Courrier - lundi 09 août 2010
Bravo, Monsieur Philippe Zeltner-Héring, pour votre article du n° 752 des « 4 Vérités » : Conséquences de la propagande gaulliste
Il est des légendes qui doivent prendre fin, surtout celles qui ont été construites autour de l’orgueil et du mensonge. Celle du gaullisme fait partie de cette catégorie et n’a que trop duré. Votre analyse des nuisances qu’elle a créées, tant sur le plan national que sur le plan international, est parfaite.
Si vous permettez, je désirerais ajouter mon « petit grain de sel », tout n’ayant pu être écrit sur une seule page. Ce qui suit est extrait de « à l’Ombre des Ylangs-Ylangs », dont je suis l’auteur (éditions Muller) :
« Journal Officiel du 26 mai 1940, page 3936 : État-Major Général de l’Armée. Promotion à titre temporaire pendant la durée de la guerre, ont été promus au Grade de Général de Brigade pour prendre rang le 1er juin 1940 : sept Colonels, dont le cinquième sur la liste est le Colonel d’Infanterie, Breveté d’État-Major, De Gaulle Charles. À noter que (entre autres) le Colonel André Durand, faisant partie de la liste, redeviendra Colonel en 1949. (Annuaire Saint Cyr 1949). »
Si l’on doit passer sous silence les épisodes de Moncornet et Abbeville par respect pour l’Armée française, en revanche, il faut préciser que : « Le général (à titre temporaire) de Gaulle, désigné le 6 juin 1940 par le Président du Conseil, Paul Reynaud, pour prendre le poste de Secrétaire d’État à la Guerre, aurait dû suivre le gouvernement en déroute sur le chemin de Limoges et Bordeaux. Au lieu de cela, il embarque le 16 juin dans l’avion officiel de son officier de liaison britannique, le major Spears, et se retrouve à Londres, à pied d’œuvre pour lancer son appel, devenu, pour les besoins de la cause un grand classique de la résistance. »
Tant que cette pantalonnade durera, il ne pourra être question de rendre justice à celui qui, le 22 juin 1940, a su, par un armistice et non pas une capitulation, grâce à son prestige, stopper le massacre inutile de nos soldats et des civils en débandade sur les routes et préserver un petit coin de France où, sous couvert des Chantiers de jeunesse, une nouvelle Armée se reformait, qui a su, le moment venu, prendre sa place dans la Résistance et les Troupes de la Libération.
Quant à moi, j’ose espérer pouvoir vivre assez vieux pour voir le Maréchal prendre sa place aux Invalides aux côtés de Foch et Lyautey et pouvoir chanter à nouveau « Maréchal, nous voilà ! »
Gilbert Martin
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