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Hiver glacial et « réchauffement global » |
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Milliere Guy - mardi 04 janvier 2011
rechauffement-climatique
Mon pire hiver fut un été à San Francisco, a écrit Mark Twain en plaisantant sur le climat d’une ville où les étés sont, effectivement, plutôt frais et marqués par le brouillard.
En paraphrasant, je pourrais dire que mon pire hiver se passera vraisemblablement en France en un temps où on continue à nous parler de « réchauffement global ». Sans doute y aura-t-il des accalmies avant que le printemps arrive, mais, en décembre, l’Europe occidentale a connu une vague de froid comme elle n’en avait pas connu depuis plusieurs décennies. Et ce qui est vite devenu flagrant, cela a été la désorganisation totale et l’absence de capacité à anticiper des pouvoirs publics.
Le rôle fondamental d’un gouvernement dans une société ouverte est d’assurer la sécurité et donc la liberté des habitants. Dès lors que la voirie est un élément crucial de la liberté de circuler et dépend fondamentalement des pouvoirs publics, le moins qu’on puisse dire est que ceux-ci ont failli lamentablement à leur tâche.
Nous payons ainsi très lourdement le fait que les gouvernements en Europe, et particulièrement en France, s’occupent de ce qui ne les regarde pas, et s’occupent très mal de ce qui les regarde.
La police n’est nulle part où elle serait utile et partout où il est possible de racketter les automobilistes. Dans l’économie, l’État intervient dès qu’il le peut pour asphyxier l’esprit d’entreprise et détériorer la liberté de choix. Les crédits affectés à la défense nationale font que celle-ci n’est plus que l’ombre d’elle-même. La justice se montre d’une sévérité absolue avec des membres des forces de l’ordre, mais d’une clémence remarquable avec des milliers de criminels. Des millions d’euros sont dépensés tous les ans pour obstruer les routes et les transformer en parcours du combattant, jonchées de plots, de bornes de béton et de faux trottoirs strictement inutiles, mais il ne reste plus assez d’argent pour acheter du sel du sable et du glycol en cas de nécessité. Des sommes tout aussi importantes sont consacrés à des spots publicitaires destinés à disséminer le crétinisme écologique au nom du « développement durable » et on nous répétait encore, voici moins de deux mois, une dizaine de fois par jour, « dépêchez-vous, ça chauffe » : maintenant que ça refroidit, on conseille aux gens de rester chez eux en attendent le beau temps !
En parallèle, on continue à organiser des sommets pour « sauver la planète » qui ne servent à rien, sinon à se mettre d’accord pour dire qu’il n’y a aucun accord et pour constater que les pays en développement n’entendent pas détruire leurs économies pour satisfaire les lubies d’Européens socialistes et décadents (pléonasme).
L’avant-dernier s’est tenu à Copenhague il y a un peu plus d’un an : il portait sur le « réchauffement » bien sûr, et il s’est achevé dans une tempête de neige. Le dernier s’est tenu à Cancun : il portait sur le « dérèglement climatique », dès lors que plus personne, sauf quelques Européens corrompus ou égarés, ne croit encore au « réchauffement global », et que la notion de « dérèglement climatique » permet de tout expliquer et son contraire. Il s’est achevé dans une vague de vent venu d’Arctique qui faisait plonger l’atmosphère, la nuit, à zéro degré. On y a invoqué, en ouvrant les travaux, une ancienne déesse maya. Il faudrait inviter au prochain sommet des sorciers et féticheurs africains, des Indiens navajo pour exécuter la danse de la pluie, des prêtres shinto venus du Japon…
Tous ces gens sont aussi sérieux que les imposteurs qui se disent scientifiques et ne font que s’évertuer à trouver les résultats qu’on leur a fixés à l’avance. Et ils sont plus utiles que les politiques qui se réunissent pour parler de climat : comme eux, ils sont dans le domaine de la croyance, mais ils donnent au moins des espoirs à ceux qui veulent croire. Et ils ne racontent pas qu’ils agissent au nom de la connaissance.
Ce que j’apprécie, parmi tant d’autres choses, en Amérique du Nord, c’est que, même s’il y a là-bas aussi des crétins, on anticipe mieux les intempéries (la côte Est a été bloquée une douzaine d’heures seulement par les glaces). Et on comprend encore que la liberté de circuler est non seulement une liberté fondamentale, mais aussi un facteur crucial pour la création de richesse.
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Afghanistan
On estime qu’au moins 10 000 personnes, dont 20 % de civils (civils s’entendant ici de la population non armée et donc à l’exclusion des policiers afghans), ont été tuées en Afghanistan au cours de l’année 2010.
Chiffres significatifs
Immobilier > Les experts estiment que l’immobilier parisien connaîtra en 2010 une progression de l’ordre de 10 %…
Antisémitisme > 115 millions d’euros
sont prévus dans le budget de l’État pour 2011 au titre du programme « Indemnisation des victimes de persécutions antisémites et des actes de barbarie pendant la Seconde Guerre mondiale ».
Pompidou > 3,13 millions de personnes ont visité le centre Pompidou en 2010, dont 502 000 ont visité l’exposition Soulages, qui devient ainsi la 4e exposition la plus visitée de l’histoire de ce musée.
Tunnels > En 2008, 5 600 véhicules légers et 4 000 poids lourds ont emprunté chaque jour le tunnel du Mont-Blanc ou le tunnel du Fréjus, entre la France et l’Italie.
Accidents > En 2008, la France a vu 139 personnes par million de voitures mourir des suites d’un accident de la route. C’est un chiffre assez mauvais si on le compare aux 90 de la Grande-Bretagne ou des Pays-Bas, mais un résultat excellent si on le compare à la moyenne de l’Union européenne (166) et, plus encore, si on le compare à la moyenne des 12 derniers pays entrés dans l’UE (370) !
Déficit > Selon un sondage commandité par nos amis de Contribuables associés, en novembre dernier, 87 % des Français étaient inquiets de l’étendue des déficits publics ! |
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