Milliere Guy - samedi 10 janvier 2004
Deux semaines après avoir titré : « George Bush, l’homme qui nous a gâché l’année », « L’Express » publie un dessin de Plantu présentant George Bush comme un abruti au front bas et lui faisant dire : « méfiez-vous, je pourrais vous gâcher aussi 2004 ». Pour une fois, je dirais que Plantu voit clair. Je lui conseillerais même d’aller plus loin, et j’aurais tendance à lui dire : méfiez-vous, oui, George Bush va sans doute vous pourrir la vie jusqu’en 2008 !
N’en déplaise à la France pétainiste, Bush ose regarder l’ennemi en face et, même si la tâche semble titanesque, est bien décidé à le terrasser. L’islam militant ne triomphera pas. La guerre sera longue, mais elle sera gagnée.
N’en déplaise à la France franchouillarde, Bush est un cow-boy, oui, mais pour les Américains de l’Amérique profonde, pour tous ceux qui aiment l’Amérique, le cow-boy est l’homme qui ne recule pas devant l’adversité, qui sait distinguer le bien du mal et qui sait aussi que, pour que le mal triomphe, il suffit que personne n’ose plus s’opposer à lui.
N’en déplaise à la France décadente et accoutumée au mensonge, Bush est un homme droit et déterminé, de la trempe de Ronald Reagan, un homme qui dit ce qu’il fait et qui fait ce qu’il dit. Cela s’appelle la cohérence, et cela peut aussi s’appeler la grandeur.
Un peu plus de deux ans se sont écoulés depuis l’ignominie du 11 septembre, et bien du chemin a été parcouru. Al Qaida n’a pas disparu, mais a perdu ses bases-arrières, le régime des Taliban est tombé, celui de Saddam Hussein aussi. Kadhafi, Assad et Arafat tremblent et se demandent quand viendra leur tour. La famille Saoud ouvre grand ses livres de compte aux fins que tout soit visible. Quand novembre 2004 viendra, d’autres progrès seront survenus, Saddam Hussein aura été jugé, comme c’est légitime, par des Irakiens. Même en France où règne l’opacité de l’information, on commencera à savoir que le rapport remis par David Kay au Congrès américain démontre ce qu’il fallait démontrer, documents à l’appui, en matière d’armes de destruction massive (vous ne le saviez pas, j’en suis certain : les médias français ont bien travaillé). Même en France, on saura que Saddam Hussein était lié au terrorisme islamique international et à Al Qaida (encore une fois, vous ne saviez pas, j’en suis certain : c’est fou ce que le travail de journaliste en France commence à ressembler à ce qu’était le travail de journaliste au temps de la défunte Union Soviétique).
La stature de chef du monde libre et de l’Occident dont a su faire preuve George Bush suffirait à assurer sa réélection, mais il y a plus, et cela, vous le savez : l’économie américaine a retrouvé un rythme de croissance impressionnant, des emplois et des entreprises se créent, le pays bouillonne de dynamisme et de confiance en l’avenir, sans cesser de rester lucide face au danger. Tout cela ne doit rien au hasard : malgré quelques entorses liées au fait que nous sommes en guerre (vous ne le saviez pas, j’en suis certain encore une fois : ce n’est pas parce que nos gouvernants ont capitulé sans conditions que la guerre a cessé), l’administration Bush en est revenue aux principes fondamentaux de l’économie et a procédé aux baisses d’impôts les plus importantes depuis les fastes années quatre-vingt, celles des « reaganomics ». Jamais un président sortant n’a connu de problèmes électoraux quand l’économie allait bien. Bush sera réélu, confortablement.
Ajoutez à tout cela un facteur non négligeable : si les journalistes et les politiques français ont glissé vers l’exaspération, puis vers la frénésie en voyant Bush parler et agir, les journalistes et politiques de la gauche américaine ont suivi la même trajectoire. Le résultat est que le candidat démocrate qui fait, pour le moment, et très largement, la course en tête, Howard Dean, tient un discours à la limite du gauchisme et de l’irresponsabilité. Le dernier démocrate à avoir mené une campagne du genre de celle menée par Howard Dean s’appelait McGovern, et il a connu le succès que l’on sait. On peut parier que les quelques membres intelligents du parti démocrate (il y en a) vont tout faire pour limiter les dégâts, mais il n’est pas assuré qu’ils y arrivent, et il n’est donc pas assuré que le parti démocrate ne connaîtra pas, en 2004, une débâcle qui fera plaisir à voir lorsqu’on en lira le reflet sur le visage de Jacques Chirac.
Le second mandat de Bush lui permettra de franchir quelques pas de plus en direction de la vraie paix mondiale qui passe par la déroute de l’islamisme et du terrorisme. Il gâchera quatre années de plus aux journalistes de « L’Express » et à Plantu : je m’en réjouis déjà. Les Français comprendront-ils qu’ils sont gouvernés par des ânes qui ont la fatuité de croire qu’échouer dans tous les domaines est une preuve d’intelligence : j’aimerais vivement que ce soit le cas.
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