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Élections partielles : l’échec de l’ouverture à gauche


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Rouxel Jean - mercredi 14 octobre 2009

gauche, ump
Ces dernières semaines, nous avons assisté à plusieurs élections partielles qui, globalement, n’ont pas été satisfaisantes pour la majorité présidentielle.

À Rambouillet, fief de la droite depuis vingt ans, Jean-Frédéric Poisson n’a devancé que de cinq voix la candidate écologiste, après l’élimination au premier tour du candidat socialiste.
Carcassonne et Briançon sont passées à gauche la faveur de nouvelles élections municipales. Corbeil a été sauvé de justesse par la droite (27 voix) après l’invalidation de Serge Dassault et un second tour très serré opposant l’UMP à… un communiste !
Contrairement à ce qu’on pourrait penser à la lecture de ces résultats peu encourageants, ce n’est jamais la gauche qui gagne, mais toujours la droite qui perd.

Soit parce qu’elle est désunie (comme à Carcassonne ou à Briançon). Soit parce qu’elle envoie un message incompréhensible à ses électeurs.
L’élection de Rambouillet ne peut guère recevoir d’autre interprétation que celle-ci. Les électeurs de droite ne se sont pas déplacés pour aller voter Jean-Frédéric Poisson. Et la candidate écologiste a fait un « carton » parce que le président de la République ne cesse de dire que les écolos ont raison !

La taxe carbone est l’exemple-type du message inaudible envoyé à l’électorat de droite. Non seulement, les impôts augmentent en contradiction flagrante avec les promesses de campagne. Mais, en plus, l’UMP donne entièrement raison aux Verts en laissant croire que le catastrophisme délirant à propos de réchauffement climatique serait une réalité.
Et, comme toujours, l’électorat préfère l’original à la copie. Si les Verts ont raison, alors votons Cohn-Bendit d’urgence ! Mais si, comme je le crois, ils ont tort, pourquoi donner à leurs théories un quelconque crédit ?

Le plus grave, c’est que, selon les bruits de couloir que l’on entend dans les salles de presse et au Parlement, Nicolas Sarkozy est ravi de ces résultats ! Motif : les socialistes sont dans les choux (encore plus que l’UMP) !
Ce serait certainement un motif de se réjouir si les socialistes avaient été battus sur leur programme. En réalité, ils sont battus par une majorité présidentielle qui mène une politique plus à gauche qu’eux !
L’ouverture à gauche montre ses limites. L’affaire Mitterrand et la triste figure d’Éric Besson que révèlent les médias risquent d’être payées cher aux prochaines échéances électorales. M. le Président, il serait temps de renouer avec vos électeurs !

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