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Faut-il sortir de l’UNESCO ?


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Lévy Gabriel - lundi 14 novembre 2011


Telle est la question que pose M. Michel de Poncins (Tocqueville magazine). Sa question fait écho à notre refrain : « il faut quitter l’ONU », lui-même lointain écho de « carthago delenda est ».

Comme pour la plupart des organisations internationales, l’argent des contribuables français sert à alimenter le budget d’un « dinosaure où les salaires et avantages immenses des 175 directeurs et 1000 consultants comptent pour une large part comme dans tout organisme international ». Péché originel de ces organisations, déjà dénoncé – par un collectif africain –sous la présidence de M. Frédéric Mayor : « Les États se contentent de meubler et de truffer les différents services de l'organisation d'éléments qui n'ont d'autres qualifications que celle des liens de parenté qui les attachent aux dirigeants ou ministres des gouvernements qui les affectent ».

Des fadaises traitées, telle que la gastronomie française (le Cri du Contribuable du 30/11/2010), pouvaient être supportées par un monde riche, mais plus aujourd’hui, et les dérives idéologiques (permanentes dans toutes les organisations de l’ONU) sont si peu acceptables qu’elles avaient déjà provoqué en 1984 le départ des Etats-Unis, suivis par la Grande Bretagne.

Aujourd’hui, pour des raisons semblables, mais non perçues par la France qui vient de se réjouir d’agrandir le cercle des « consommateurs », le budget de l’Unesco sera amputé de 22 %, la part des Etats-Unis, ce qui conduit le « machin » à interrompre jusqu’à la fin de l’année ses activités.

Or, la France participe à 14 % de ce budget, mais selon M. de Poncins, « c’est le haut de l’iceberg. Il faut ajouter, en plus du ministère de la culture, le jeu de toutes les administrations innombrables qui traitent avec l'organisme ».

La contribution n’est pas négligeable pour un pays considéré « en faillite » par son premier ministre dès 2007. Quatorze pour cent sont versés par nous, contribuables français, à un organisme qui compte 194 autres pays, cette proportion ne parait pas « disproportionnée » à notre président. Mais ni lui, ni le ministre des affaires étrangères, pour lequel l’échange de 1 contre 1000 est un « marché équilibré », n’ont le sens des proportions !

La question de M. de Poncins est en effet pertinente dans une France aux abois.


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