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Éva Joly gagne la première primaire pour 2012


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Rouxel Jean - mercredi 20 juillet 2011

2012
Le 12 juillet, Éva Joly a été désignée par les militants d’Europe Écologie Les Verts comme candidate pour la présidentielle de 2012. Elle a remporté assez largement la primaire qui l’opposait au présentateur Nicolas Hulot : 58,16 % contre 41,34 %, avec une participation de 69,49 % (il y avait 32 896 inscrits).

Cette élection confirme ce que l’on savait déjà sur les Verts. Sous ses atours « branché » et « ouvert », ce parti est, en réalité, extraordinairement fermé, presque sectaire. Et, par ailleurs, l’écologie est pour lui un prétexte et un camouflage pour la subversion. Si, vraiment, les Verts avaient cherché dans cette campagne une occasion de faire progresser les thèmes écologistes, il est évident que Nicolas Hulot, moins fanatique, plus habitué à communiquer, aurait été bien plus efficace pour convaincre l’opinion publique…

Tout cela serait sans grande conséquence si les Verts ne pe­saient de tout leur poids – idéologique, bien plus qu’électoral, car, électoralement, ils ne représentent pas grand-chose, surtout au scrutin majoritaire – sur la coalition de gauche.
Le Parti socialiste sera donc largement influencé par cette égérie gauchiste (la rumeur a même prétendu qu’Éva Joly avait été trotskiste, mais elle a démenti…).

En tout cas, la candidate n’a pas traîné pour montrer qui elle était. Deux jours plus tard, elle proposait d’en finir avec le défilé du 14 juillet qui ne correspond pas « aux valeurs que nous portons ».

On peut certes remarquer que ce défilé est une « tradition » récente, puisqu’il date de la IIIe Ré­publique. On peut aussi douter qu’il soit impératif de fêter la Fête de la Fédération commémorant elle-même la prise de la Bastille (pendant laquelle des hordes de voyous ont assassiné quelques serviteurs de l’État pour libérer une poignée de psychopathes et de bons à rien).

Mais ce n’est pas de cela que parle Mme Joly. Elle ne remet nullement en cause la fête elle-même, mais le fait que l’armée française y soit associée. C’est donc de l’anti-militarisme le plus primaire, bien dans la « tradition » des post-soixantehuitards qui peuplent son parti.
J’ajoute que je trouve de mauvais goût qu’une Française de « fraîche date » (Mme Joly n’est devenue française qu’avec son mariage, en 1967, et elle a toujours la nationalité norvégienne) vienne nous donner des leçons.

Pour avoir rappelé ces points élémentaires, François Fillon s’est fait huer par la gauche tout en­tière, à commencer par Martine Aubry. Cela suffit à juger de ce que serait une victoire de la « gauche plurielle » en 2012 !

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