Thieulloy (de) Guillaume - mercredi 05 janvier 2011
immigration, 2012
Voici maintenant un peu plus de deux mois que nous avons lancé une pétition pour réclamer un référendum sur l’immigration, en profitant de la « fenêtre de tir » que nous offre la campagne présidentielle de 2012. Nous pouvons, à ce stade, faire un premier bilan de notre initiative.
Tout d’abord, en chiffres : dimanche 2 janvier au soir, 11 867 personnes avaient signé cette pétition sur internet et 3 977 sur papier, soit au total 15 844.
Nous nous sommes fixés deux contraintes qui compliquent singulièrement notre tâche dans l’immédiat : tout d’abord, nous présentons en permanence les chiffres réels du nombre de signataires et, ensuite, nous n’enregistrons comme signataires que les personnes qui ont laissé leurs coordonnées complètes (et pas seulement leur courriel comme cela se pratique souvent sur internet) – ce qui peut inquiéter certaines personnes, compte tenu de la chape de plomb qui pèse dans notre pays.
Dans un premier temps, donc, cela freine le développement de notre initiative. Mais, à terme, cette initiative devra sa crédibilité à ces choix et nous ne travaillons pas pour un petit succès momentané, mais pour un grand succès durable !
Comme beaucoup de lecteurs, je suis impatient que ces chiffres explosent. Bien que je sois modérément démocrate, je suis bien obligé de constater que seul le rapport de forces, et le rapport de forces le plus primaire, celui du nombre, compte. Plus nous serons nombreux, plus nous serons écoutés, c’est évident ! Mais il fallait passer par cette phase de tests (notamment de test des messages les plus adaptés) et de mise en place, avant d’aller plus loin.
Quelles sont, à présent, les perspectives ?
Le premier point, c’est que nous allons nettement intensifier les envois de courriers. Certes, le nombre de signataires augmente moins vite par envoi postal que sur internet, mais ce sont aussi des personnes plus motivées et donc plus efficaces pour diffuser notre initiative.
Toujours pour la pétition « papier », nous avons été un peu lents à mettre en place l’envoi d’exemplaires à faire signer. Mais c’est désormais opérationnel : ceux d’entre vous qui souhaitent des exemplaires de la pétition à faire signer à leurs proches peuvent téléphoner aux « 4 Vérités » (01 46 88 09 78) en laissant leur adresse et le nombre de pétitions qu’ils désirent et nous leur enverrons. Je sais que certaines demandes ont été perdues du fait de notre organisation encore un peu chaotique. Si vous aviez commandé quelques exemplaires et que vous n’avez rien reçu, n’hésitez pas à retéléphoner.
Reste le développement sur internet, sur lequel nous comptons beaucoup. Il est absolument vital que chacun d’entre nous fasse connaître la pétition à l’ensemble de ses proches susceptibles de la signer. Avec un seul courriel, vous pouvez prévenir des dizaines de personnes et c’est cet effet démultiplicateur qui nous permettra d’obtenir plusieurs dizaines de milliers de signatures.
Pour la suite, nous avons naturellement des tas d’idées de développement : des pages de publicité dans les journaux « grand public », des campagnes de contact par téléphone… Et parallèlement à cette diffusion de nos idées dans le grand public, il faudra bien sûr se préoccuper aussi de l’indispensable sensibilisation des journalistes et des politiques. Mais tout cela coûte cher et nous serons de toute façon plus écoutés si nous sommes 100 000 que si nous sommes 15 000 ! Donc, au moins d’ici juin prochain, priorité à l’augmentation du nombre de signataires !
Il reste un dernier aspect : la question des délais. Lorsqu’avec les premiers signataires, et notamment avec Jeanne Dumesne, nous avons évoqué la stratégie à mettre en œuvre, nous avions évidemment noté que la période de la campagne présidentielle était singulièrement favorable à ce type d’action. Mais, personnellement, je n’envisage la campagne que comme une occasion de faire avancer nos idées. Nous sommes d’ores et déjà en mesure de faire en sorte que l’immigration soit un sujet central de cette campagne. Mais il est clair que même le référendum que nous réclamons ne réglera pas tout. Il faut se préparer à la fois à une offensive rapide et efficace d’ici 2012 et à un combat lent et patient avant, pendant et après l’élection !
Je profite de cette chronique pour vous présenter, au nom de toute la rédaction, nos meilleurs vœux pour vous, vos proches… et notre pauvre pays ! L’habituelle surprise que nous réservons à nos abonnés pour le nouvel an est en cours de réalisation et vous devriez la recevoir bientôt.
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