Betous René - dimanche 06 février 2005
École : faire tomber la forteresse. Tel est le titre du dernier livre de Jacques Bourdu (présenté par SOS Éducation – 5, rue du Cdt Lamy 75011 Paris). Ce petit ouvrage de 96 pages a le grand mérite de poser le vrai problème. Cette forteresse abrite, depuis des décennies, une armée de saboteurs de l’enseignement et de l’éducation de nos enfants.
Le mérite essentiel de ce plaidoyer est d’apporter des solutions simples, dictées par le bon sens et peu coûteuses à mettre en œuvre. Oui, l’école peut encore être sauvée, et sans augmenter les crédits, si l’on applique demain les dix commandements de la réforme proposée par l’auteur :
– Rendre l’école à la nation en la libérant de l’emprise des syndicats.
– Donner aux parents la liberté de choix de l’école de leurs enfants.
– Responsabiliser les parents d’élèves, les professeurs et les chefs d’établissement.
– Fixer des valeurs et des principes d’éducation précis : égalité des chances, enseignement des
valeurs morales, réhabiliter le français et l’histoire, valoriser le mérite et l’effort, permettre les classements, les récompenses et l’émulation.
– Soumettre les écoles aux règles de droit commun en rétablissant la sécurité et la discipline.
– Confier la gestion du personnel des établissements primaires et secondaires aux collectivités locales.
– Créer un examen d’entrée en sixième et des classes de niveau au collège.
– Déléguer l’enseignement professionnel aux collectivités locales, aux organismes professionnels, aux chambres des métiers, aux chambres de commerce et aux entreprises.
– Instaurer la concurrence entre les établissements d’enseignements supérieurs en leur donnant l’autonomie financière et le droit de sélectionner leurs professeurs et leurs élèves.
– Et, surtout, ne pas avoir peur de revenir en arrière quand on a abandonné de bonnes méthodes.
Réforme et réformettes
Jusqu’ici, tous nos ministres de l’Éducation Nationale, soit complices de l’idéologie marxiste, soit impuissants à la combattre, n’ont rien pu faire contre cette forteresse syndicale qui protège une poignée de corporatistes pervers qui, d’année en année, distillent leur venin idéologique à travers les IUFM (voir « Société civile » n° 37 – iFRAP. 5, rue Cadet 75011 Paris) et terrorisent la très grande masse de nos enseignants.
Le pire n’est-il pas que ces « adeptes du non-savoir » aient eu pour prophètes deux éminents professeurs au Collège de France, en la personne de Pierre Bourdieu et de Michel Foucault qui, en déclarant « nous sommes moins grecs que nous le croyons », coupait les racines de notre civilisation…
Ces idées sont devenues le dogme de nos idéologues, pédagogues et autres théoriciens de l’éducation.
Le « cerveau dictatorial » est farouchement gardé par une élite syndicale qui, payée comme « enseignant », passe son temps à détruire l’enseignement afin de produire une masse d’exclus zélateurs de l’égalitarisme.
Que veulent ces terroristes de l’esprit ? Détruire la société, pourrir ses valeurs, couper ses racines et réduire les esprits à la servitude par un abêtissement généralisé. Avec 20 % d’illettrés, auxquels il faut ajouter 20 % d’élèves culturellement handicapés, cela fait déjà un sacré bilan !
Il ne s’agit plus de dégraisser un Mammouth, mais de démanteler une forteresse. Une mobilisation s’impose des parents, et de tous ceux qui veulent sauver nos générations montantes. Il faut faire bloc, en se rappelant le mot du Maréchal de Luxembourg « une citadelle reste imprenable, tant qu’elle est mal attaquée ».
À nous tous de trouver la faille. Il y en a toujours une.
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