Thieulloy (de) Guillaume - mercredi 23 février 2011
immigration
Le 18 février, le journaliste Éric Zemmour a été condamné en première instance pour ses propos sur les relations entre délinquance et immigration et sur la discrimination.
Les commentaires ont déjà été très nombreux sur cette condamnation. Mais plusieurs points méritent d’être mis en lumière.
Tout d’abord, la condamnation semble, pour ainsi dire, ne pas s’assumer. D’abord, parce qu’elle est une condamnation relativement légère (2 000 euros d’amende) et ensuite, parce qu’il s’agit d’une condamnation avec sursis.
Il faut surtout noter que la condamnation ne porte que sur la « provocation à la discrimination » (Zemmour avait publiquement déclaré qu’une entreprise devait pouvoir « discriminer ») et non sur la diffamation.
Autrement dit, la justice et les associations dites « antiracistes » ne semblent pas pressées de confronter leurs informations et celles de Zemmour sur les liens entre immigration et délinquance.
Enfin, le principal mobile de la condamnation tient à la notoriété du condamné. Ce qui revient à dire que, si Zemmour avait été un parfait inconnu, la justice aurait considéré qu’il n’y avait pas de quoi fouetter un chat…
Bref, sur le fond, en fait de condamnation, il s’agit, non pas simplement d’un acquittement, mais pratiquement des félicitations du jury !
Il reste qu’il y a bien condamnation. Et que c’est gravissime.
Chacun sait que ce dont parlait Zemmour sur les liens entre immigration et délinquance correspond à la réalité, même si cette réalité n’est pas quantifiable faute de statistiques disponibles. Mieux encore : de nombreux « ténors » de l’antiracisme, de Sopo à Boutih, ont, au cours des dernières années, dénoncé la même réalité sans encourir le moindre risque judiciaire. Ce qui revient à dire que nous ne sommes autorisés à dire que deux et deux font quatre qu’à la condition expresse d’avoir montré « patte blanche » (si j’ose dire !), c’est-à-dire après avoir manifesté notre attachement à la cause sacro-sainte de l’antiracisme.
C’est donc le règne de l’arbitraire le plus pur. Cet arbitraire a d’ailleurs une fâcheuse tendance à se répandre et tout un pan de l’appareil législatif semble expressément pensé pour le favoriser. C’est le cas, en particulier, des lois dites « anti-discrimination ». Personne ne peut les respecter entièrement. Mais elles permettent de condamner toute personne qui aurait le malheur de déplaire aux puissants du jour.
Est-il besoin de noter, à propos de cet arbitraire, que le racisme anti-blanc reste parfaitement « autorisé » : c’est-à-dire qu’il est officiellement condamné au même titre que les autres racismes, mais que personne n’est jamais condamné pour racisme anti-blanc, ni pour provocation à la discrimination anti-blanc (n’est-ce pas Mme Lauvergeon ?).
Cependant cette condamnation de Zemmour est sans doute la condamnation de trop. Je remarque en particulier que, pratiquement pour la première fois, un certain nombre de députés et ministres l’ont publiquement critiquée. C’est ainsi que le secrétaire d’État Thierry Mariani a déclaré qu’elle risquait « d’inciter une gauche morale durablement discréditée à imposer un climat permanent de chasse aux sorcières ».
Lorsque l’on peut parler ouvertement de la chasse aux sorcières, celle-ci n’est plus très éloignée de prendre fin. Cette condamnation de Zemmour montre à quel point le « politiquement correct » pèse lourd dans notre pays. Les réactions montrent, quant à elles, que ce « politiquement correct » est de moins en moins bien supporté. Va-t-on enfin assister à un réveil des Français ? Et, si la parole se « libère », va-t-on enfin pouvoir prendre des mesures pour lutter enfin sérieusement contre l’immigration et contre la délinquance ?
21 commentaires - Ecrire un commentaire
|