’con ! » Ce n’est évidemment pas une réponse très « présidentielle », mais c’est une réponse tout humaine et qui serait, hors du champ des caméras, parfaitement justifiée. Car le Président avait bien devant lui, j’en atteste, un pauvre con, voire un mauvais con, si ce n’est un sale con. Notre président est humain, trop humain ? Soit, et alors ? Est-ce si regrettable ?
Et les grands fautifs dans cette affaire, ce sont les journalistes-oiseaux-de-proie, qui n’auraient jamais dû diffuser cette séquence d’ordre privé. Mais la télévision ne respecte plus rien, et il est temps qu’une déontologie journalistique se mette en place.
Aussi, je persiste et signe : Devant tous ces coups bas qui, à travers Nicolas Sarkozy, visent en réalité la majorité électorale qui l’a porté au pouvoir et n’ont pour résultat que d’affaiblir notre nation, à l’heure où approche son tour de présider l’Union européenne, nous devons soutenir notre Président et faire front commun avec lui.
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