Offre gratuite !
La version papier :
pendant 4 semaines dans
votre boite aux lettres
Cliquez ici
Notre lettre d'infos

Face aux crises il n’est plus possible de masquer les réalités économiques et géopolitiques


envoyer cet article à un ami
Imprimer cette page


Voter pour cet article
8 VOTES
441 LECTURES

de Beaufort Hubert - samedi 26 novembre 2011

dette, allemagne
Les alertes sur l’état de la France se multiplient : le nouveau plan de rigueur, la fausse décision de l’agence de notation Moody’s dégradant notre note AAA, le doublement du coût de nos emprunts par rapport à l’Allemagne, la campagne présidentielle qui donne la priorité à la démagogie et aux compétitions de personne.

Nous avions prévenu : le tocsin se met à sonner. Comment la géopolitique peut-elle objectivement analyser la situation ? Nous avons un détonateur, la Grèce et un explosif, la dette des Etats. Or cette dette ne recouvre pas la même situation selon les pays.

Si l’Allemagne présente une dette sensiblement équivalente à celle de la France, Berlin bénéficie de plusieurs avantages majeurs par rapport à la France. Rappelons trois données macroéconomiques de notre grand voisin que nous avons évoquées à plusieurs reprises :

  1. Une balance commerciale allemande annuelle très positive de plus de 100 milliards d’euro alors que notre balance est déficitaire de plus de 50 milliards d’euro.

  1. Des dépenses d’Etat s’élevant à 48 % du PIB contre 56 % en France. Huit points de PIB et 160 milliards d’euro de dépenses que n’expliquent, ni les différences de statut social, ni les différences de richesse économique individuelle.

  1. Un budget outre Rhin équilibré, alors que le nôtre reste déficitaire de 5 % du PIB.

L’Allemagne veut baisser les impôts

Devant un tel bilan, il est clair que les notes AAA de l’Allemagne et de la France recouvrent des situations différentes : nous avons un bon élève et un élève suspecté par les agences de notation. Pourquoi ? Un début d’explication est donné par certaines données macroéconomiques :

    • Deux millions de fausses cartes d’identité qui entraînent 20 milliards de fraudes sociales.

    • Les 35 heures dont le coût, estimé par Alexis Brézet, est de 18 milliards d’euro, coût auquel s’ajoute une formation professionnelle de 30 milliards d’euro et des avantages retraite spécifiques de 20 milliards.

Même en retenant ces chiffres, nous sommes encore loin d’expliquer la différence de 160 milliards d’euro de dépenses entre les deux pays. Ce serait pourtant une priorité et une exigence nationale de comprendre d’où proviennent ces 160 milliards qui marginalisent le coût des fameuses niches fiscales. Pour combler ce trou, les politiques proposées visent dans la même direction : les augmentations de taxes et d’impôts, alors que la France avec son taux de 45 % de prélèvements se situe à cinq points de PIB au dessus de la moyenne européenne.

La France ayant déjà perdu la moitié de son industrie en 25 ans, toujours plus d’impôts ne peut qu’accélérer les délocalisations des entreprises, des talents et des capitaux. Sur le plan politique, les politiques ne peuvent à la fois autoriser une fraude massive sur les identités nationales et vouloir instituer une pression fiscale chaque jour plus oppressante. N’oublions pas que l’Allemagne veut baisser les impôts et que l’Angleterre lance une réduction prioritaire des dépenses.

Les bons exemples existent : suivons les en évitant les pharisiens avec leurs mirages et leur fausse morale, car l’enfer reste pavé de bonnes intentions. Au niveau géopolitique, retrouvons la lucidité d’un gaullisme, toujours considéré par la majorité des Français comme la meilleure des références.


2 commentaires - Ecrire un commentaire


Recevez gratuitement
la version papier,
pendant 4 semaines !

Cliquez ici

En bref



Plan du site