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Expulsion des immigrés criminels : vive la Suisse


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Rouxel Jean - mercredi 08 décembre 2010

immigration
Après le vote sur les minarets, la Suisse vient de refaire parler d’elle – et tout spécialement de l’UDC d’Oskar Freysinger – avec le vote, le 28 novembre dernier, d’un nouveau référendum d’initiative populaire prévoyant le renvoi dans leur pays d’origine des étrangers auteurs de crimes et de délits.

Tout d’abord, notons que la Suisse est une vraie démocratie – à la différence de beaucoup de démocraties formelles qui empêchent le peuple de s’exprimer, voire qui mènent des politiques expressément contraires au vœu du peuple (songeons à la trahison du référendum sur le Traité constitutionnel européen).

En Suisse, les citoyens peuvent réclamer un référendum. Et, lorsque le résultat est connu, même s’il déplaît aux « élites », il est appliqué. Notre classe politico-médiatique aurait bien des leçons à prendre de ce petit pays

Mais, naturellement, pour nous Français, le plus important réside dans les réactions de ce côté des Alpes.

Je note en premier lieu que les réactions ont été beaucoup moins hostiles que les réactions à la votation sur les minarets. Tout se passe comme si, progressivement, s’imposait l’idée que l’on ne peut pas tout accepter les bras ballants.
Mais, je note aussi pas mal de réactions assez ahurissantes.

L’ONU a tenu à rappeler le droit international relatif à la non-ex­pulsion des étrangers qui se­raient menacés dans leur pays d’origine. De la même façon, le député UMP Étienne Pinte, fa­rouche opposant à la prétendue « double peine » (dont il obtint naguère l’abrogation, avec la complicité active de Nicolas Sarkozy, alors ministre de l’In­térieur…), mentionne les « drames humains » entraînés par l’expulsion d’un père de famille.

Mais de qui se moque-t-on ? Il n’est pas question ici d’un paisible père de famille venu travailler pour nourrir ses enfants. Il est question d’un homme qui a trahi les devoirs de l’hospitalité en violant les lois du pays qui l’avait accueilli.

Personne n’est tenu, que je sache, d’être criminel. Il faut en finir avec ce discours pseudo-humanitaire et remettre les choses en perspective.

Le premier devoir d’un État, ce n’est pas d’accueillir les étrangers ; c’est de protéger ses ressortissants.
Et le premier devoir d’un étranger, c’est d’agir conformément aux lois du pays d’accueil.

La votation suisse rappelle simplement ces points qui devraient être des évidences. Non les étrangers délinquants n’ont rien à faire chez nous !

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