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ISF, notre modèle : adieu veau, vache, cochon, couvée


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Gelé Gérard - vendredi 08 octobre 2010

isf, fiscalite, liberalisme

Est  il moral de spolier (voler en réalité) le patrimoine, fruit du travail, et des économies de toute une vie ? En attendant, cerise sur le gâteau, l'impôt sur la mort, par les droits de succession. Sachant que les revenus du  patrimoine ont pourtant déjà été taxés par neuf impôts différents, sans compter de multiples taxes, avec pour conséquence l'exil fiscal en Suisse en Belgique, etc...

Emigration qui illustre une nouvelle fois la stupidité, la nocivité et l'aveuglement de la politique suivie en France depuis 1981. Depuis vingt-cinq ans, chaque année, l'exode fiscal se poursuit, par dizaines de milliers, pour le plus grand profit des pays voisins, incrédules devant une telle stupidité des gouvernants français. Le parallèle avec l'exode des Huguenots consécutif à la révocation de l'Edit de Nantes est frappant. À partir de 1685, plusieurs états européens bénéficièrent de l'exode, au péril de leur vie, d'un million de protestants actifs, instruits et entreprenants, parmi les meilleurs sujets de Louis XIV, chassés par la stupide persécution religieuse du Roi-Soleil.

Aujourd'hui, ce sont les persécutions fiscales, morales qui sévissent, toutes aussi tragiques. L’opprobre, que subit notre seule milliardaire Française est ignoble !

Le modèle social français, expression favorite des étatistes

Moralité : l' ISF, l'impôt le plus stupide, le plus pervers, se venge des politiques ! Environ 3 ou 4 milliards de recettes pour 8 à 15 milliards de pertes fiscales ! Apparemment nos énarques ne savent pas faire une soustraction !

Restent 4 à 7 milliards de recettes fiscales perdues à la charge des classes moyennes et environ 500 000 emplois perdus pour la France.

Il faut se rappeler que 200 à 300 milliards d'euros ont quitté la France depuis 1982 par la création de l'impôt le plus démagogique mis en place par nos élus et qu'ils n'osent pas supprimer comme partout en Europe.

Le vrai libéralisme n'est pas une fin morale ou politique en soi mais offre la possibilité aux gens de mener à bien, dans le respect des droits de l'autre, leur poursuite du bonheur individuel sans que l'état n'intervienne au nom d'un mythique "intérêt général". Intérêt général qui, bien souvent, n'est qu'un prétexte pour satisfaire les corporatismes, les privilèges, les statuts "dorés" d'une nomenklatura : élus en très grand nombre, hauts fonctionnaires, syndicalistes professionnels, salariés de la sphère publique bénéficiant de « régimes très spéciaux », énarques pantouflards.

Notre  modèle social français, c'est l'expression favorite des étatistes, de la classe politique installée, des défenseurs des "acquis sociaux", des conservateurs de tous poils.

D'abord, ce n'est pas un modèle, car un modèle, par définition, est fait pour être copié. Or personne ne l'a jamais copié, où que ce soit dans le monde. Imiter un système qui produit des millions de chômeurs, une dette explosive, des impôts confiscatoires, des pauvres évalués à 13 % de la population !


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