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Du chômage aux émeutes |
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Trémeau Bernard - mardi 26 octobre 2010
chomage, greves, violences
Quand le chômage dépasse 10 %, l’inquiétude envahit la population. Ceux qui ont un emploi ont peur de le perdre. La population rend alors, à juste titre, les hommes qu’elle a élus responsables du chômage.
Les sondages d’opinion indiquent au jour le jour le niveau du mécontentement. Les médias à la recherche de l’audimat suivent les indications fournies par les sondages. Plus le mécontentement est grand, plus ils prennent le parti des mécontents.
Dans un État totalitaire, le pouvoir en place maintient le pays dans le calme. Il contrôle totalement les médias et les syndicats et il n’hésite pas à utiliser la force.
Dans un pays démocratique, des troubles sociaux apparaissent toujours. Or, 25 % des jeunes sont actuellement au chômage en France.
Le mécontentement s’exprime d’abord par des comportements autorisés par la loi.
L’opposition politique, démocratiquement élue et bien médiatisée, intervient d’abord au Parlement. Elle accuse le pouvoir et marque des points. Les grèves prennent le relais. Grèves peu médiatisées dans une entreprise touchée par le chômage (EADS à Toulouse) ; grèves dans une entreprise assurant un service public (SNCF), donc plus médiatisées ; grèves localisées à un secteur particulier, donc très largement médiatisées (les produits pétroliers et l’essence à la pompe) ; grèves générales enfin (celle de mai 1968 sert de référence).
Les manifestations de rue suivent, encore plus médiatisées. Les responsables syndicaux et politiques d’opposition marchent la main dans la main en tête des défilés. Plus la population est mécontente, plus la manifestation est importante. Gouvernement et oppositions utilisent la guerre des chiffres pour manipuler en leur faveur l’opinion publique.
Puis, apparaissent les comportements interdits par la loi.
Les responsables politiques ou syndicaux adultes les connaissent bien. Ils ont tendance à ne pas les utiliser, car ils savent que la médiatisation de ces comportements pousse le peuple à quitter le parti des opposants pour soutenir le pouvoir en place et lui demander de rétablir l’ordre républicain.
Certains sont encore non-violents. 20 élèves d’un lycée entassent pendant la nuit des poubelles devant la porte de leur établissement. Les milliers d’élèves du lycée ne pourront pas entrer. Des camionneurs transporteurs d’essence décident de rouler à 10 km à l’heure sur une route créant d’immenses embouteillages. D’autres manifestants décident de rendre gratuit l’accès d’une autoroute. Seuls les conducteurs de train se mettent en grève. Etc., etc., etc.
On arrive enfin aux comportements violents, celui des « jeunes », cagoulés bien souvent. Ils cassent les abris des bus, ils cassent les vitrines des magasins, sans forcément voler ce qui s’y trouve. Ils incendient les voitures et des milliers de voitures sont incendiées tous les ans en France.
Ils affrontent enfin les forces de l’ordre. Ils tapent dessus à coup de bâton ; ils jettent des pierres. Mais certains apportent aussi des lance-pierres ou des kalachnikovs pour participer au défilé.
Plus ces violences sont importantes, plus l’opinion change de camp. La révolte des étudiants de mai 1968 a été relayée par une grève générale. Mais les étudiants ont incendié de nombreuses voitures. De Gaulle a lancé le 19 mai 1968 le fameux : « La réforme, oui. La chienlit, non ». Les Champs-Élysées ont été envahis par une foule de manifestants favorables au pouvoir et, en juin 1968, un raz-de-marée de députés gaullistes a submergé l’Assemblée nationale.
Aujourd’hui, répétons-le, 25 % des jeunes Français sont au chômage. Plus la couleur de leur peau est foncée, moins ils trouvent d’emploi, ce qui rend leur chômage encore plus intolérable. La situation française est donc explosive…
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Travail de nuit
En 2008, 15,4 % des salariés français se trouvaient, régulièrement ou occasionnellement, à leur poste de travail entre minuit et 5 heures du matin, soit 2,6 millions de personnes (sans compter 570 000 travailleurs non salariés). Ce chiffre n’était que de 13 % en 1991.
Chiffres significatifs
Obésité > On estime que les salariés américains obèses coûtent chaque année 73,1 milliards de dollars à leurs employeurs ou à la collectivité.
Meurtres > Entre 2000 et 2009, le nombre d’homicides constatés en France a diminué de 35,1 % pour s’établir à 682.
Dépendance > 1,9 million de personnes étaient couvertes par un contrat d’assurance dépendance à la fin du mois de juin (en ne tenant compte que des contrats présentant cette clause d’assurance dépendance en garantie principale). Ce qui représente une hausse de 1,6 % au cours des six premiers mois de l’année 2010.
Trafic > Les 11 100 kilomètres d’autoroute qui sillonnent la France absorbent 23 % du trafic automobile !
Rétention > En 2009, 318 enfants ont été placés avec au moins l’un de leurs parents dans un centre de rétention administrative. C’est presque deux fois plus qu’en 2004 (165).
Notaires > La France compte environ 9 000 notaires et 45 000 salariés dans les offices notariaux.
Alzheimer > Environ 35 millions de personnes sont atteintes de la maladie d’Alzheimer dans le monde. Ce chiffre devrait s’élever à 66 millions en 2030 et à 115 millions en 2050 ! |
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