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Des primaires socialistes à la démocratie directe |
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Dumait Alain - jeudi 03 novembre 2011
parti-socialiste, democratie-directe
Les primaires socialistes, et leur succès relatif, démontrent au moins un certain appétit démocratique. Les Français aiment être consultés. Pour autant, l’exercice appelle des réserves.
Que se passerait-il si toutes les familles politiques se mettaient en tête d’organiser des primaires dans toute la France ?
L’UMP est poussée à le faire, à la fois par les médias et par sa nature résolument imitatrice. Mais pourquoi pas aussi le FN, l’extrême gauche, les écolos, les royalistes, les fédéralistes ou les libertariens ? Au nom de quoi leur refuserait-on les moyens publics mis à la disposition du PS ?
Un autre problème réside dans l’ouverture plus ou moins large du scrutin. Les primaires socialistes étaient ouvertes à tous. Des primaires UMP, FN ou monarchistes pourraient-elles valablement être ouvertes à l’ensemble des électeurs ? À mon avis non. Et comment sélectionner autrement que sur la base d’une adhésion véritable ?
Je ne vois donc pas que ces primaires, façon PS 2011, puissent prospérer.
Par contre, cet appétit démocratique doit être pris en compte. Non pas sur le terrain de la désignation des candidats, qui relève des procédures internes aux organisations, mais sur celui de la souveraineté populaire.
La Déclaration de 1789 est muette sur la procédure de désignation des dirigeants. Elle est, par contre, tout à fait explicite sur la souveraineté : elle appartient au peuple, qui l’exerce soit directement (principalement), soit par ses représentants (accessoirement). Le peuple souverain doit pouvoir réformer une loi, censurer directement l’exécutif et obliger celui-ci à agir. C’est la démocratie directe.
Si les primaires socialistes, dans les conditions où elles ont eu lieu, étaient généralisées, ce serait vite le capharnaüm. Si elles permettent d’avancer vers plus de démocratie directe, elles auront rendu un grand service à la démocratie française.
En attendant, elles modifient plusieurs choses pour 2012.
Le candidat Hollande est fortement légitimé. Cette légitimation pourrait d’abord se traduire par un rééquilibrage des rapports du PS avec les Radicaux de gauche. Comment justifier que l’on « donne » 15 circonscriptions gagnantes à un parti dont le leader a réuni 0,6 % des suffrages ?
Elle aura aussi des conséquences sur le comportement des autres partis de gauche qui peuvent craindre, davantage encore qu’avant ces primaires, la prime dont va bénéficier le candidat du PS au premier tour. Surtout si, comme nous le pensons, aussi bien Sarkozy que Hollande peuvent craindre un autre « 21 avril ».
On ne peut s’empêcher de constater qu’une élection à un seul tour aurait été plus claire, aurait réduit les risques de désistement intéressé, et… n’aurait rien changé au résultat. La démocratie honnête est à un seul tour. Comme aux États-Unis ou en Grande-Bretagne.
Cette dernière réflexion renforce l’idée d’un scrutin majoritaire à un seul tour, aussi bien pour les présidentielles que pour les législatives ou les autres consultations. C’était l’idée du général de Gaulle en 1958. Il n’avait accepté le scrutin à 2 tours que pour faire plaisir à Guy Mollet, premier secrétaire de la SFIO…
On sait que les socialistes sont décidés à instaurer le scrutin proportionnel pour toutes les élections. Retour garanti au « régime des partis » de la fin de la IVe République !
Pourquoi ne pas soumettre cette question du mode de scrutin (qui structure la vie politique d’un pays) à un référendum ? Seul le FN, à ce jour, s’y déclare favorable. Le succès des primaires garantit que, sur un tel sujet, les Français sauraient se déterminer. Si François Hollande devait être élu, il dépendrait de lui que nous passions d’une « mobilisation citoyenne » un peu creuse à une démocratie directe effective.
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Banques (1)
François Fillon évalue à 10 milliards d’euros les besoins de recapitalisation des banques françaises.
Chiffres significatifs
Banques (2) > Les banques françaises emploient 400 000 personnes.
Louvre > Le musée du Louvre est l’institution culturelle française qui dispose du plus d’« amis » sur sa page Facebook : 400 000, loin tout de même, des quelque 875 000 du musée d’art moderne de New York.
Paris > 819 millions d’euros ont été misés dans des paris sportifs entre le début du mois de juin 2010 et la fin du mois d’août 2011. Sur cette somme, près de 688 millions d’euros ont été distribués aux gagnants ; l’État a prélevé plus de 72 millions ; et les organisateurs des paris ont empoché 58 millions.
Notation > Le commissaire européen au Marché intérieur, Michel Barnier, a annoncé avoir renoncé à son projet de création d’une agence de notation européenne, faute d’avoir trouvé une méthode capable de garantir efficacement l’indépendance d’une telle agence. Ce qui remet en perspective les critiques sur l’indépendance des agences actuellement existantes !
Toxiques > On estime que le montant total des prêts « toxiques » (c’est-à-dire ceux dont les taux d’intérêt risquent de s’enflammer) aux collectivités territoriales françaises s’élève à 15 milliards d’euros, dont 10 milliards pour Dexia.
Sectes > Depuis l’entrée en vigueur de la loi About, visant à réprimer les abus de faiblesse, et notamment les « dérives sectaires », en 2001, seules 34 condamnations ont été prononcées au titre de cette loi. |
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