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Discours du Bourget : Hollande "à gauche toute" !


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Rouxel Jean - mercredi 25 janvier 2012

parti-socialiste, 2012
François Hollande tenait, dimanche 22, sa première grande réunion publique de campagne, au Bourget. S’il n’y avait qu’une chose à retenir de son discours, ce serait celle-ci : il va faire campagne à gauche, et non au centre, comme tous les pseudo politologues des médias nous l’annoncent depuis des mois.

Et il faut reconnaître que c’est une bonne stratégie. À vrai dire, faire campagne sur ses idées est même la seule stratégie qui ait une chance d’obtenir des résultats. De ce point de vue, la droite ferait bien de prendre exemple sur Hollande. Il est bien connu qu’il vaut mieux être battu sur ses idées que de gagner sur celles des autres, mais il semble que la « droite parlementaire » se refuse, le plus souvent, à tenir compte de ce bon sens.

Du point de vue idéologique, il est évident que faire campagne sur les idées de l’adversaire ne fait que renforcer ce dernier. Et on peut perdre les élections en faisant avancer ses idées.

Mais, même du point de vue électoral, on ne peut rassembler au-delà de son camp, au deuxième tour, qu’à la condition expresse d’être le représentant d’une forte tendance. Et donc d’avoir massivement rassemblé ses sympathisants au premier tour.

La stratégie de l’équipe Hollande prenant ses distances avec Bayrou me semble donc beaucoup plus efficace – même pour s’allier, éventuellement, avec Bayrou au deuxième tour – que la stratégie de l’équipe Royal qui, en 2007, avait les yeux de Chimène pour le centre.

Ce discours montre que Hollande est bel et bien un homme de gauche. Il est probable qu’à titre personnel, il soit un homme affable et un social-démocrate pondéré.

Mais cela ne change rien à son positionnement politique : il est clairement à gauche, beaucoup plus enclin à l’alliance avec les communistes qu’à la discussion avec la droite.

Au cours de ce discours du Bourget, il a annoncé qu’il serait « le président de la fin des privilèges » (ce qui, pour un nanti du régime, ne manque pas de sel !). Il a pilonné le bilan de Nicolas Sarkozy. Il a dénoncé, avec des accents mitterrandiens, son « véritable adversaire », le « monde de la finance » (dont on sait bien qu’il finança naguère la révolution bolchevique…).

Et ses rivaux de gauche ne s’y sont pas trompés: Chevènement a salué un Hollande « authentique et sincère », « L’Humanité » a applaudi « un discours de gauche, bien loin des eaux tièdes sociales-libérales ». La gauche est en ordre de bataille. Et la droite ?

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RENAULT
 Les héritiers de Louis Renault, qui avaient soumis au Conseil constitutionnel une question prioritaire de constitutionnalité pour contester la validité de la nationalisation de l’entreprise automobile en 1945, ont été déboutés. Ils continuent à penser que l’ordonnance qui a nationalisé Renault était illégale : s’il s’agissait d’une confiscation, elle aurait dû faire l’objet d’une décision de justice ; s’il s’agissait d’une nationalisation, elle aurait dû faire l’objet d’une indemnisation.




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