Courrier - dimanche 02 mai 2010
immigration, islam
La situation conjugale complexe d'un citoyen musulman, connue dans sa ville, jaillit sur la scène nationale à la suite d’une contravention infligée à sa femme pour avoir conduit son automobile en portant le voile intégral. Aussitôt, la marmite démago-médiatique se met à bouillir au rythme des déclarations qui résonnent du son défraîchi des effets d'annonce.
Le ministre de l'Intérieur met le feu, celui de l'Immigration, naguère radical, tempère, et le PS, toujours empressé dans son opposition dogmatique et primaire, agite les étendards de l'indignation républicaine ! Mais, comme nous y sommes habitués, hélas, depuis quelque temps, les tintamarres gouvernementaux se dissolvent dans la complexité juridique qui bénéficie au mari, soupçonné de polygamie et de fraude aux allocations.
La France profonde et silencieuse est révoltée. L'affaire de l’imam de Vénissieux avait ouvert la voie de la publicité médiatique à la délinquance sociale en 2006, et il y a fort à parier que les profiteurs des prodigalités françaises sont plus nombreux que les porteuses de burqua !
La CAF est une grande banque sociale française, dont les guichets généreux sont complaisamment ouverts aux plus quémandeurs, surtout s'ils sont membres d'une communauté qui agite le foulard de la discrimination pour doubler les autres dans la queue.
Henri Gizardin
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