Milliere Guy - mercredi 03 mai 2006
Lors d’une conversation avec un ami californien, j’ai employé par inadvertance le mot « écologistes ». « Non, communistes », m’a coupé mon ami. Et il a raison. Il faut toujours utiliser les mots adéquats si nous voulons éviter les pièges qui nous entourent. Ceux qui s’appellent pacifistes doivent être désignés comme ce qu’ils sont : des partisans de la terreur totalitaire. Les altermondialistes sont des partisans du collectivisme…
Les « écologistes » ne sont pas des amis de l’environnement, mais des néo-communistes qui veulent détruire la liberté individuelle, l’esprit d’entreprise ou, plus simplement, ce qui a été le moteur de l’essor de la civilisation occidentale au fil des siècles : la création de richesse.
Tous les économistes dignes de ce nom (je sais, ils sont rares en France) savent que l’avancée infinie vers l’optimum économique implique des gains de productivité, qui impliquent eux-mêmes une diminution des coûts de transaction. Des taxes prohibitives sur les carburants à la création volontaire de l’asphyxie des grandes villes françaises qui, depuis l’expérience Delanoë, s’est répandue partout comme une immense coulée de lave, l’écologisme en ce pays s’est ingénié à augmenter les coûts de transaction.
Leurs confrères gauchistes et socialistes font, en parallèle, eux, leur possible pour anéantir toute perspective de gains de productivité. Les uns et les autres, par médias interposés, disséminent l’intoxication mentale requise pour que les populations acceptent en baissant la tête et ne voient pas qu’on les conduit vers la mort prématurée. L’« aménagement des voies de circulation », comme ils disent, n’est pas fait pour diminuer les embouteillages et la pollution, ni pour épargner le temps de ceux qui subissent les uns et l’autre. Non ! le but de l’« aménagement » susdit est la « pureté de l’air ».
La destruction des gains de productivité par les grèves, la rigidité des contrats de travail, les « avantages acquis », l’hypertrophie de la fonction publique, la réduction du temps de travail et autres inepties débouche sur une croissance quasi nulle, un chômage de masse et des déficits cataclysmiques, mais c’est pour la « qualité de la vie » et la « justice sociale », bien sûr.
Pour bien intoxiquer les esprits, on peut ajouter diverses autres inquiétudes ineptes : on inscrit le « principe de précaution » dans la Constitution. Dès lors qu’il n’y a pas d’expérience sans risque, on devrait sans doute, cela ne saurait tarder, réclamer la fermeture de tous les centres de recherche scientifique du pays. Puisque vivre est une expérience qui, en général, finit par la mort, on devrait éviter à quiconque de subir ce risque : la dénatalité qui touche toute l’Europe montre que nous avançons dans la bonne direction sur ce plan. Même si on parvenait à zéro naissance chez les Européens de souche, il n’est pas du tout certain qu’on atteindrait un même objectif chez les membres des communautés musulmanes, mais rien n’est parfait, n’est-ce pas ?
Partout dans le monde, les progrès de la génétique permettent d’envisager de soigner des maladies autrefois incurables, de créer des plantes poussant dans des conditions impensables voici quelques décennies, mais on a créé en France le sigle OGM en le diabolisant aussitôt. Mission accomplie : les recherches génétiques se mènent pour l’essentiel hors de France !
Au nom d’un réchauffement global pour partie imaginaire, pour partie dû à des causes non humaines, on s’ingénie à créer des entraves supplémentaires au développement en France et en Europe, où on n’avait pas besoin de cela pour glisser dans la spirale du déclin…
On ne parlait plus, depuis une vingtaine d’années, des risques de pénurie de matières premières, mais avec la hausse du prix du baril de pétrole, l’accalmie est terminée. L’alarmisme se vend bien : Yves Cochet l’an dernier, Éric Laurent cette année. La réalité est différente, plus complexe : on ne manque pas de pétrole, il n’y a pas risque de pénurie d’énergie (j’y reviendrai), mais il y a bien longtemps que ce n’est plus en disant la vérité qu’on vend des livres. Il y a de surcroît une matière première surabondante en ce pays : l’imbécillité. Il faut bien écouler les surplus, quitte à mettre en vente des produits défectueux et dangereux pour la santé physique et mentale d’éventuels consommateurs…
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