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ITER et Galiléo: deux bonnes nouvelles


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Trémeau Bernard - dimanche 10 juillet 2005


Dans la triste grisaille qui obscurcit de plus en plus l’économie de notre pays, brusquement, deux éclairs d’espoir tombent ce lundi 27 juin 2005.
L’Europe s’unit pour lancer le programme spatial  de positionnement Galileo. Le monde s’unit pour mettre en place le programme nucléaire ITER (International Thermonuclear Experimental Reactor) .
Tandis que, sur le court terme, on devient de plus en plus pessimiste, le long terme est source d’optimisme et la France y joue un rôle essentiel.
– Le programme Galileo est une affaire européenne. Vers l’année 1965, les militaires américains se sont intéressés au radio-positionnement par satellite d’une armée, d’un avion ou d’un char. Ils ont lancé dans l’espace un réseau de 24 satellites tournant à 20 200 km de la terre. Grâce à ce réseau, on arrive, en interrogeant les satellites, à connaître exactement sa position, à quelques mètres près. En mai 2000, l’armée américaine a mis gratuitement à la disposition  des civils une partie de son système. Le GPS (Global Positionning Système) équipe maintenant les avions de ligne anglais ou les chauffeurs de taxi parisiens.
Les Russes ont lancé, de leur côté, un système peu performant et pratiquement abandonné.
L’Europe, depuis la même époque, avait envisagé de lancer son propre système et a mis en place l’ASE (l’Agence Spatiale Européenne) Ses entreprises ont  le niveau technologique leur permettant de créer un tel réseau. Mais le lancement d’un réseau de trente satellites coûte cher. Et quand il faut répartir le coût entre les différents pays européens, ce n’est pas forcément facile. De longues négociations ont été nécessaires. D’autant plus que les Américains voyaient d’un mauvais œil la création d’un réseau concurrent libérant l’Europe de la dépendance américaine…
Une fois les Européens arrivés à un accord sur le financement, ils ont pu envisager la construction du réseau et Galileo a vraiment démarré en 1999. Ils ont alors eu le choix entre deux maîtres d’œuvre. Un consortium regroupant des entreprises françaises, anglaises et allemandes, un autre des entreprises françaises, italiennes et espagnoles. Les pays qui finançaient Galileo, en particulier l’Allemagne, voulaient obtenir des retombées économiques. Le choix s’est avéré impossible. Finalement, le 27 juin, les deux consortiums ont fusionné et le programme Galileo est lancé : trente satellites tournant à 23 600 km de la terre nous donneront avec une très grande précision notre position en offrant de bien meilleures performances que le système américain. Il sera en principe opérationnel en 2010, coûtera 3,4 milliards d’euros, mais risquera de rapporter gros…
– Le 27 juin 2005 encore, un deuxième accord bien plus important a été signé.
La fusion nucléaire permettant d’obtenir des quantités pratiquement illimitées d’énergie, est très loin d’être au point, bien que l’homme ait déjà utilisé la fusion avec la bombe H. Pour poursuivre les recherches, il faut construire un énorme réacteur expérimental représentant un investissement de dix milliards d’euros. Les pays développés sont conscients de l’importance de cette recherche. L’Europe, le Japon, les États-Unis, la Russie, la Corée du sud et la Chine ont décidé de s’associer dans un programme de recherche commun. Mais une fois le financement obtenu, il faut choisir le lieu d’implantation du réacteur. La France a d’abord obtenu que les Européens choisissent Cadarache, éliminant ainsi l’Espagne. Puis, la Russie et la Chine ont soutenu la candidature de Cadarache. Mais le Japon, soutenu par la Corée du sud et les USA, voulait le réacteur. Les bagarres entre la France et les USA à propos de la guerre d’Irak ne sont pas forcément étrangères à la position américaine. Finalement les Japonais ont renoncé, après avoir obtenu de solides avantages.
Cadarache est le lieu choisi pour le réacteur expérimental mondial. L’énergie fabriquée par les étoiles sera obtenue sur la  terre de Provence, mais pas avant trente ou quarante ans, si tout va bien.
Un accord européen sur l’espace, un accord mondial sur l’atome. C’est merveilleux, les hommes croiraient à la paix plus qu’à la guerre. Le 27 juin 2005 est un très grand jour.

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En bref
SMIC

Effet pervers de la hausse du SMIC, le nombre d’employés salariés au SMIC a augmenté de 15% en un an, pour atteindre 2,3 millions, soit 15,6% de la population active…

Chiffres significatifs

SÉCURITÉ á 1200 postes de policiers et 2000 postes de gendarmes devraient être créés en 2006.

DÉFICIT á Le déficit public a atteint 43,9 milliards d’euros en 2004 ; l’année précédente, il était de 55,1 milliards…

CROISSANCE á La France est passée du sixième au huitième rang des pays présentant la meilleure croissance du PIB à long terme.

SIDA á 2,3 millions d’habitants de l’Afrique subsaharienne sont morts du SIDA en 2004.

CONSTRUCTION á Le secteur de la construction a connu une baisse sensible dans la zone euro au dernier trimestre de 2004 : -2,3%.

BRÉSIL á 325 551 personnes ont été tuées par balles depuis dix ans au Brésil. Ce chiffre se monte même à 500 000 depuis 1979, soit une progression de 542% en 25 ans !


ARMES á En 2004, le nombre de saisies d’armes en France a doublé par rapport à 2003, pour atteindre 15 000.

MAGISTRATURE á Le conseil supérieur de la magistrature n’a prononcé que 19 sanctions contre des juges depuis 1990 !

ÉDUCATION á Le médiateur de l’Éducation nationale a reçu 5500 réclamations des parents d’élèves à l’encontre des enseignants en 2004, soit 10% de plus que l’année précédente.

PIRATAGE á En 2004, un disque sur trois vendus dans le monde (1,2 milliard d’exemplaires) était piraté.




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