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François Hollande candidat surprise du PS


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Rouxel Jean - mercredi 30 août 2006


Depuis 1981, la droite parlementaire, aujourd’hui incarnée par l’UMP, et la gauche, dominée par le parti socialiste, occupent le pouvoir au terme d’une règle d’alternance qui veut qu’à chaque élection générale, présidentielle ou législative, celui de ces deux partis qui était dans l’opposition remplace l’autre au gouvernement.

Une nouvelle application de cette loi en 2007 ferait du prochain Président de la République un hiérarque socialiste. Ce peut être Ségolène Royal, toujours en tête dans les sondages d’opinion, aussi bien auprès des militants socialistes qu’auprès d’échantillons du corps électoral tout entier. Ou bien un autre candidat, qui, n’en doutons pas, sera, dès sa désignation, soutenu par l’ensemble du PS unanime. Car, s’il est arrivé, plusieurs fois, à la famille UMP, d’avoir plusieurs candidats au premier tour de l’élection présidentielle, cela n’a jamais été le cas au sein de la famille socialiste. Aussi féroce que soit la concurrence entre ses leaders, l’unité se reconstitue toujours.

Avant que n’apparaisse et se développe le « phénomène Ségolène Royal » (largement médiatique, notre édito de la semaine dernière), nous avons toujours considéré, à la rédaction des « 4 Vérités Hebdo », que le candidat le mieux placé pour représenter les socialistes à l’élection présidentielle était le premier secrétaire, François Hollande. Le décryptage des interventions qui ont animé l’université d’été du parti socialiste à La Rochelle les 25, 26 et 27 août, nous amène à reprendre cette hypothèse.

Parmi les rares confidences faites par Ségolène Royal sur le dialogue intime qu’elle a avec François Hollande, il y en a une, que nous avions d’ailleurs relevée dans ces colonnes, il y a plusieurs mois, qui avait retenu notre attention. Elle disait : « Nous choisirons ensemble qui sera le candidat du parti socialiste ». Nous nous contenterons ici de faire remarquer que le maintien de la candidature aux suffrages des militants socialistes de Ségolène Royal se traduirait sans doute par des affrontements internes très durs, tandis qu’une candidature surprise de François Hollande, dans les jours précédant la date de clôture fixée par le parti pour l’enregistrement desdites candidatures, serait susceptible de rallier tous les présidentiables du PS, et même d’autres personnalités, à l’intérieur ou à l’extérieur du parti, à l’exception notable de Laurent Fabius, dont le rôle de leader de l’opposition interne au sein du parti conviendrait très bien aux deux intéressés.


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