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Fiscalité, inflation et chômage |
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Trémeau Bernard - vendredi 26 janvier 2007
economie, fiscalite
Dans un Marché ouvert comme l’est celui de la France aujourd’hui, chacune de ces catégories retentit différemment sur l’inflation et sur le chômage.
L’imposition des entreprises (taxes, charges sociales, ou SMIC) est doublement inflationniste. Immédiatement, en augmentant les prix de revient. Secondairement, en retirant aux entreprises les moyens financiers dont elles ont besoin pour investir et innover. Elle s’oppose ainsi aux progrès de productivité, qui seuls autorisent des augmentations de pouvoir d’achat.
De plus, les entreprises françaises sont de moins en moins compétitives. La balance commerciale se creuse et l‘activité économique quitte la France. Le chômage submerge le pays.
Il existerait actuellement plus de 60 façons d’imposer les entreprises. Faut-il les conserver ?
L’imposition du capital (type ISF, droits de succession ou taxes foncières) présentait peu d’inconvénients dans une économie uniquement nationale, avec contrôle des changes. Elle présente par contre des inconvénients majeurs dans une économie mondialisée, où des milliards d’euros peuvent instantanément quitter la France. Elle pousse déjà ceux qui possèdent des capitaux à aller vivre sous des cieux meilleurs. Tous les jours, un riche Français quitte le pays pour aller vivre fiscalement en Suisse ou en Belgique. Quand Johnny Hallyday va dépenser en Suisse l’argent que lui ont donné les Français, il crée plus d’activité économique en Suisse, mais il augmente le chômage en France. Tout propriétaire de PME qui veut éviter que ses enfants ne soient obligés de la vendre pour payer les droits de succession, délocalise fiscalement en Belgique. Enfin, ce qui est bien plus grave, l’imposition du capital pousse les possesseurs de capitaux à investir dans les pays où le capital est moins imposé.
Dans un Marché ouvert, l’imposition du capital chasse le capital dont les entreprises ont besoin pour augmenter leur productivité. L’économie stagne et tout le monde reste pauvre. La constitution allemande a interdit l’ISF.
L’imposition progressive des revenus pousse ceux qui ont de gros revenus à aller travailler hors de France. Pratiquement tous nos champions sportifs ont un domicile fiscal à l’étranger. Mais actuellement, un million de jeunes Français, diplômés et dynamiques, ont quitté le pays pour aller travailler en Angleterre, au Canada ou aux USA. Ce sont eux qui inventent, innovent et font progresser notre pouvoir d’achat. Leur départ nous maintient dans la pauvreté.
L’imposition proportionnelle des revenus (type CSG) réduit la demande sans modifier l’offre. Elle réduit la consommation. Mais elle réduit en priorité l’argent que chacun de nous pourrait économiser, donc investir pour augmenter l’offre. L’imposition proportionnelle des revenus réduit donc et la demande et les capacités d’investissements. Elle semble neutre vis-à-vis de l’inflation.
L’imposition de la consommation (type TVA) a immédiatement un effet inflationniste. Une augmentation de 3 % de la TVA allemande va pousser les prix allemands à grimper de 3 %. Mais l’augmentation de la TVA réduit la demande alors que l’offre reste la même. On consomme moins, on économise plus. Les prix baissent dans un deuxième temps. La TVA est l’impôt le moins inflationniste.
Finalement, c’est l’imposition de la consommation qui semble le meilleur impôt possible, suivi de près par l’impôt proportionnel sur le revenu. Par contre l’imposition progressive des revenus, et l’imposition du capital chassent du pays hommes et capitaux dont on a besoin pour investir. L’imposition des entreprises dans un marché mondialisé apparaît comme une grave erreur. .................
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Enthousiasme
L’engagement des militants de l’UMP en faveur de Nicolas Sarkozy s’est traduit par des dons d’un montant de 7,4 millions d’euros en 2006, contre 5,5 en 2005.
Chiffres signicatifs
Natalité > Le professeur Gérard-François Dumont, directeur de Population et Avenir, conteste l’affirmation de l’Insee selon laquelle les Françaises, inversant la tendance à la baisse, battent les records européens de fécondité, avec 2 enfants par femme. En réalité, la fécondité des Françaises, y compris celles d’origines immigrées, est de 1,8 enfant. Le chiffre de 2 s’obtient grâce à l’apport des femmes maghrébines (3,25 enfants), africaines (4,07), turques (3,35), asiatiques (2,83) : 50 % de l’accroissement de la fécondité en France est dû à l’immigration.
Impôts > Le Syndicat national unifié des impôts, estime entre 300 000 et 500 000 le nombre des personnes concernées par la proposition de François Hollande de fixer à 4 000 euros net mensuels le seuil au-dessus duquel les réductions d’impôts accordées depuis 2002 seraient supprimées.
Escalade > En Seine-Saint-Denis, 69 % des auteurs de vols avec violence interpellés en 2006 étaient mineurs, contre 52 % en 2004.
Niqab á Un tiers des Britanniques sont pour l’interdiction du niqab (voile quasi intégral) dans les lieux publics.
Gaza á Depuis août 2004, Reporters Sans Frontières a recensé, à Gaza, une dizaine d’enlèvements de journalistes étrangers tous relâchés. Les Palestiniens veulent décourager les médias étrangers, pour que les leurs aient un monopole. |
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