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Dettes souveraines : il faut consulter les Français |
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Dumait Alain - mercredi 01 juin 2011
dette, monnaie
Sur la question du remboursement des dettes souveraines deux thèses s’affrontent : la première, qui semble avoir la préférence du plus grand nombre des États (en tout cas de leurs dirigeants), du marché, et bien sûr des banques, consiste à éviter à tout prix un défaut de paiement de quelque pays que ce soit.
Christine Lagarde l’a d’ailleurs redit le mardi 24 mai après-midi à l’Assemblée nationale : « Les dettes de la Grèce, de l’Irlande et du Portugal ne représentant que 6 % du PIB européen des 27 États membres, il convient de faire jouer la solidarité et d’éviter à tout prix un scénario catastrophe… »
La seconde est plus orthodoxe : toute entité ne pouvant faire face à ses engagements doit elle-même se déclarer en faillite. Un État comme une entreprise.
La vérité oblige à dire que l’histoire des plans de sauvetage comporte à peu près autant de politiques de redressement réussies que d’autres ayant échoué lamentablement.
Il faut donc dépasser l’idéologie. Et introduire un autre acteur dans le raisonnement.
Les aides du FMI (à une soixantaine d’États depuis 2008) sont financées par ses ressources propres, elles-mêmes apportées par les États membres, et par des ressources d’emprunt, garanties par ces mêmes États. En dernier ressort, ce sont les contribuables qui « assurent ».
De même pour les ressources du fonds européen de stabilisation. Si un pays emprunteur ne peut pas rembourser, ce sera encore le contribuable qui paiera.
Or, le contribuable en question, à ce jour, n’a jamais été consulté, ni directement ni par l’intermédiaire de ses représentants.
Que des économistes en chambre se disputent pour savoir s’il faut prêter à la Grèce, pour la raison que les marchés ne le veulent plus, c’est une chose. Que l’argent qui lui est prêté soit une créance tirée sur des contribuables qui n’ont rien demandé, et qui n’ont jamais été consultés, en est une autre…
D’autant que les doutes sur le succès de cette stratégie sont légitimes. Le pays qui a été le plus loin dans le financement de ses dépenses publiques par l’emprunt, le Japon, est toujours en récession depuis 20 ans…
L’idée des partisans de la première thèse est que l’abondance de monnaie et des taux d’intérêt bas constituent un environnement financier favorable à une reprise de la croissance.
L’opinion des seconds est que le laxisme monétaire est intrinsèquement pervers et défavorable à la croissance réelle.
D’abord, parce que la quantité de monnaie en circulation est sans relation avec la richesse d’un pays. Les encaisses monétaires ne figurent pas dans le calcul du PIB. Elles n’interviendraient qu’au bilan, si les États voulaient bien en produire…
Inonder une économie de (fausse) monnaie n’a jamais produit la moindre richesse globale. Sauf pour certains (comme les banques), mais au détriment d’autres agents économiques, qui appartiennent à la sphère de l’économie réelle.
Citoyens de l’UE, voulez-vous sauver la Grèce, demain l’Espagne ou l’Italie, après-demain la France ? Apportez donc à leurs gouvernants votre épargne personnelle !
Sinon, souffrez que je veille sur la mienne…
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La chaîne d’information continue du groupe TF1 réalise un chiffre d’affaires annuel de 42,7 millions d’euros, pour une perte de 5,8 millions.
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Cinéma > Le ministère de la Culture a annoncé avoir débloqué un budget de 150 millions d’euros sur 5 ans, dont 70 millions au titre du « grand emprunt », pour la numérisation et la restauration de 10 000 films actuellement contenus dans les archives du Centre national du cinéma. |
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