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Dévaluer, et restaurer l’équilibre budgétaire


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Trémeau Bernard - mercredi 06 juillet 2011

euro, dette
De cette semaine très riche en événements, il faut retenir celui qui retentira le plus sur notre vie quotidienne : notre président a confirmé qu’il se battrait pour conserver l’euro.

Or, la crise grecque montre sans aucune erreur possible que les moyens choisis par l’Allemagne, la France ou la BCE ne vont pas apporter une solution à la crise, mais au contraire l’aggraver.

Les responsables européens veulent bien aider financièrement la Grèce qui en a un grand besoin. Mais ils exigent d’elle une réduction très rapide de son déficit budgétaire Elle doit avoir un budget en équilibre en 2014. Le Parlement grec a finalement voté ce programme, mais le peuple grec se rend compte du fait que ce retour trop rapide à l’équilibre budgétaire va se solder par une importante réduction de son pouvoir d’achat. Les troubles sociaux vont finalement augmenter en Grèce.

Les dirigeants des pays européens font deux graves erreurs économiques :

– Ils ignorent superbement que la même parité fixe lie entre elles les différentes monnaies européennes depuis 1999, alors que l’inflation par les coûts est différente dans chaque pays.
– Ils vivent au-dessus de leurs moyens et empruntent sans hésiter beaucoup d’argent pour le distribuer à leurs électeurs.

La parité fixe :

Depuis 1945, une parité fixe a pratiquement toujours lié entre elles les monnaies des pays européens. Comme l’inflation par les coûts a toujours été plus importante en France qu’en Allemagne, une dévaluation tous les trois ans permettait aux entreprises françaises de retrouver leur compétitivité. Plus de vingt dévaluations ont ainsi été effectuées en­tre 1946 et 1999.

En juillet 1968, le général De Gaulle ne voulait pas dévaluer le franc. Une dévaluation du franc lui donnait l’impression que la France s’abaissait. Alors que son Premier ministre Georges Pompidou pensait, à juste titre, qu’une dévaluation était nécessaire. Le 10 juillet 1968, De Gaulle change donc de Premier ministre. Il remplace Georges Pompidou par Maurice Couve de Murville.

Et, en avril 1969, De Gaulle subit un échec au référendum sur la régionalisation. Il démissionne alors et Georges Pom­pidou est élu Président de la République le 15 juin 1969. Il dévalue le franc le 8 août.

Actuellement, la même parité fixe lie le franc et le mark depuis 1999. Nos entreprises sont de moins en moins compétitives. Elles déposent leur bilan ou délocalisent. Le déficit de notre balance commerciale avec les autres pays de l’Europe devient un gouffre qui augmente cha­que mois un peu plus.

Il aurait fallu dévaluer une première fois, déjà, en 2003.

En ne dévaluant pas, mais, pour d’autres raisons, nos responsables font la même erreur que De Gaulle. Ils rendent nos entreprises non compétitives et les salariés de ces entreprises perçoivent parfaitement cette non-compétitivité.
Vouloir conserver l’euro sans mettre en place un système permettant de modifier les parités tous les deux ans nous semble irréaliste…

L’équilibre du budget :

Un État qui dépense plus qu’il ne gagne court à la faillite
, c’est évident. Il fait payer par ses successeurs ses dépenses excédentaires.
Il est donc nécessaire d’abandonner un tel comportement. Et l’équilibre du budget doit être inscrit dans la constitution de tous les pays européens.
Mais ce retour à l’équilibre ne doit pas être trop rapide, car il réduirait alors durement le pouvoir d’achat de la population.

Il semble que, sur ce deuxième point, les responsables européens n’aient pas compris qu’il fallait aller très lentement.
Il est évident que la sortie de l’euro et le retour aux monnaies nationales supprimeraient ces deux graves problèmes. Le marché donnerait aux monnaies leur bonne valeur. Et permettrait aux entreprises de notre pays de retrouver leur compétitivité. Les entreprises installées en Suisse sont parfaitement compétitives dans un marché mondialisé, même si la Suisse est un tout petit pays.

Si l’on veut conserver l’euro, il est nécessaire de mettre en place un système éliminant les inconvénients de la parité fixe. C’est possible. Et un système interdisant aux États de faire des dettes. C’est tout aussi possible…

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En bref
Musées
 Les musées et monuments de Paris ont enregistré 71,6 millions d’entrées en 2010, un chiffre en hausse de 0,6 %. No­tre-Dame reste le monument le plus visité (13,6 millions de visites), devant le Sacré-Cœur (10,5 mil­lions), le Louvre (8,3 mil­lions) et la Tour Eiffel (6,7 millions)…

Chiffres significatifs
ERDF > L’entreprise ERDF (Électricité Réseau Distribu­tion France), filiale d’EDF, emploie 34 000 personnes pour gérer un réseau de plus d’un million de kilomètres de câbles, desservant 34 mil­lions de clients.

Brevet > En 2009, 609 408 élèves de Troisième ont réussi les épreuves du diplôme national du brevet, soit 82,6 % des candidats.

CAC 40 > 42,4 % des actions des sociétés du CAC 40 appartiennent à des particuliers ou à des groupes étrangers !

Primaire > 32 896 personnes étaient inscrites sur les listes d’émargement pour le premier tour de la primaire écologiste.

Avortement > En 2009, 210 000 avortements ont été pratiqués en France métropolitaine.

Environnement > 43 000 Français travaillaient dans le secteur de l’environnement en 2009 et on estime que 10 000 emplois sont créés chaque année dans ce domaine.

TER > Chaque année, les régions françaises versent 4,3 milliards d’euros pour le fonctionnement des trains régionaux.

Exportation > En 2010, les exportations mondiales de marchandises ont at­teint 15 200 milliards de dollars, soit une hausse de 22 % en un an !




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