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Environnement et énergie : des suggestions |
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Barrucand Pierre - mercredi 14 novembre 2007
ecologie
La dégradation de la Nature par les activités humaines est très ancienne ; il y a plus de 2 000 ans, le Liban souffrait déjà de déforestation. La prise de conscience de ce phénomène dans les temps modernes a commencé aux États-Unis, ce qui a entraîné la création du parc national de Yellowstone en 1872, puis, plus tard, de beaucoup d’autres. Les pays européens n’ont suivi cet exemple que bien plus tard, surtout la France, toujours extrêmement timide sur les problèmes écologiques. Il fallut attendre le président Pompidou, lui-même assez peu sensible à ces sujets, pour que soit créé le ministère de l’Environnement !
Or, il s’agit là de questions sérieuses, voire dramatiques : réchauffement de la planète, dégradation des terres arables par l’agriculture intensive, pollution des eaux… À cela s’ajoute la raréfaction du pétrole et de l’uranium radioactif. Toutes choses obscurcies par les sottes campagnes antinucléaires.
Une des raisons de cette crise a été, tout au long des cinquante dernières années, de multiples et fort coûteux gaspillages. Tout s’est passé comme si on avait adopté les idées de l’économiste J.-B. Say pour qui les ressources naturelles étaient inépuisables. Ces gaspillages sont dus, certes, à l’inconscience des dirigeants, mais aussi à un snobisme qui touche toutes les catégories sociales. Comme celui des voitures puissantes et rapides, symboles de richesse, de force et de virilité. Ou bien, suivant, hélas, un modèle américain, celui de la multiplication de piscines privées, ou de la climatisation des voitures, inutile et dispendieuse.
Le snobisme a souvent entraîné la disparition de techniques efficaces, mais jugées obsolètes. Ainsi, en agriculture, le cheval ! Le tracteur, coûteux, fragile, polluant, parut la solution de beaucoup de problèmes. Et devint signe de richesse et de modernité. Or, les paysans sont devenus très sensibles à celle-ci, contrairement aux « gens des villes » souvent nostalgiques du « bon vieux temps ». Au Québec, j’ai visité une ferme qui, en France, paraîtrait idéale, presque un modèle inaccessible. Aucun tracteur, seulement des chevaux ! Bien sûr, dans certains cas le tracteur est indispensable, par exemple quand on refuse tout animal de ferme, tout élevage, activité récente et non traditionnelle.
Encore qu’on voie aussi se développer une « agriculture sans labour » qui semble prometteuse. En tout cas, pour qui possède quelques vaches, le coût de l’entretien d’un cheval est insignifiant. Convient-il même de revenir à la traction bovine ? Une méthode vieille de dix mille ans, apparue dès la naissance de l’élevage ! La question mérite d’être posée, mais pas aux maniaques de l’industrialisation. Les vaches devenues stériles pourraient aussi être utilisées avant d’être « réformées ».
Dans un domaine différent, quand apparut la navigation transatlantique par bateaux à vapeur, les navires à voile, dits clippers, rivalisaient avec eux pour la vitesse et le confort. Certes, il serait absurde de revenir à la marine à voile. Mais on peut envisager des bateaux mixtes utilisant le moteur pour certaines manœuvres ou par mer trop calme, et la formidable énergie des vents quand il y en a. La chose serait déjà utilisée, ou, en tout cas étudiée, au Japon et en Russie.
Georges Claude (1870-1960) fut un remarquable inventeur, à la manière d’Edison. Il eut l’idée d’utiliser l’énorme énergie engendrée par les échanges entre eaux chaudes et eaux froides, superficielles et profondes, ce qui suppose des équipements lourds et complexes. L’expérience fut tentée sur les cotes du Gabon peu avant la guerre 1939-1945. La technologie d’alors était insuffisante, les mouvements marins trop puissants et les installations se brisèrent. Pendant la guerre, Claude tomba dans une collaboration forcenée et extravagante, ce qui contribua à l’oubli de ses idées scientifiques…
Jadis, il n’était peut-être pas possible d’exploiter les gisements pétroliers sous-marins mais aujourd’hui ce sont pratiques courantes. L’idée d’utiliser la force des marées a été réalisée dans l’estuaire de la Rance (après un projet sans suite pour l’Aber Vrac’h). Quoique les résultats aient été intéressants, il s’en est suivi des phénomènes d’envasement fâcheux, mais la technologie était sans doute insuffisamment étudiée et l’idée de G. Claude semble bien différente.
Il est remarquable que le réchauffement climatique soit survenu en même temps qu’une sensibilisation plus grande à la biodiversité, aux problèmes énergétiques et pétroliers.
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Racket
Selon le ministère de l’Intérieur, en dix ans, le nombre d’élèves rackettés a augmenté de 77 %.
Chiffres significatifs
Cumul > 87 % des parlementaires français détiennent plus d’un mandat électoral.
Faillites > En France, les faillites d’entreprises sont en hausse de 8 % sur les douze derniers mois.
Oisiveté > 70 % des juifs orthodoxes et 50 % des femmes de cette communauté, en Israël, ne travaillent pas.
PS > 40 000 des 250 000 militants socialistes ayant adhéré au PS par Internet au tarif spécial provisoire de
20 euros ont disparu depuis la défaite électorale de Ségolène Royal.
Porc > La Chine abrite la moitié de la population porcine mondiale. En 1990, un Chinois en mangeait 20 kg par an contre 39,6 kg aujourd’hui.
Biocarburants > Aux États-Unis, 20 % de la production de maïs est consacrée à la fabrication d’éthanol.
Espionnage > En Grande-Bretagne, plus de 2 000 personnes soupçonnées d’être des agents des services secrets russes sont sous surveillance du MI5, le service de contre-espionnage britannique.
Inflation > En Russie, le prix du pain a augmenté de 20 % cette année.
Nucléaire > Selon un récent rapport de l’AIEA, 2 000 centrifugeuses d’enrichissement de l’uranium sont en activité en Iran, 650 attendent d’être testées. Ahmadinejad dit en avoir
3 000 en fonctionnement : de quoi fabriquer une bombe atomique. |
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