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Il est urgent d’avoir une classe politique respectable


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Rouxel Jean - mardi 26 mai 2009


Il est important que les dirigeants soient respectés. C’est vrai dans une entreprise, comme dans la vie publique, dans toutes les institutions.
Ce respect peut être obtenu par la peur ou par la force. Par le mérite et la vertu, c’est mieux !

Il est difficile de se faire respecter quand on est malhonnête. Les dirigeants doivent donner l’exemple. Et le bon. Sinon le désordre s’étend.
Lao-Tseu disait : « Quand les dirigeants sont honnêtes, le peuple est honnête… ». Il voulait dire : « Quand les dirigeants sont malhonnêtes… »
Les parlementaires britanniques, selon les informations du « Daily Telegraph », en étaient arrivés à se faire rembourser, qui un tube de rouge à lèvres, qui la location de cassettes pornographiques…

À ce point de sans-gêne et d’impudeur, même si tous ne sont pas concernés (?), c’en est fini pour longtemps de la considération qu’ils pensaient pouvoir inspirer.

Cela se passe de l’autre côté de la Manche. Mais il est légitime de se demander ce qu’il en est de ce côté-ci…

On sait que le système n’est pas exactement le même. En un sens, il est encore plus généreux, car il ne nécessite aucun justificatif. Les indemnités sont forfaitaires. Largement exonérées d’impôt. La retraite par capitalisation est payée pour moitié par les contribuables. Et le régime de Sécurité sociale est très avantageux…

Les hommes politiques, partout, disent vouloir « servir ». Ils sont tous soupçonnés de vouloir « se servir ».
Jusqu’au dernier candidat de la 161e liste pour les élections européennes du 7 juin.

Comme cette situation de soupçon permanent n’est bonne pour personne, il est urgent de rétablir l’honorabilité de la classe politique.
Il convient tout d’abord de distinguer les personnes en charge d’exécutifs et celles qui, siégeant dans des assemblées, ne font que délibérer et contrôler.

Pour celles-ci, le bénévolat devrait être la règle. Dans un pays qui compte des millions de bénévoles, dans les associations, l’action sociale et même la justice (magistrats consulaires, par exemple), le bénévolat appliqué aux fonctions politiques délibératives ne devrait poser aucun problème.

Pour les fonctions exécutives, il conviendrait qu’un agent du Trésor public soit désigné en position de contrôleur permanent auprès de chaque organe concerné. Cet agent serait responsable à titre personnel de tout engagement de dépenses. Et devrait faire un rapport annuel sur l’ensemble de celles-ci – rapport qui serait voté, pour quitus, par l’assemblée délibérante compétente.

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