Courrier - lundi 15 février 2010
En Israël, la préférence nationale est considérée comme une mesure de salutpublic, au Sénégal on lui a donné le nom de « sénégalisation », en Arabie Saoudite, en Algérie, elle est évidente tant la situation l’impose.
Partout où la récession économique menace les emplois et fragilise le tissu social, elle est une exigence morale. Partout…sauf en Belgique où elle est taboue, diabolisée, réprimée, alors que les Belges l’estiment nécessaire.
Depuis 2004, 10 pays de l’Est ont rejoint l’Union Européenne. Pouvions-nous imaginer un seul instant que des travailleurs baltes, ou bulgares, qui gagnent moins de 8 euros de l’heure restent sagement dans leur pays alors que les traités leurs permettent de venir chez nous et de gagner 2 fois plus en ne travaillant pas ?
Pour sa part, la fédération patronale a enfin reconnu que le bâtiment employait 100 000 polonais au «noir».Rien que des polonais et seulement dans le bâtiment !
Il est grand temps de mettre les choses au point et les délinquants en prison.
Dans la Belgique du duo Leterme - Di Rupo, où près de 800 000 personnes sont privées d’emploi et où plus de 500 000 retraités survivent avec moins de 700 € par mois, la préférence nationale est devenue une urgence économique.
Dans un pays engagé par ses gouvernants successifs sur la voie d’une mondialisation destructrice et gangrené par une discrimination positive, rampante et institutionnalisée, le choix de la préférence nationale s’inscrit dans la logique naturelle qui veut que l’on protège d’abord ceux qui appartiennent à la même communauté.
C’est tout l’esprit du combat à mener contre le Système.
Quand un pays n’est plus à même de fournir du travail à ses enfants, quand il n’est plus capable d’assurer un niveau de vie décent à ses retraités, quand le niveau des prestations sociales baisse, quand la dette publique atteint 33 000 euros par habitant et que, depuis août 2009, elle augmente de 75 millions d’euros par jour, « la préférence nationale est une préférence naturelle ». C’est une question de bon sens !
D’ailleurs on retrouve ce principe dans la Politique Agricole Commune (P.A.C) de l’Union Européenne, PAC mise en place dès 1962, et qui prévoit….la Préférence communautaire (priorité aux produits communautaires et soutien des exportations par des subventions si les prix européens dépassent les prix mondiaux).
Les hurluberlus qui gouvernent notre pays et leurs complices installés dans le savoureux fromage qu’est la Commission Européenne n’ont pas encore totalement analysé les ravages qui sont la conséquence de la guerre économique déclenchée par les pays asiatiques voilà bientôt 30 ans.
C’est consternant et suicidaire !
Pieter KERSTENS
(Belgique)
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