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Football et violences : Quand le drapeau algérien remplace en France le drapeau français


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Menou Pierre - dimanche 29 novembre 2009

football
Revue de presse - suite

Dans Valeurs Actuelles du 26 novembre, Fabrice Madouas revient sur les violences qui ont suivi, en France – en tout cas sur le territoire qu’il reste convenu de qualifier de français –, la rencontre entre l’Algérie et l’Egypte.

« Plus de 150 personnes ont été interpellées le 18 novembre après le second match, qui se déroulait au Soudan (217 sur les deux rencontres). Selon Europe 1, le total des voitures incendiées dans la nuit s’établirait à 330 : c’est l’équivalent d’un 14 Juillet », écrit le journaliste, qui cite le quotidien L’Equipe : « A Paris, Argenteuil, Marseille, Lyon, Grenoble, Saint-Étienne, Valence, Montbéliard, Strasbourg, Toulouse, Lille, Douai, Maubeuge, la violence a terni la fête ».

Fabrice Madouas mentionne également des extraits du communiqué publié le 19 novembre par le député du Rhône Philippe Meunier : « Des drapeaux français d’un monument aux morts arrachés puis brûlés dans une ville du Rhône, des policiers blessés, des voitures incendiées, des magasins et des bus caillassés par des supporters de l’équipe nationale d’Algérie dans les différentes villes du département du Rhône et de France : assez ! Nous ne tolérerons plus de telles violences et agressions sur notre territoire pour des matchs de foot, de surcroît joués à l’étranger par des équipes étrangères.»

A Toulouse, par exemple, signale le journaliste de Valeurs Actuelles en se référant à La Dépêche de Toulouse, des supporters algériens sont allés « arracher » le drapeau français de la façade du Capitole pour le remplacer par celui de l’Algérie. Un acte très symbolique de l’état d’esprit de ces jeunes Français de papier, que l’adjoint à la diversité, Jean-Paul Makengo, tente de minimiser en parlant d’une « bêtise ».

Si la main de Thierry Henry avait été commise contre l’Algérie…

À Valence, « une patrouille de la Bac [brigade anticriminalité] a été prise à partie et a essuyé un tir d’arme à feu. Probablement du 9 millimètres…, écrit le Dauphiné libéré. La balle a ricoché sur le capot de la voiture et a traversé le pare-brise. L’un des policiers a reçu un éclat de verre dans l’oeil. » Ces violences, selon Fabrice Madouas, «  ne seraient pas liées au match, mais d’autres incidents se sont déroulés dans le centre-ville à la fin de la partie. »

A Vénissieux, selon le maire, Michèle Picard, « on a échappé au pire » et le Progrès de Lyon parle, pour l’ensemble du département du Rhône, d’« un bilan très lourd mais qui est resté miraculeusement matériel ».

« Une vingtaine de parlementaires a cosigné le texte de Philippe Meunier qui a profité, mardi, des questions au gouvernement pour demander au ministre de l’Intérieur, Brice Hortefeux, des précisions sur le montant des dégâts commis après ces deux rencontres (et le report du classico OM-PSG, le 25 octobre), bien plus importants que ne le laisse penser la lecture de la presse nationale », ajoute Fabrice Madouas.

Toujours dans Valeurs Actuelles, François d’Orcival tire en éditorial la leçon de ces événements : « En plein débat sur l’identité française, sur la personnalité nationale, écrit-il, ce mouvement soudain d’une communauté qui se dresse, provocante, comme un seul homme, est un rappel dérangeant mais utile : la plupart de ces porteurs de drapeaux algériens, quand les blessures du passé ne sont pas cicatrisées, sont de nationalité française. Voilà de quoi, eux, sont fiers : d’une victoire algérienne, quand notre équipe nationale triche pour gagner et que l’on vous dit (dans le Monde – en plus – du 11 novembre) que la Marseillaise ne devrait plus être chantée à cause de ses « accents guerriers et xénophobes »… Imaginons que le match du Stade de France n’ait pas opposé les Bleus aux Irlandais, mais aux Algériens. De deux choses l’une : ou bien le capitaine ne “contrôlait”pas la balle de la main, ou bien le match se poursuivait dans la rue… »

Pierre Menou

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