Lambert Christian - mardi 01 février 2011
2012, immigration, fiscalite
Il est facile d’imaginer ce qu’il faudrait faire pour que notre pays devienne une nation forte et considérée : éteindre la dette, c’est-à-dire ne plus dépendre des prêteurs arabes, chinois et anglo-saxons, à qui nous empruntons chaque semaine, éviter ainsi de perdre 50 milliards d’intérêts par an en attendant la cessation de paiement ;
faire en sorte que le budget de la Sécurité sociale soit en équilibre, et non pas en déficit de 30 milliards d’euros, car elle soigne toute la misère du monde ; retrouver une croissance significative de manière à réduire le chômage – 4,3 millions de chômeurs, chiffre officiel, et 24 % des jeunes ;
mettre fin à l’immigration de peuplement en diminuant très fortement les visas délivrés aux pays d’émigration que l’on connaît bien ; pratiquer le regroupement familial dans le sens nord-sud, en d’autres termes, prier quelque 3 millions d’étrangers de bien vouloir retourner chez eux ;
mettre fin à la double nationalité qui consiste à distribuer la nationalité française notamment aux Africains et Moyen-Orientaux qui trouvent là un excellent placement financier au détriment des Français ; supprimer le « droit du sol » qui fait, par exemple, que tous les Comoriens nés à Mayotte sont français ;
diminuer le poids écrasant de la fiscalité actuellement la plus lourde du monde, en faisant passer tous les prélèvements obligatoires à 30 % au maximum et non pas à 50, voire à 100 %, comme maintenant (il suffirait pour cela de diminuer légèrement la générosité de l’État-Providence) ; faire en sorte que la sécurité soit rétablie sur l’ensemble du territoire par l’instauration de tribunaux présidés par des membres de la société civile et militaire, en particulier dans les départements peuplés de populations étrangères qui ne vivent que d’allocations ; réaffirmer les racines chrétiennes de la civilisation française ; sortir enfin, comme l’écrit fort bien M. Serge Douplitzky (n° 775) d’une « culture gauchiste collectiviste du moindre effort » et de la mentalité délétère de la lutte des classes que mènent les syndicats.
Facile à dire !
Malheureusement, en réalité, il ne se passera rien de ce que je viens d’énumérer, rien. La dette augmentera, l’immigration augmentera, le chômage ne diminuera pas, l’insécurité continuera à enfler partout, comme les impôts.
Pourquoi ? Parce que la gouvernance française ne changera pas. Avec le même personnel, la même politique, on aura le même bilan. Imaginons qu’à la prochaine élection présidentielle, on ait 29 % pour Sarkozy, 25 % pour le ou la socialiste, et 18 % pour le Front national, une bonne partie des électeurs du FN voteront au 2e tour pour Sarkozy qui sera réélu comme en 2007 grâce à leurs voix. « Entre deux maux, choisissons le moindre », penseront dans l’isoloir les sympathisants FN. Autre scénario, le ou la socialiste à 28 %, le FN à 16 % et Sarkozy à 15 %, l’UMP demandera, comme elle l’a toujours fait, à ses électeurs de voter pour le socialiste et de tout faire pour battre la droite nationale. Le socialiste sera élu grâce à l’UMP, comme Mitterrand l’a été en 1981 grâce à Chirac. C’est ce que certains appellent la « trahison permanente ».
Tout se passera comme avant. Pas très bien avec Sarkozy et très mal avec les socialo-communistes. Tous les autres « présidentiables » qui amusent la galerie, Bayrou, Villepin, les centristes, les verts, les extrêmes, etc., recevront un prix de consolation : 6 % au premier tour à l’un, 5 % à l’autre, ce qui les encouragera à continuer à discourir.
Voilà ce qu’enseigne la réflexion conjoncturelle sur le court et le moyen termes. Mais on peut aussi se livrer à la réflexion historique sur le long terme. Cette démarche intellectuelle conduit à se rappeler qu’en moins de deux siècles, la France a été éprouvée par deux révolutions, celle de 1789 qui a fait naître la république dans le sang et le génocide (les Vendéens) au nom des droits de l’homme (!) et celle de 1944-1945, de type communiste, dont les conséquences bureaucratiques, anti-économiques, fiscales et liberticides se font encore sentir. Si ces deux drames, faits d’utopies sanglantes et absurdes, avaient été évités, la France serait aujourd’hui une Suisse heureuse et prospère, sans doute l’un des pays les plus riches du monde, eu égard au chiffre de sa population. C’est désormais un pays appauvri qui, chaque jour davantage, perd son identité nationale. En 2025, les étrangers, naturalisés ou non, seront en France 25 millions, pour la plupart Maghrébins et Noirs, dont une majorité de musulmans. Les « services » américains estiment que la France compte 9 000 extrémistes islamistes prêts à agir. 3,5 % de l’armée française est musulmane.
Les Français, sans savoir tout cela de façon précise, le pressentent. Ils sont le peuple le plus pessimiste du monde. Ils savent qu’à terme, à cause de l’action quasi criminelle des minorités politiciennes au pouvoir, souvent corrompues, leur pays est condamné lentement, mais sûrement, à disparaître.
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