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Génocide: deux poids et deux mesures


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Lambert Christian - dimanche 03 avril 2005


La commémoration de la libération d’Auschwitz par l’Armée rouge en 1945 a donné lieu à des manifestations spectaculaires retransmises dans le monde entier.
En revanche, ce qui n’a jamais été dit nulle part est que le camp de concentration d’Auschwitz est une conséquence et non une cause. Je m’explique.
Si, en 1940, les armées alliées et, en particulier, l’armée française n’avaient pas été culbutées en quelques semaines par l’armée allemande, si les alliés avaient alors gagné la guerre qu’ils avaient déclarée, il n’y aurait pas eu d’Auschwitz et ses millions de morts.
La question se pose donc de savoir pourquoi notre armée s’est effondrée de façon aussi rapide qu’infamante. Eh bien ! tout simplement parce que depuis des années, les socialo-communistes de l’époque menaient une politique anti-militariste qui détruisait l’armée au plan psychologique autant que matériel.
Je rappelle sur ce point l’envoi en 1937 aux communistes et anarchistes espagnols d’une grande quantité d’armes que le Front populaire au pouvoir avait fait prélever sur les stocks de l’armée : 200 avions, 200 chars d’assaut, 198 pièces d’artillerie… (cf. « Les 4 Vérités » n°401 du 31 mai 2003). Des armes qui, je l’imagine, auraient pu être utiles à Dunkerque, par exemple, où l’on vit sous les bombes allemandes un sauve-qui-peut aussi lamentable que meurtrier.
Il faut souligner à ce propos que l’armée est sous l’autorité des politiques. C’est le Président de la République qui est le chef des armées. Pour autant, pas un des responsables du désastre de 1940 – des criminels – ne fut sanctionné. Ils retrouvèrent dès 1945 leurs hautes et lucratives fonctions républicaines, y compris le déserteur Thorez, secrétaire général du Parti communiste revenu de Moscou, dont le Général de Gaulle fit son ministre d’Etat.
Mais, puisqu’il est question de génocide, j’ajouterai quelques mots sur un autre génocide que je connais assez bien pour en avoir suivi le déroulement jour après jour dans l’exercice de mes fonctions d’alors. Il s’agit du génocide cambodgien dont les auteurs furent les Khmers rouges, fervents admirateurs de Karl Marx, Lénine, Trotsky et Mao Tsé Toung, comme d’ailleurs encore aujourd’hui de nombreux Français et à un haut niveau.
Les Khmers rouges ont ainsi massacré plus du tiers de la population du Cambodge, soit plus de deux millions d’hommes, de femmes et d’enfants commettant, entre autres, le crime des crimes, c’est-à-dire en apprenant aux enfants comment tuer d’autres enfants.
Rapporté à la population de l’Europe de 1945, ce massacre aurait causé la mort de quelque 100 millions de personnes. S’en soucie-t-on ? Pas le moins du monde. Ces abominations sont rangées aujourd’hui dans le domaine de l’indifférence. Quelques tueurs ont été, pour la forme, incarcérés à Phnom Penh. Les autres continuent à s’enrichir dans le trafic des pierres précieuses et du bois dans la région de Païlin à la frontière de la Thaïlande.
Dans le même ordre d’idée, je ferai état du refus opposé tout récemment par le Parlement européen à Strasbourg à une demande présentée par le député polonais Zaleski tendant à commémorer l’assassinat de 14 000 officiers de l’armée polonaise sur ordre donné par Staline le 5 mars 1940. Oublions tout cela, a déclaré en substance le socialiste espagnol Josep Borrel, président du Parlement européen. On ne peut pas toujours ressasser le passé…
La conclusion s’impose : devoir de mémoire ici, devoir d’oubli là-bas. Pourquoi ?

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