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Dette, déficit et immigration


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Pigis Yves - mercredi 12 octobre 2011

immigration
La France a-t-elle la capacité de sortir de cette spirale infernale ?
Je pense que non avec la dette colossale dans laquelle nous sommes englués (1 700 milliards d’euros), qui génère mécaniquement, chaque année, des intérêts énormes que nous n’avons pas la capacité de payer sans faire sauter certains tabous !

Le gouvernement a prévu une série de mesures qui, sans toucher aux dépenses sociales de redistribution et sans réduire les dépenses de l’État, permettraient de trouver environ 1 milliard d’euros cette année et 11 milliards en 2012. Pour payer les intérêts de la dette en 2012, il faudra encore, dans ce cas de figure, emprunter une quarantaine de milliards d’euros ! Ces mesures sont donc nettement insuffisantes et nous conduiront à bref délai à avoir recours à un véritable plan de rigueur.

Il reste pourtant, avant de passer à la rigueur extrême, deux sources d’économies importantes, mais qui demeurent taboues :

La fraude généralisée qui touche principalement tous les organismes de redistribution sociale, fraude que les experts évaluent à plus de 20 milliards d’euros.

Les dépenses dues à l’immigration légale et illégale qu’il est possible de réduire fortement (toutes les estimations sérieuses les chiffrent à plusieurs dizaines de milliards d’euros), en s’approchant d’une immigration zéro.
Il serait bon également de ne pas se contenter d’une règle d’or qui permettrait encore un déficit annuel de 3 %, car cette tromperie déboucherait à terme sur un endettement important, alors qu’il est nécessaire de reconstituer de véritables et substantielles économies de réserve.

Pourquoi doit-on réduire fortement l’immigration ? Parce que l’immigration que nous connaissons est un engrenage mortel pour la France. Nous voyons bien qu’elle détruit son identité, amplifie tous les problèmes sociaux (logement, santé, délinquance, criminalité, chômage…), donc tous les coûts qui en découlent. Et nous n’en avons plus besoin, avec près de 3 millions de chômeurs (et même, en réalité, 5 millions de personnes en âge de travailler sans emploi).

Je sais qu’après la seconde guerre mondiale et pendant les 30 glorieuses, la demande en main-d’œuvre a été forte, ce qui a justifié une immigration de travail pour certains emplois souvent pénibles ou dévalorisants que les Français ne voulaient pas faire.

Beaucoup de ces immigrés se sont installés définitivement en France, ont fait souche, et sont devenus Français. Leurs enfants passés par l’école républicaine n’avaient pas beaucoup de goût pour les métiers exercés par leurs parents et aspiraient à mieux. On les comprend. Ils entraient donc sur le marché du travail en concurrence avec les Français de souche européenne.

Alors que l’immigration continuait pour occuper les emplois délaissés par les Français ou libérés par les primo-immigrants partis en retraite, le chômage, devenait un problème qui allait s’amplifier jusqu’au niveau que nous connaissons.

Pendant que la mondialisation détruisait l’emploi en France, l’immigration se transformait progressivement en immigration de peuplement permettant à la France de retrouver une fécondité assurant le renouvellement de la population.

Cette fécondité est un bien, mais un bien pernicieux, puisque, maintenant, l’excédent des naissances sur les décès est de plus de 250 000 par an, tandis que l’excédent migratoire déclaré par l’INED dépasse les 100 000, c'est-à-dire que la population française s’accroît tous les 3 ans de plus d’un million de personnes !

Sommes-nous capables de créer 3 millions d’emplois dans l’immédiat, puis un million tous les 3 ans ? La réponse est non !
Il faut donc réduire drastiquement l’immigration, ce qui nous permettra, du même coup, de régler de nombreux problèmes et de trouver l’argent nécessaire à la réduction de notre dette.

Que les pro-immigration ne se fassent pas de souci, la France, avec plusieurs millions de couples ayant un indice de fécondité supérieur à trois, continuera d’avoir la fécondité la plus forte d’Europe.

La pérennisation de l’immigration n’est pas la solution et il faut, en priorité, inciter tous les Français à revenir sur les emplois délaissés en offrant des salaires qui permettent de vivre dignement et qui tiennent compte des désagréments liés à certains emplois. En même temps la ré-industrialisation de notre pays s’impose ; elle doit être amorcée et soutenue par l’État.

Yves Pigis
<y.p.j@wanadoo.fr>

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BFMTV > Le 5 octobre, le dernier débat de la primaire socialiste a permis à BFMTV de battre son record d’audience, avec une moyenne de 1,44 million de téléspectateurs (5,8 % de part d’audience) et une pointe à 1,67 million à 21 h 54.

publicité (1) > En septembre, les recettes publicitaires brutes de la télévision française ont reculé de 1,7 %. Cette baisse est même de 16,9 % pour les chaînes nationales.

TNT > Pour « rééquilibrer » le paysage audiovisuel perturbé par la récente vente de Direct 8 et Direct Star au groupe Canal+, le gouvernement envisage de créer d’ici la fin de l’année 6 nouvelles chaînes gratuites de la TNT, par un appel d’offres auquel pourraient participer tous les opérateurs.

France Culture > En moyenne, les auditeurs de France Culture écoutent leur radio 1 h 48 par jour, contre 1 h 23 voici un an.

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