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Dévaluer sans sortir de l’euro


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Trémeau Bernard - mardi 18 mai 2010

euro
Plusieurs de mes lecteurs me demandent comment on peut « dévaluer » sans sortir de l’euro. Paul Volker, l’ancien patron de la Banque centrale américaine vient de dire : « L’euro a échoué et il est tombé dans un piège qui était manifeste depuis le début. »

Il faut dévaluer, c’est une évidence, le déficit croissant de la balance commerciale associé au chômage le prouve. Et il y a urgence à le faire.
Le 14 mai, la chute de la valeur de l’euro à 1,23 dollar montre que la spéculation repart de plus belle, malgré toutes les énormes mesures prises par les gouvernements européens.

On peut décider d’abandonner « définitivement » l’euro et de revenir aux monnaies nationales.
On doit cependant s’engager à ne pas rétablir les droits de douane pour conserver les avantages du Marché commun et ne pas renouveler l’erreur de Roosevelt en 1929.
On a alors le choix entre deux solutions :

1) Soit on lie les monnaies nationales par une parité fixe, qui détermine leur valeur relative. On revient ainsi à la situation de l’Europe avant l’euro. On pourra dévaluer tous les trois ans.
2) Soit on a recours au libre-échange. Le marché détermine tous les jours la valeur relative des monnaies. C’est la solution la plus logique, adoptée actuellement entre l’euro et le dollar.

On peut aussi décider de conserver l’euro. On a alors le choix entre trois solutions :


1) On peut revenir provisoirement aux monnaies nationales, sans les lier par une parité fixe., Le marché détermine dans ce libre-échange tous les jours leur valeur relative. Dans 6 mois, on remet en marche l’euro, en tenant compte des parités nouvelles déterminées par le marché. C’est malheureusement, sur le plan technique et politique, une opération lourde et difficile à gérer.
2) On peut conserver les parités liant les anciennes monnaies nationales à l’euro, puisque ces parités ont été qualifiées d’« ir­révocables » en 1999 !

Il faut alors mettre en place un système complexe de taxes avec bonus et malus, système géré par les communautés européennes. Pour obtenir par exemple une dévaluation proche de 10 % entre la France et l’Allemagne, les communautés européennes perçoivent une taxe de 5 % sur tous les produits achetés par un consommateur français à une entreprise installée en Allemagne (l’équivalent d’un droit de douane). Et elles donnent une subvention de 5 % à toutes les entreprises allemandes qui vendent un produit allemand à un acheteur français.

Un tel système doit être établi entre les 16 pays européens actuellement liés par l’euro, à des taux variables correspondant aux différentiels d’inflation. Et entre la France et la Grèce, les entreprises françaises toucheront la subvention, tandis les consommateurs grecs paieront la taxe…
Ensuite, une fois la « dévaluation » effectuée, tous les ans, les taux seront révisés en fonction des évolutions des prix dans l’année écoulée. Les « dévaluations » deviendront inutiles.

3) On peut aussi dévaluer en modifiant les parités fixes liant depuis 10 ans les anciennes monnaies à l’euro. Les gouvernements écoutent ce que disent les observateurs et les spéculateurs. Les prix ont par exemple grimpé de 10 % de plus en France qu’en Allemagne.
Les gouvernements de la zone euro se réunissent. La parité liant le mark à l’euro n’est pas modifiée. La parité liant le franc à l’euro est dévaluée de 10 %. Tout ce qu’un Français achètera à un producteur allemand en utilisant sa banque lui coûtera 10 % de plus. Que ce soit en signant un chèque, en donnant un ordre de virement, en utilisant sa carte de crédit ou en payant par Internet.

Cette solution aboutit exactement au même résultat que le retour à l’euro, après un passage temporaire avec les monnaies nationales. Mais sans avoir ses inconvénients.
On peut dévaluer en abandonnant ou en conservant l’euro. C’est un choix politique.

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En bref
Suicide
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Chiffres significatifs
Financement > En 2009, les quelque 430 Boutiques de gestion réparties sur le territoire français ont permis de mobiliser 369 196 428 euros (soit sous forme de prêts bancaires, soit sous forme de financement public) pour 1 790 projets lancés sous leur égide et 14 516 entreprises, déjà existantes, qu’elles ont soutenues au cours de leur développement…

États-Unis > En mars, le nombre d’emplois créés aux États-Unis a atteint 162 000, soit le meilleur résultat depuis 3 ans.

Fémur > En 2007, 77 300 hospitalisations ont eu pour cause une fracture du col du fémur. L’âge moyen des patients était de 83,2 ans pour les femmes et 79,6 ans pour les hommes.

Avortement > En 2007, on a recensé 213 380 avortements en métropole, dont la moitié par voie médicamenteuse.

Internet > 24,4 millions de Français ont déjà acheté en ligne. Soit une croissance de 2 millions sur les 12 derniers mois.

Lycées > Il existe en France 2 313 lycées publics, ou privés sous contrat.

Soutien > Un million d’élèves suivent des cours de soutien en dehors de l’école. En moyenne, ces élèves suivent 40 heures de soutien par an.

CD > En janvier 2010, 6,3 millions de CD audio ont été vendus en France (chiffre en hausse de 4,8 % par rapport à janvier 2009), pour un chiffre d’affaires de 72,7 millions d’euros (chiffre en baisse de 4,7 % par rapport à janvier 2009)…




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