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Émeutes de Londres et fin de la « mondialisation heureuse »


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Rouxel Jean - mercredi 17 août 2011

violences, immigration
Depuis plusieurs jours, la Grande-Bretagne subit les émeutes les plus graves depuis près de 30 ans.
Ces émeutes sont évidemment difficiles à interpréter. Pourquoi telle arrestation se déroule-t-elle dans le calme et telle autre déclenche-t-elle une insurrection ? La part de hasard dans cette affaire est loin d’être négligeable.

Mais il y a aussi la part de prévisible. Et, là, les politiques sont impardonnables. Que ce soit au Royaume-Uni ou chez nous.
La part de prévisible réside dans ce cocktail détonnant que le quasi totalité des castes dirigeantes occidentales ont mis en place et qui tient au double déséquilibre migratoire et social.

Ce qui est explosif, ce n’est pas tant l’immigration que la création, consécutive à l’immigration de masse, de ghettos ethniques où le chômage atteint des sommets, où le ressentiment contre le pays d’accueil (qui, pourtant, ne séquestre pas ses immigrés, libres de partir quand ils le veulent pour des cieux plus cléments !…) empêche toute forme d’intégration, et où se développent économie souterraine et radicalisation islamique, caïds et barbus…

Tant que l’économie fonctionne bien, cette situation est supportable. À la moindre crise, c’est l’explosion.
Car, tout près de ces ghettos, on trouve des îlots de richesse insolente, habités par une population vieillissante et de moins en moins sûre de ses valeurs (repentance oblige).

L’appel d’air est trop fort.
Cela n’excuse rien, naturellement. Les pillards doivent être châtiés. Mais cela explique partiellement. Et cela indique, surtout, que les émeutes de Londres pourraient bien n’être qu’une répétition générale.
Quand des personnes vivent dans des ghettos insalubres et voient que, tout près, des irres­ponsables ont flambé des mil­liards d’euros, comment la situation n’exploserait-elle pas ?

Ce que signent ces émeutes de Londres, c’est la fin de la « mondialisation heureuse », dont on nous rebattait les oreilles dans les médias bien-pensants.

Non, une société ne peut pas se permettre facilement le luxe du multi-culturalisme. Non, une société ne peut pas se passer d’enracinement. Non, le nomadisme – du prolétariat immigré ou de l’hyper-classe – ne peut pas être un modèle durable. Et, non, nous ne pouvons pas nous passer d’élites dignes de ce nom. Tant que nous n’aurons pas tourné nettement le dos au contre-modèle de la « gouvernance mondialiste », l’intégration sera en panne et les émeutes se multiplieront !

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