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Il faut d’urgence réformer la fiscalité |
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Trémeau Bernard - mercredi 01 février 2012
fiscalite
Depuis Karl Marx, les Français pensent que les salariés d’une entreprise sont « exploités » par leurs patrons. L’État doit donc intervenir pour réparer cette « injustice ». Il doit contraindre les entreprises à donner une partie de leurs bénéfices aux salariés qui y travaillent. Et c’est ce que font tous les gouvernements français, depuis des décennies, qu’ils soient de droite ou de gauche.
Un autre comportement bien français doit aussi être souligné. Quand un homme politique français crée un nouvel impôt, il ne remplace pas l’impôt existant déjà par ce nouvel impôt, il l’ajoute. Au fil des ans, des dizaines, des centaines, de façons d’imposer les entreprises se sont accumulées. Elles sont parfois contradictoires. Et même les experts fiscaux ont aujourd’hui de la peine à trouver ce que sera le comportement du fisc lors d’un contrôle.
Tant que le marché était national, cette situation ne mettait pas en danger les entreprises françaises. Elles étaient toutes logées à la même enseigne.
Mais, avec le Marché commun, les gouvernements français ont décidé de supprimer les droits de douane, tout en conservant les impôts frappant leurs entreprises. Alors que, de leur côté, les gouvernements des autres pays européens, diminuaient, ou même supprimaient, les impôts touchant leurs entreprises.
La France a donc installé, au nom de « l’égalité », un système fiscal parfaitement adapté à la destruction de ses entreprises !
Pour rétablir la compétitivité des entreprises, les gouvernements français ont un comportement curieux. Ils maintiennent ou augmentent les impôts qui les touchent. Mais ils créent des centaines de lois qui permettent aux acheteurs français de ne pas payer ces impôts. Ce sont les fameuses « niches fiscales ». Il y en a plus de 400. On est ainsi arrivé à un niveau de complexité fiscale incroyable.
La surimposition des entreprises et des consommateurs français les pousse à se « délocaliser » fiscalement dans les pays qui imposent moins, les « paradis fiscaux ». Il y a plusieurs types de paradis fiscal :
– Les paradis fiscaux situés en dehors de l’Europe des 27. La Suisse en est l’exemple le plus démonstratif. Et, actuellement, plusieurs entreprises vous indiquent la façon de délocaliser qui vous est la plus favorable.
– Les paradis fiscaux situés dans l’Europe des 27. Les îles anglo-normandes anglaises en sont un bon exemple, volontairement créé par les Anglais pour attirer les capitaux français. Mais des entreprises anglaises profitent aussi de cette aubaine.
– Les paradis fiscaux situés dans la zone euro. Ce sont les pays qui imposent moins que la France. La petite principauté de Monaco, ou Andorre ont une telle réputation. Mais le grand Luxembourg impose aussi beaucoup moins ses entreprises. Et même un paysan français gagnera plus d’argent en produisant son lait en Allemagne plutôt qu’en France, en utilisant des salariés polonais.
– Enfin, de nombreuses communes françaises, ou des départements, attirent les entreprises en leur promettant de leur faire payer beaucoup moins d’impôts.
Telle est l’invraisemblable réalité fiscale française. Elle ne peut plus durer. On ne sait même plus qui paye des impôts et combien il faut payer. Selon certains, les plus riches paieraient moins d’impôts que les « classes moyennes ». La réforme fiscale de la France est nécessaire, urgente.
Les gouvernements européens ont décidé de créer un ministre européen des Finances pour uniformiser les fiscalités des 17 pays de la zone euro. Ce projet est logique. Mais chaque pays voudra que les autres pays copient sa propre fiscalité. Ce projet est donc totalement irréaliste et, dans un siècle, on discutera encore des réformes nécessaires.
La France peut aussi faire sa révolution fiscale.
La France peut, si elle le veut, devenir rapidement un vrai paradis fiscal, en imitant le Luxembourg et même en faisant mieux que lui.
Elle doit d’abord privatiser pratiquement toutes les entreprises qui appartiennent à l’État. La concurrence fera baisser les prix.
La France doit ensuite supprimer ses centaines de lois fiscales et ne conserver que les impôts qui ne perturbent pas la compétitivité de ses entreprises.
Alors, le chômage en France fondra comme neige au soleil…
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Immigrés
La France comptait 2 865 748 étrangers en situation régulière en 2010, contre 2 908 868 en 2009 et 3 005 113 en 2008.
Chiffres significatifs
Prêt > Les banques françaises ont prêté pour 160 milliards d’euros de crédits immobiliers en 2011, 5 % de moins qu’en 2010.
Cocaïne > En 2011, les douanes ont saisi 8,1 tonnes de cocaïne, d’une valeur marchande de l’ordre de 335 millions d’euros. Au total, elles ont saisi pour 425 millions d’euros de drogue, un chiffre en hausse de 37 % en un an !
SDF > On estime qu’en région parisienne, plus de 130 000 personnes vivent dans des centres d’hébergement pour SDF alors qu’elles perçoivent un revenu salarial.
Déficit > Le déficit public pour 2011 s’est finalement élevé à 90,8 milliards d’euros, passant ainsi sous la barre de 5,5 % du PIB, ce qui constitue la plus forte réduction du déficit en un an depuis 1945.
Facebook > On estime qu’en 2011, l’activité de Facebook a permis la création de 22 000 emplois indirects et de 1,9 milliard d’euros d’activité économique en France (sur l’ensemble de l’Europe, ce chiffre s’élève à 232 000 emplois indirects, alors que le géant américain n’emploie directement que 600 salariés sur le vieux continent).
CD > Le marché français du CD a connu « seulement » 62 500 nouvelles références en 2010, soit 15 % de moins qu’en 2003.
Divorce > En 2011, 52 % des mariages finissaient par un divorce, contre 38 % dix ans plus tôt.
Faillite > En 2011, 4 200 entreprises de plus de 10 salariés ont fait faillite. |
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