enseignement du gender
Offre gratuite !
La version papier :
pendant 4 semaines dans
votre boite aux lettres
Cliquez ici
Notre lettre d'infos

Il faut préparer la reprise économique


envoyer cet article à un ami
Imprimer cette page


Voter pour cet article
29 VOTES
1737 LECTURES

Rouxel Jean - jeudi 06 novembre 2008

fiscalite
Ménages et entreprises bien gérés savent parfaitement, et d’ailleurs spontanément, comment faire face à la situation économique catastrophique qui se présente, et à laquelle personne ne peut ou ne pourra échapper : en faisant des é-co-no-mies, partout où c’est possible, pour reconstituer des marges de manœuvre, afin de rebondir, dès que la tempête sera calmée. Car même le déluge a eu une fin…
Savez-vous que le même idéogramme chinois désigne les mots « crise » et « opportunité » ?

À juste titre, les particuliers renoncent au superflu. Et il y en a toujours. Ils se serrent la ceinture, et on peut toujours rajouter des trous à sa ceinture… Commerçants, artisans et industriels rationalisent « à mort ». Ils coupent dans les budgets qui peuvent attendre. Ils réduisent la voilure afin de garder le plus grand nombre de noisettes possible.

L’État ferait bien d’en faire autant. Mais il prétend faire tout l’inverse, au nom de cette vieille lune du « soutien à l’activité », de sa prétention à jouer un rôle « anticyclique ». En application des doctrines obsolètes, dites « keynésiennes » – en fait « socialistes » –, qui justifient son goût suicidaire pour l’interventionnisme et le dirigisme.

On objectera que réduire les dépenses publiques maintenant serait contribuer à accélérer la récession. Sans doute. Mais c’est le seul moyen de raccourcir la durée de ce mauvais moment à passer. Or, s’il faut choisir entre intensité et durée, mieux vaut certainement une crise forte mais brève, qu’une crise à peine moins forte et qui n’en finit pas, comme celle que nous organisent présentement nos hommes politiques, malgré, ou à cause de, leurs bons sentiments.

Le gouvernement répète chaque jour qu’il ne veut pas augmenter les impôts. Mieux vaut entendre ça que l’inverse… (Le maire de Paris n’a pas cette pudeur… Son annonce d’une augmentation de 9 % de la fiscalité en 2009 mériterait à elle seule qu’il soit battu en 2014 !…). Mais, en même temps, il refuse obstinément de réduire les dépenses. Il reconnaît qu’il prend le risque d’augmenter le déficit. Mais c’est la pire des politiques pour l’avenir, y compris pour sortir le plus rapidement possible de la crise ! Car elle revient à reporter encore un peu plus à la charge des générations futures le prix de nos incuries présentes.

Ce sont pourtant les plus jeunes et leurs propres enfants qui auront à relever notre pays. On pourra dire que nous ne leur avons pas vraiment facilité les choses…

11 commentaires - Ecrire un commentaire


Recevez gratuitement
la version papier,
pendant 4 semaines !

Cliquez ici

En bref



Plan du site