Lambert Christian - mardi 26 juin 2007
immigration
Pourquoi s’intéresse-t-on à la politique ? Pour deux raisons. D’abord, parce que de la politique dépend le sort de la nation et, par voie de conséquence, celui des citoyens. Ensuite, on s’intéresse à la politique pour connaître le comportement des responsables nationaux qui doit être conforme à l’honnêteté et à la dignité.
S’agissant de la nation, trois problèmes essentiels continuent à se poser : l’invasion des immigrés venant principalement d’Afrique, d’Orient et d’Extrême-Orient, une situation financière calamiteuse et l’insécurité qui ne fait que s’aggraver.
Ayant vécu plusieurs décennies chez les populations du Tiers-monde d’Afrique, d’Orient et d’Extrême-Orient, je suis au regret de dire, par respect de la vérité élémentaire, que les mesures préconisées par Nicolas Sarkozy que Brice Hortefeux est chargé d’appliquer ne seront d’aucun effet. On sait que pénètrent en France, chaque année, quelque 350 000 nouveaux immigrants issus de toute la misère du monde.
On promet d’en expulser 25 000 par an, ce qu’on appelle les « éloignements ». Il en restera 325 000. Pour la seule Algérie, notre ambassadeur à Alger vient de chiffrer à 350 000 le nombre des Algériens clandestins en France et les autres, combien sont-ils ? Le seul moyen d’endiguer les flux migratoires est de supprimer l’assistanat qui est la cause première de l’invasion et, pour commencer, de réduire par deux et immédiatement le nombre des visas.
M. Yves Pigis dans le n° 596 des « 4 Vérités » écrit de façon très pertinente : « Même dans l’hypothèse d’une immigration zéro, les femmes d’origine immigrée récente (françaises ou non) qui représente 15 à 20 % de la population féminine, avec une fécondité double de celle des Françaises de souche européenne, permettront, avant d’avoir atteint la moitié de ce siècle, c’est-à-dire demain pour nos enfants, non pas le métissage qui restera marginal, mais le doublement d’une population allogène et principalement islamisée qui dépassera les 40 % de la population et renversera l’identité française ».
Quant à la dette, elle pourrait, dit-on, connaître un commencement de remboursement en 2009… si la croissance est solidement au rendez-vous, mais on ne commande pas à la croissance, pas plus que l’agriculteur ne commande au soleil. La croissance est tributaire de mille facteurs extérieurs. En attendant, la dette nationale augmente de 15 millions d’euros toutes les deux heures. Les intérêts de cette dette se sont élevés à 39,17 milliards d’euros en 2006 puisés dans la poche du contribuable et en 2007, il faut emprunter 97 milliards d’euros en sollicitant le monde entier. La très sérieuse Cour des Comptes vient de lancer un cri d’alarme, dénonçant la très mauvaise gestion des finances publiques de la France. Alors que va-t-on faire ? Eh bien, on va augmenter les impôts en faisant croire qu’on ne les augmente pas. En réalité, j’ai bien peur, braves gens, petits riches honnêtes et travailleurs, qu’on vous prenne ce qu’il vous reste.
Là aussi, Monsieur le Président, je suis au regret de vous dire que les mesures complexes que vous envisagez ne redresseront ni les finances ni l’économie du pays.
La France a perdu, ces dernières années, 20 % de ses parts de marché dans le monde. Alors, dussai-je me répéter, je vais vous suggérer ceci : prenez les décisions simples et efficaces : supprimez l’ISF, cette invention communiste ubuesque qui est un formidable frein au développement. Fermez l’usine à gaz que sont les 35 heures, en sachant que tous les pays sérieux travaillent 60 à 70 heures par semaine, notamment la Chine. De grâce, Monsieur le Président, débarrassez-nous des oripeaux du socialo-communisme, une législation stupide et contre-productive qui n’existe plus qu’en France.
Pour ce qui est de l’insécurité – au secours ! – désormais, en France, comme dit Alain Juppé, on est à l’abri nulle part. Le nettoyage au karcher n’a pas eu lieu, même pas au plumeau. Sait-on qu’en 2006, la Seine-Saint-Denis a connu 25 assassinats entre gangs africains, dont 12 à Montreuil. Sait-on aussi que le dimanche 17 juin, de grandes émeutes ont eu lieu dans le Val d’Oise, ce qui est grave en soi. Ce qui est plus grave encore, c’est que les pouvoirs publics ont tout fait pour dissimuler ces émeutes, alors que la police les qualifie de véritables guérillas urbaines. C’est Beyrouth qui commence. Le vandalisme se manifeste maintenant dans les localités situées à 100 km à l’est et au sud de Paris où, chaque nuit, les voitures brûlent.
Ce n’est pas tout. Il y a encore un autre problème dont on parle peu, mais qui est fondamental, celui de l’éducation. Depuis des années, on distribue le bac à 80 % des candidats, en moyenne. Le niveau de formation intellectuelle baisse fortement. Le chômage ne pourra alors qu’augmenter malgré les efforts des instituts de la statistique officielle.
Dans un tel contexte, tout ce qui a de la valeur en France se délocalisera, non seulement les fortunes mais aussi les cerveaux de qualité.
Pour terminer, je vais vous dire la vérité, Monsieur le Président. Vous avez hérité d’une situation désastreuse due à l’incompétence et surtout à la démagogie des deux politiciens qui vous ont précédés et qui ont fait dérailler le train « France ». Malgré toute votre bonne volonté, je doute que vous trouviez les appareils de levage pour le remettre sur les rails, sauf à mettre en vigueur les solutions que je viens de citer. N’ayez pas peur. N’ayez pas peur de ceux qui braillent, les derniers bolcheviks, les partisans archaïques d’un système socialo-démocrate de redistribution et d’étatisme qui, partout a échoué. N’ayez pas peur des super-bonimenteurs de la justice sociale. Laissez-les braire et agissez. Pas de demi-mesures, sinon vous allez rapidement perdre vos amis et renforcer vos adversaires et vous finirez en Chirac n° 2. n
Christian Lambert
Ancien Ambassadeur de France
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