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Frappons les syndicats au porte-monnaie


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Courrier - mercredi 24 novembre 2010

syndicats
Que des syndicats ne représentant pour l’essentiel qu’une fraction du public hyper-protégé et hyper-favorisé fassent grève sous n’importe quel prétexte, sans lien avec des négociations sociales « classiques », semble déjà violer le « droit de grève » inscrit dans la constitution.
Qu’ils se mettent en grève contre un projet qui ne les touche pas n’est plus une action syndicale, mais une opération politique contre un gouvernement issu des urnes on ne peut plus démocratiquement. La casse entraînée par certains de leurs manifestants est de leur seul ressort, et de leur responsabilité en dédommagements, préjudice et intérêts.

D’autre part, certains syndicats locaux se permettent d’entraver le droit à la libre circulation des personnes et des biens, de s’en glorifier publiquement en énonçant leur volonté de paralyser le pays, au bénéfice de quelques dizaines de nantis qui ne rêvent que de gagner encore plus en travaillant encore moins, et qui ne savent plus rien faire d’autre que d’empêcher les gens normaux de travailler et que de condamner nombre d’entreprises à perdre beaucoup d’argent, à mettre leur personnel en chômage technique et à ne pas recruter.

Les chiffres impressionnants des pertes entraînées par les exactions de ces racketteurs laissent pantois. Et ces irresponsables à l’abri de toute sanction n’encourent aucun risque ni pénal ni financier.

Il est bien connu que ces syndicats ne vivent – sur un grand pied – que par les subventions que la République leur verse généreusement (les cotisations des adhérents ne suffiraient pas à payer 20 % de leurs permanents, ni leurs loyers et frais de manifestations…).
Or, ces subventions, c’est nous, contribuables, qui les versons malgré nous.

Nous devrions donc porter plainte contre chacun de ces groupes acharnés à nous prendre en otages pour nous extorquer plus d’argent pour eux-mêmes. Cela ferait le bonheur de milliers d’avocats pour au moins 20 ans, avec un résultat plus qu’incertain.

Il y a plus simple : déduire des subventions versées le montant des pertes subies par les entreprises et par les salariés empêchés de travailler.
Ces organes de défense et d’inflation de leurs « avantages acquis » n’en ont rien à faire du respect de l’autre et de son travail, du sens public du service (on protège le service public en le bloquant !), du redressement du budget national et du soutien aux entreprises qui créent de l’emploi. Seules les intéressent les actions de chantage ou d’extorsion bénéficiant aux affidés de quelques groupuscules ânonnant péniblement quel­ques relents de la « lutte des classes » et se comportant en bandits de grands chemins des siècles passés, mais sans risque…

Frappons au seul endroit sensible : le porte-monnaie. Et, pour une fois, le leur !

Bruno de Peyret

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En bref
Fiction
Entre 2005 et 2009, le volume horaire de diffusion de la fiction télévisuelle a été multiplié par trois, pour atteindre 32 241 heures. 75 % de ce volume est proposé par les chaînes gratuites de la TNT. À l’inverse, l’investissement dans la fiction française est très majoritairement assuré par les chaînes historiques : 97 % des quelque 500 mil­lions d’euros annuels proviennent de ces dernières…

Médias
New York Times > Au troisième trimestre, le groupe de presse américain New York Times a annoncé un chiffre d’affaires de 554,3 millions de dollars, en baisse de 2,7 %, et une perte de 4,3 millions. À noter : 27 % du chiffre d’affaires proviennent désormais des activités numériques du groupe.

Presse > En 2009, la presse écrite française a réalisé un chiffre d’affaires de 9,6 mil­liards d’euros, contre 10,6 mil­liards l’année précédente !

Baidu > Le moteur de recherche chinois sur internet Baidu a réalisé un chiffre d’affaires de 282,3 millions de dollars au deuxième trimestre (en hausse de 74,4 %) et un bénéfice net de 123,5 millions de dollars (en hausse de pratiquement 100 %) !

Médias > Les foyers français dépensent en moyenne 2 300 euros par an en achat médias.

INA > En septembre, le site de l’Institut national de l’audiovisuel a accueilli 1,7 mil­lion de visiteurs uniques.

Bolloré > « Le groupe Bolloré est l’un des rares à croire dans l’avenir de la presse papier et à vouloir y investir. Toutefois, nous ne cherchons pas à devenir actionnaire minoritaire d’un journal, nous voulons en être vraiment l’opérateur ! » (Vincent Bolloré)




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