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Hôpitaux publics et cliniques privées


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Trémeau Bernard - samedi 13 mars 2004


L’iFRAP vient de publier un dossier sur le douloureux problème des hôpitaux publics et privés.

Les frais d’hospitalisation coûtent actuellement 55 milliards d’euros (soit presque 1 000 euros par Français et par an), 44 vont aux hôpitaux publics ou semi-publics, 11 vont aux cliniques.

Aujourd’hui, nous avons le choix d’aller dans un hôpital public ou dans une clinique privée. C’est la Sécurité Sociale qui paye. La clinique privée est rémunérée en fonction de son activité, et c’est l’État qui détermine ce que doit rapporter une appendicite ou un accouchement. L’hôpital, avec son budget global, est rémunéré en fonction de ses dépenses. Si ce que donne la Sécurité sociale ne suffit pas, une subvention provenant de nos impôts bouche le trou in fine.

Les hôpitaux publics se sont progressivement mis à coûter bien plus cher que les cliniques. Une clinique qui ne remplit pas ses lits fait faillite, un hôpital qui ne remplit pas les siens continue. On est arrivé à avoir en 1978 plus de 60 000 lits en trop dans les hôpitaux publics. Depuis ce jour, on est arrivé à en supprimer seulement 15 %. Une résistance administrativo-politico-syndicale s’est organisée pour s’opposer farouchement à la suppression des lits. Il ne faut pas toucher aux lits… Un seul exemple : il a fallu 67 réunions et trois ans pour supprimer neuf lits dans une maternité. Aujourd’hui, bien des hôpitaux sont occupés à 60 % de leurs capacités. Quelques chiffres moyens doivent être connus. Un administratif pour 3,2 lits en public et 1 pour 7 en privé. 1,1 infirmière par lit en public et 0,6 en privé. 20 000 K par an réalisés par un chirurgien en public (soit l’équivalent de 1,3 appendicite par jour ouvrable et une appendicite prend en moyenne 1/2 heure) 60 000 K par an dans le privé. Ces chiffres, rappelons-le, ne sont que des chiffres moyens.

Une réforme libérale de la Sécu est possible.

Premier volet d’un triptyque…

 Il est donc normal qu’aujourd’hui un accouchement ou une appendicite nous coûte environ deux fois plus cher dans le public que dans le privé. Un gouvernement soucieux de nous faire faire des économies aurait dû favoriser le développement des cliniques privées. Il fait exactement l’inverse, et depuis 1996, les prix de journées sont volontairement maintenus très bas. La situation des cliniques privées se dégrade de jour en jour. Aujourd’hui, 37 % d’entre elles sont menacées de faillite. Les lits privés ferment à toute vitesse et on conserve les lits publics… Il fallait le faire !

Les conditions de travail dans les hôpitaux sont dures. La maladie, la souffrance physique et morale, la déchéance et la mort y sont présentes, jour et nuit, 24 heures sur 24. Les contraintes de sécurités y deviennent énormes et la justice de plus en plus lourde. Les étudiants français ne choisissent plus de travailler dans les hôpitaux. Plus de candidats pour l’obstétrique, la chirurgie ou l’anesthésie. On fait appel à des milliers de médecins étrangers, aux qualifications très discutables. De plus, il y a des services de chirurgie qui opèrent bien moins d’une appendicite par jour : on y devient incompétent. Des maternités ne trouvent plus de chef de service qualifié, des services de chirurgie n’ont que des étudiants faisant fonction d’interne. L’hôpital devient plus dangereux qu’il ne devrait l’être et la justice va intervenir de plus en plus.

Depuis plus de trente ans, on ne s’attaque qu’aux effets du mal, non aux causes. Pour en sortir :

1/ Il faut étendre à tout le secteur public le système de rémunération à l’acte qui a rendu le secteur privé deux fois moins coûteux, ce que propose le gouvernement. Mais il ne faut pas le faire en dix à trente ans, il faut le faire rapidement, pour économiser plus de 20 milliards d’euros et disposer ainsi des ressources nécessaires pour traiter socialement les fermetures de lits publics.

2/ Il faut mettre tout le monde en parfaite concurrence. Même prix de journée pour tous les établissements hospitaliers publics et privés de France et de Navarre, et suppression des injustifiables quotas. Pendant quelques années, des subventions aideront au besoin la transformation.

3/ Il faut aussi utiliser une partie des 20 milliards d’euros économisés pour rendre à nouveau financièrement attractives les professions de Santé et retrouver dans nos hôpitaux les soignants de qualité dont nous avons besoin.

La concurrence éliminera automatiquement les mauvais gestionnaires.


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En bref
Vote islamique

« Les voix des électeurs juifs ne représentent que 10 % de celles des électeurs musulmans… » (Jean Khan, président du Consistoire central).

Chiffres Significatifs

États-Unis Aujourd’hui encore, on estime que 40 % des adultes américains vont à l’église le dimanche.

Pauvreté

« Nous engloutissons chaque année mille milliards de dollars en dépenses militaires et seulement cinquante milliards en aide au développement » (James Wolfensohn, président de la Banque mondiale).

Front National

« La région Provence-Alpes-Côte-d’Azur, pour 20-25 % de ces habitants, est profondément attachée au Front national. Ce n’est plus simplement un vote protestataire, c’est un vote d’attachement » (Michel Vauzelle, président sortant de la région PACA).

On comprend mieux pourquoi Jean-Marie Le Pen a été interdit de candidature…

Recrutements

Les recrutements via les sites d’offres d’emploi par internet représentent désormais 20 % du total. Les annonces-presse sont toujours dominantes, mais leur part du marché diminue.

Paris

« À cause des voies de bus, il y a à Paris 10 % de voitures en moins et 20 % d’embouteillages en plus » (André Santini).

Censure

En France, 20 % des films tombent sous le coup d’une interdiction partielle (6 % sont interdits au moins de 16 ans). En Grande-Bretagne, 80 % des films font l’objet de restrictions, mais de nature souvent différente : par exemple l’accompagnement parental obligatoire.




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