enseignement du gender
Offre gratuite !
La version papier :
pendant 4 semaines dans
votre boite aux lettres
Cliquez ici
Notre lettre d'infos

Economie : la situation empire !


envoyer cet article à un ami
Imprimer cette page


Voter pour cet article
44 VOTES
1775 LECTURES

Rouxel Jean - mardi 19 août 2008

economie
Les indicateurs économiques de notre pays sont désormais officiellement dans le rouge. Non pas seulement une croissance ralentie, mais bien une croissance négative. Au deuxième trimestre de 2008, le PIB a diminué de 0,3 %, pour la première fois depuis 2002.
Mme Lagarde, incorrigible optimiste, chasse d’un revers de la main le spectre de la récession. Puisqu’il faut non pas un, mais deux trimestres consécutifs de croissance négative, nous serions préservés, à l’en croire, de tout risque de ce côté-là.

Malheureusement pour elle – et surtout pour nous –, la croissance négative du troisième trimestre est plus que vraisemblable. Pour une raison simple : les investissements des entreprises ont chuté dans des proportions importantes au deuxième trimestre (1,5 %).
Or, ce sont les investissements qui créent la richesse, pas la consommation des ménages – dont, pendant des années, les gouvernements se sont félicités de la bonne tenue. Si l’on ne prend pas maintenant les moyens de créer demain de la richesse, comment pourrions-nous raisonnablement imaginer une situation plus favorable demain ?

D’ailleurs, la consommation des ménages elle-même ne se porte pas spécialement bien : elle n’a progressé que de 0,1 % au deuxième trimestre, après une régression de 0,1 % au premier…

En outre, la situation économique mondiale n’a guère de chance de tirer artificiellement l’économie française. L’OCDE envisage d’ores et déjà une année 2009 pire que l’année 2008 : après une croissance de 2,7 % du PIB sur l’ensemble de l’OCDE en 2007, nous devrions chuter à 1,8 % en 2008 et 1,7 % en 2009 (et encore moins pour la zone euro : 1,7 % en 2008 et 1,4 % en 2009).

Ajoutons à cela un doigt d’inflation et un zeste de « tension » sur les matières premières, notamment alimentaires et énergétiques (celles-là mêmes dont on ne peut se passer…), et le cocktail sera complet.

Il faut une mauvaise foi rare pour oser affirmer que la situation n’est pas préoccupante et qu’elle est sous contrôle.
Mais peut-être pourrions-nous rêver un peu ? Et si la crise économique était l’occasion de s’interroger sur l’obésité de la puissance publique ? Et si nos dirigeants politiques en profitaient pour remettre en cause enfin un keynésianisme parfaitement dépassé, qui aggrave singulièrement l’état de l’économie française – pour ne rien dire de l’américaine, qui entraîne les autres dans sa chute…

13 commentaires - Ecrire un commentaire


Recevez gratuitement
la version papier,
pendant 4 semaines !

Cliquez ici

En bref



Plan du site