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Fallait-il commémorer le 17 octobre 1961 ?


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Sadot Philippe - mercredi 26 octobre 2011

algerie
Les primaires socialistes du 16 octobre dernier ont donné la victoire au député de Corrèze Fran­çois Hollande. C’est donc lui qui représentera, en théorie, le Parti Socialiste (PS) aux élections présidentielles de l’année prochaine.

Or, sa première visite « officielle » de candidat de gauche fut, le lendemain matin, de se rendre au Pont de Clichy à Paris, afin d’honorer de son auguste personne les morts de la répression policière du 17 octobre 1961 !
En tant que simple citoyen français, cette visite me choque à plus d’un titre.

Il faut d’abord rappeler que cet événement est aussi le fait du Front de Libération Nationale (FLN), organisation rebelle à la France désirant l’indépendance des départements algériens.
Composé d’Arabes et d’Euro­péens, pratiquant attentats meurtriers et massacres contre leurs opposants de toutes confessions, aussi bien en Algérie qu’en métropole, le FLN pratiquait aussi un racket afin de récolter l’« impôt révolutionnaire » au­près des populations immigrées arabes installées sur le continent.

Après une vague d’attentats FLN contre les forces de l’ordre à Paris, les autorités décident d’instaurer un couvre-feu après 20 heures pour les Français musulmans de souche algérienne (FMSA). Afin de protester, le FLN rameute ses fidèles et autres « sympathisants » forcés de marcher sur la capitale, afin de provoquer un clash…

S’ensuivent donc des heurts qui font entre 3 morts (chiffre officiel) et plusieurs dizaines parmi les manifestants.
La plupart de nos médias ont traité ce sujet sans mettre en relief le caractère criminel du FLN, mais, bien au contraire, en invoquant la brutalité policière face à de pauvres manifestants, femmes et enfants, pourvus des plus louables intentions.
Or, tout bon journaliste ou historien doit savoir que le FLN, lors des manifestations, positionnait en tête les plus fragiles, afin de mettre en porte-à-faux les forces de sécurité (pratiques toujours pratiquées par les Arabes face aux forces israéliennes), et donc admettait la perte de ces « innocents »…

Certains historiens bien-pensants se félicitent que cet événement soit enfin dans certains manuels scolaires, afin que la France accepte enfin pleinement son passé… Mais aucun de ces messieurs ne s’offusque que la fusillade de la Rue d’Isly en mars 1962, qui fit plus de 80 morts parmi les Algérois sous les coups de feu de militaires français, ne figure, elle, sur aucun manuel ! Il est vrai que ces morts sont des pieds-noirs, suppôts de l’OAS, et donc…

Lorsque certains connaisseurs de la question tentaient d’expliquer le 17 octobre 1961, ils attribuaient la responsabilité au Pré­fet de Police, Maurice Papon, fonctionnaire sous Vichy, donc « tortionnaire » d’office. Les plus téméraires osaient mettre en cause le ministre de l’Intérieur et le Premier ministre, Roger Frey et Michel Debré. Mais aucun n’a mentionné le chef de l’État de l’époque, le Général de Gaulle, « icône » encore intouchable. Or, il me paraît inconcevable que le futur « père » de l’indépendance algérienne et co-responsable de massacres de plusieurs milliers d’Européens d’Algérie et de Harkis, n’ait aucunement été mis au courant des ordres donnés.

Enfin, François Hollande a osé rendre hommage à ces victimes, en passant donc sous silence que le FLN était l’ennemi des autorités légales françaises de l’époque, et que ce 17 octobre est célébré et chômé en Algérie comme une victoire face à la France génocidaire.
Ce geste électoral tend à réunir les voix des populations immigrées.

En tant que potentiel chef d’État, et donc rassembleur de tous les Français, M. Hollande, je vous suggère de faire le même geste le 26 mars prochain pour le 50e anniversaire de la fusillade de la Rue d’Isly et de suggérer à votre camarade Bertrand Delanoë, qui vient d’ériger une stèle à la mémoire des victimes civiles de l’OAS, d’en dresser une autre, à la mémoire des victimes du FLN !

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