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Des chercheurs qui trouvent |
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Lance Pierre - mercredi 14 mai 2008
medecine
Je lis le N° 1 de « Principes de Santé », excellent périodique édité par « Santé Port-Royal » et dont le Dr Luc Bodin est le conseiller rédactionnel.
J’y découvre en page 3 une information du plus haut intérêt (dont j’avais eu un écho le matin même sur France-Infos) : « Les chercheurs de l’INSERM viennent de démontrer qu’il y avait un lien entre la présence d’acides gras trans dans le sang et le cancer du sein. Les acides gras trans sont presque systématiquement employés dans tous les produits de boulangerie industrielle qui utilisent des margarines hydrogénées et des huiles végétales raffinées […] » Autrement dit, outre la boulangerie (ou pâtisserie) industrielle, cela concerne les margarines et les huiles végétales (sauf, évidemment, celles obtenues par simple pression à froid).
Ce qui signifie que vos supermarchés sont bourrés de produits cancérigènes, puisqu’il est établi que les femmes qui consomment ces graisses ont DEUX FOIS PLUS DE CANCERS DU SEIN que les autres.
Ainsi donc, grâce à l’argent des contribuables, les chercheurs de l’INSERM (Institut national de la santé et de la recherche médicale), n’ont mis guère plus de vingt ans à rattraper une information diffusée en 1986 dans une brochure de 32 pages intitulée « La Margarine et le Cancer » et qui regroupait cinq articles sur la question.
Cette publication avait suscité une forte émotion à la Chambre syndicale de la Margarinerie, qui s’empressa de porter plainte pour diffamation contre le rédacteur de ces articles. Les magnats de la marga, riches à milliards, ayant à leur service l’un des plus prestigieux cabinets d’avocats de Paris, qui avait pignon sur les Champs-Élysées et employait plus de cent collaborateurs talentueux, ne doutaient pas de ne faire qu’une bouchée de ce trublion.
Mais, au fait, qui était donc ce pelé, ce galeux qui voulait empêcher leurs affaires de baigner dans l’huile… hydrogénée ? Eh bien, un certain Pierre Lance, figurez-vous. (« Qui c’est celui-là ? Qui c’est ce type-là ? » chantait-on à son propos dans les hautes sphères margarinières, sur le refrain bien connu de Pierre Vassiliu.) Car le talon d’Achille des puissants, c’est la présomption. Ils perdirent le procès et furent condamnés aux dépens, ainsi qu’à une indemnité de 3 500 F versée à votre serviteur.
Il faut dire que mon dossier était en béton, puisque les cinq articles constituant la brochure, et qui avaient été primitivement publiés dans cinq numéros de ma revue « L’Ère nouvelle », s’appuyaient sur le livre « Lipides et nutrition humaine » du professeur québécois Germain Brisson, de l’Université Laval, qui faisait lui-même référence à une multitude de publications scientifiques internationales. Cet ouvrage avait été de surcroît couronné par l’Académie de médecine de Paris le 21 novembre 1983. Excusez du peu !
Le Tribunal reconnut donc que j’étais très loin de la diffamation. J’avais en effet simplement rempli mon devoir d’informateur objectif en alertant le public sur le danger des matières grasses frelatées qu’on lui présentait comme préférables pour sa santé au bon beurre de nos vaches laitières. Sont d’ailleurs encore persuadés de cette contre-vérité absolue des dizaines de millions d’incurables naïfs gavés de pubs télévisées, qui ne seront sans doute même pas dérangés dans leur sommeil intellectuel par la redécouverte coûteuse et tardive de l’INSERM. Que voulez-vous, on a les huiles qu’on mérite et les cancers qu’on peut !
Je rappelle que le procédé d’hydrogénation de l’huile implique (outre une température de 120 à 210 degrés) la présence d’hydrogène sous pression et d’un catalyseur : nickel, cuivre, chrome, manganèse, molybdène, platine ou palladium. Pour le fractionnement, le tensio-actif employé est le laurysulfate de sodium, dont le résidu « autorisé » dans le produit final peut aller jusqu’à 40 mg au kilo. Que voilà des graisses bien naturelles. Bon appétit, Messieurs-Dames !
S’est-on intéressé à l’INSERM aux travaux du professeur Brisson ? J’en doute. On a seulement comptabilisé les cancers du sein, séparant ses victimes en deux groupes : celles qui mangeaient des graisses hydrogénées et celles qui n’en mangeaient pas. Étrange recherche « scientifique ». Comme disait l’autre : Mourez, nous ferons le reste !
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Télé
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Medias
BBC > La chaîne BBC Arabic, lancée début mars par la BBC pour concurrence Al-Jazira et Al-Arabiya, vise une audience de 20 millions de téléspectateurs par semaine en 2010 et de 35 millions en cumulant radio, télévision et internet…
Experts > La série américaine « Les Experts », diffusée le samedi soir sur TF1, a valu à la première chaîne 48 des 100 meilleures audiences de 2007 !
Europe 1 > L’émission de nuit d’Europe 1, animée par la psychologue Caroline Dublanche, de minuit à 2 heures du matin, réunit chaque jour quelque 133 000 fidèles.
Pub > « Ce qui est astucieux et diabolique de la part de Nicolas Sarkozy, c’est qu’on a envie de dire : « Tant mieux ! » Encore faut-il accorder aux chaînes les moyens de faire les programmes… » (Catherine Tasca, ancien ministre socialiste de la Culture, à propos de la proposition de supprimer la publicité sur les chaînes du service public)
Jeunes > Contrairement à une idée reçue, les jeunes ont plus de contacts avec les médias que leurs aînés : les 15-24 ans ont eu en moyenne 45,2 contacts quotidiens avec internet, la télévision, la radio ou la presse écrite en 2007, contre 41,3 contacts en moyenne pour l’ensemble de la population.
Virus > Plus de trois millions de virus, vers ou « spywares » circulent sur internet ! Et la tendance est à la forte hausse : en 2007, on a repéré 500 000 nouveaux logiciels malveillants, soit deux fois plus qu’en 2006 et autant qu’au cours des vingt dernières années ! |
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