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Des divisions à droite à l’entente à droite


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Rouxel Jean - jeudi 01 avril 2010

regionales
Comme à l’habitude, une claque électorale, comme celle que viennent de prendre l’UMP et ses alliés aux régionales, donne des ailes aux futurs candidats.
La logique voudrait qu’en période difficile, on resserre les rangs et que les critiques restent à huis clos. Mais l’homme étant ce qu’il est, et la politique française ce que nous savons, c’est l’inverse qui se produit !
Résultat : depuis les régionales, Dominique de Villepin et Alain Juppé ont déclaré qu’ils n’excluaient pas de se présenter en 2012. Les centristes annoncent leur volonté de reprendre leur autonomie…

On savait déjà que Xavier Bertrand et Jean-François Copé avaient pris date pour 2017 (pour le commun des mortels, 2012, c’est loin ; pour ces braves gens, 2017, c’est déjà de­main…). Et, surtout, chacun sait que, tous les jours, François Fillon devient un meilleur rassembleur potentiel de la droite…
Bref, nous ne sommes pas près de manquer de candidats !
Est-ce une bonne chose ? Tout dépend du comportement des candidats.

Dans l’absolu, la concurrence et la saine émulation ne peuvent pas nuire.
Plus il y a de candidats, plus nous avons de chances d’en avoir un bon.
En outre, l’union n’est pas nécessaire au premier tour pour ga­gner au second. La droite est toujours arrivée désunie au premier tour des présidentielles depuis 1965 et les a tout de même gagnées 6 fois sur 8.

Le problème n’est donc pas nécessairement cette désunion. Le problème tient au contexte de la désunion.
Tout d’abord, la gauche dite « de gouvernement » (en espérant qu’elle n’ait pas à montrer ses brillantes capacités de gouvernement en 2012 !…) a toute chance d’arriver unie au premier tour.

Ensuite, la gauche dans son ensemble sait s’unir au deuxième tour : les communistes, les trotskistes, les « altermondialistes »… feront « barrage » à la droite et soutiendront donc le candidat socialiste.

Enfin, la droite dite « parlementaire » persiste à s’interdire de discuter avec « l’autre droite ».
Le vrai problème est là. Des désaccords, c’est normal ; des dé­bats, c’est la vie. Mais cet ostracisme borné, c’est absurde !

Comment réaliser cette entente à droite ? Tout simplement, en se donnant 3 ou 4 réformes phares pour le prochain mandat, sur lesquelles toutes les droites pourraient s’entendre. Nous en avons assez des petites combines d’appareil ; nous voulons une union fondée sur un programme !

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