Offre gratuite !
La version papier :
pendant 4 semaines dans
votre boite aux lettres
Cliquez ici
Notre lettre d'infos

Gérer le pays en bon père de familleGérer le pays en bon père de famille


envoyer cet article à un ami
Imprimer cette page


Voter pour cet article
16 VOTES
495 LECTURES

Courrier - mercredi 11 janvier 2012

impots, crise
Les politiciens de tous bords font assaut de créativité dans l’invention de nouveaux im­pôts pour réduire les déficits.
Les bonnes âmes vous diront que l’on n’a pas le choix, que c’est le lot de tous les Eu­ropéens, et que la crise financière en est la cause.
Ce que personne ne dit jamais en France, c’est que la France subit déjà la pression fiscale la plus élevée des pays de l’OCDE.

Il faut en effet inclure l’IRPP, les impôts locaux, l’ISF et surtout les contributions sociales. Com­parer le seul IRPP (payé par un Français sur deux au mieux), aux impôts sur le revenu de nos voisins, comme cela se fait souvent, ne veut rien dire.
Par ailleurs je pense qu’en France, grâce au courant marxiste qui continue à irriguer notre nomenklatura, la répartition de cette pression fiscale est moins large qu’ailleurs. Même s’il est normal que celui qui a les plus larges épaules supporte le fardeau le plus lourd, il y a des limites à ne pas franchir.

Mais le plus choquant, c’est que l’on ne parle que rarement de l’origine de cette crise, comme si celle-ci était d’origine divine, tombée sur le pauvre monde comme la foudre. Ou alors, on se contente de pointer du doigt les banques, les spéculateurs, les marchés…

Cela permet à chacun de se sentir victime, et ainsi d’éviter toute prise de conscience de ses propres responsabilités. On peut alors se draper dans une indignation vertueuse et battre le pavé en vociférant ou prononcer des discours vengeurs pleins de « y a qu’à ».
Les banques et les marchés ne sont pas innocents, mais ne confondons pas la cause et la conséquence. Ils ont profité de la situation quand ils ont pu et comme ils ont pu, notamment grâce à la dérégulation introduite aux USA par Clinton, et ainsi, ils ont amplifié les conséquences des fautes commises par les États et leurs citoyens.

Car la vraie origine de notre crise de la dette et des déficits, c’est le fait que nous vivons depuis longtemps au-dessus de nos moyens. Il suffit de voyager un peu, ou, mieux, de vivre quelques années hors de France, pour mesurer à quel point notre pays est généreux avec ses citoyens (et ses immigrés, légaux ou non). Cela est bel et bon si on en a les moyens, mais cela devient criminel s’il est nécessaire d’emprunter pour cela.

Dans les temps difficiles que nous vivons, est-il vraiment indispensable d’avoir des ronds-points magnifiquement refleuris tous les mois, des nouveaux musées dans la moindre bourgade, des nouveaux palais régionaux ou départementaux, des observatoires de ceci et de cela, et j’en passe ? Est-il vital d’avoir Paris plage ? Est-il raisonnable de subventionner des dizaines de milliers d’associations qui, souvent, ne concernent que quelques personnes s’intéressant à des sujets abscons ? Faut-il vraiment offrir la gratuité des soins à tout immigré, même clandestin ? Nos concitoyens, abonnés à Canal+, possédant plusieurs téléphones portables, ordinateurs, téléviseurs…, peut-être fumeurs et jouant au loto, ne peuvent-ils vraiment pas sortir quelques malheureux euros de plus pour leur santé ?

On peut continuer longtemps cette énumération, mais toute personne responsable peut voir que, si l’on appliquait à notre pays un peu de la discipline budgétaire qu’adopte toute famille sérieuse ou tout chef d’entreprise compétent, on économiserait des milliards.
Soyons clairs : si nos finances le permettent, je suis tout à fait favorable à ce que l’État embellisse, autant que possible, la vie quotidienne de nos concitoyens. Mais, en cas de crise grave – et nous y sommes –, ne pourrait-on pas suspendre les dépenses de confort et d’agrément et devenir plus sélectifs dans l’offre de services gratuits ou lourdement subventionnés ? 

5 commentaires - Ecrire un commentaire


Recevez gratuitement
la version papier,
pendant 4 semaines !

Cliquez ici

En bref
Turquie
Le général Ilker Basbug, ancien chef d’état-major de l’armée turque, est emprisonné depuis le 5 janvier. Il est accusé d’avoir participé à un complot visant à discréditer l’AKP, le parti islamiste du Premier ministre Re­cep Tayyip Erdogan.

Chiffres significatifs
Dette > Seuls 30 % des Français seraient disposés à acheter de la dette française au prix du marché (6 % seraient « certainement prêts » et 24 % « probablement prêts » à le faire).

Bourse > Chaque mois, entre 3 000 et 5 500 milliards de dollars d’actions s’échangent sur les bourses mondiales.

Tourisme > Alors qu’elle est la première destination touristique au monde, la France ne se situe qu’au 14e rang mondial pour les dépenses moyennes des touristes étrangers. En moyenne, les quelque 75 millions de touristes qui ont visité notre pays en 2009 ont dépensé 493 eu­ros, loin derrière les 1 311 eu­ros dépensés par les touristes aux États-Unis. En valeur absolue, la France, avec ses 37 milliards de recettes touristiques reçues en 2009, se situe en troisième position, loin derrière les États-Unis (72 milliards) et juste derrière l’Espagne (40 milliards).

Contrôle > Une récente étude suisse montre que 147 sociétés contrôlent 40 % (en valeur) des 43 000 plus grosses sociétés mondiales, et 737 contrôlent 80 % (toujours en valeur) de ces 43 000 sociétés. Voici les cinq premières de ces 147 sociétés centrales : Barclays, Capital Group Com­panies, FMR Corp, Axa, State Street Corporation.

Kirghizistan > 15 000 femmes sont enlevées cha­que année au Kirghizistan pour être mariées de force.




Plan du site