Milliere Guy - dimanche 23 janvier 2005
Depuis la mort d’Arafat, il n’a été question que de cela dans les médias occidentaux : enfin, le « processus de paix » au Proche-Orient va pouvoir se trouver relancé. Une première étape devait être l’élection d’un nouveau « Président de l’Autorité palestinienne », et elle a eu lieu effectivement, le 9 janvier dernier. Elle a été une « élection démocratique », nous a-t-on dit. Et les mêmes mots empoisonnés sont revenus dans le vocabulaire : territoires palestiniens, colons israéliens, activistes du Hamas, etc.
On ne s’étonnera pas si je dis ici que je ne vois strictement rien qui ressemble à l’embryon d’un processus de paix. La violence terroriste a presque disparu parce que les fanatiques enragés ne peuvent plus tuer, sinon aux postes de contrôle (comme ils l’ont fait encore le 13 janvier) : seule la barrière de protection et la vigilance de l’armée israélienne expliquent ce qui n’est, jusqu’à preuve du contraire, qu’un changement tactique dans une guerre qui se poursuit.
On ne s’étonnera pas non plus si je dis que l’élection du 9 janvier me semble aussi démocratique qu’une élection en Pologne au temps de Jaruzelski : plusieurs candidats, mais un seul candidat ayant accès aux « médias palestiniens » et susceptible de faire campagne, le candidat officiel ; des pressions contre toute velléité des électeurs de faire porter leur choix final sur quelqu’un d’autre; la poursuite sur les ondes de la radio-télévision « palestinienne » de la diffusion d’une propagande incitant à la haine et à la violence.
Mahmoud Abbas a été élu dans un contexte qu’aucun « observateur international » honnête n’aurait pu cautionner. Il est le nouveau chef de la clique arafatienne, rien de plus. Hitler est mort, Himmler le remplace. À la différence d’Hitler-Arafat, Himmler-Abbas approuve l’intifada, mais dit qu’elle ne devrait plus passer par l’usage des armes et des explosifs (en se gardant de dire que l’usage des armes et des explosifs est devenu de toute façon bien difficile).
Abbas a aussi, en rencontrant les principaux chefs terroristes « palestiniens », obtenu que ceux-ci décrètent une trêve, ce qui est, pour eux qui sont au chômage forcé, une façon de sauver la face : et ce n’est, de toute façon, pas la première trêve. Quand des actes terroristes surviennent quand même, Abbas les déclare « regrettables et inappropriés » mais très « explicables » : chassez le naturel, acquis à l’université de Moscou et dans la lecture de « Mein Kampf », et il revient au galop.
La réalité est que nous sommes dans une nouvelle phase tactique de la guerre « palestinienne » contre Israël. La violence et le meurtre effrénés ayant échoué, les dirigeants « palestiniens » vont, pendant quelque temps, se présenter comme pacifiques et pleins de bonne volonté tout en exigeant d’Israël des concessions inacceptables. Ils vont utiliser les dirigeants européens pour faire pression sur Israël et sur les États-Unis. Lorsque, comme c’est très vraisemblable, les pressions auront échoué, ils reviendront à une attitude plus fermée, plus hostile, et insisteront sur leur « désespoir », « l’intransigeance criminelle » d’Israël.
La réalité est qu’il faut rester ferme, lucide, vigilant. Israël va devoir tenir bon. La guerre du « processus de paix » reprend tout juste : les « Palestiniens » vont la mener aussi loin et aussi fort que possible, les Européens en général, et le couple franco-allemand en particulier, vont mener cette guerre aux côtés des « Palestiniens », les démocrates et autres crétins islamo-gauchistes aux États-Unis et dans le monde vont leur emboîter le pas.
Le gouvernement Sharon et l’administration Bush vont traverser une nouvelle zone de tempêtes. Sharon et Bush feront front en capitaines courageux.
Il n’y aura de paix au Proche-Orient que lorsqu’une désintoxication mentale sera survenue, lorsqu’on verra ce qu’est la guerre arabe d’agression contre Israël et lorsqu’on verra ce qu’est la clique arafatienne.
Il n’y aura de paix au Proche-Orient que quand le terrorisme aura été vaincu en Irak, quand le monde musulman aura avancé vers la décence, quand cette immense maladie mentale pathogène qu’est l’islamisme aura reflué, quand les populations arabes de Cisjordanie et de Gaza auront été délivrées de l’appareil de répression et de propagande mis en place par la clique arafatienne, quand la clique arafatienne, Abbas compris, aura… rejoint le vide-ordures, quand l’ensemble des Occidentaux auront retrouvé leurs esprits et cessé, par antisémitisme new look, de voir en Israël le juif des États.
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