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Il faut sortir de l’euro et dévaluer |
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Trémeau Bernard - mercredi 20 juin 2007
economie, euro
Le 13 mars 1979, date de la création du Système Monétaire européen (SME), au 1er janvier 1999, date de naissance de l’euro, une parité fixe a relié les monnaies de onze pays européens.
Malgré toutes les contraintes européennes décidées et acceptées par les pays candidats pour obtenir une évolution identique de la valeur des onze monnaies, dix réajustements monétaires ont eu lieu pendant ces vingt années de préparation de la monnaie commune. Un « réajustement » pratiquement tous les deux ans… Le mark allemand ou le florin hollandais étaient en général réévalués, alors que le franc français ou la lire italienne étaient dévalués.
Depuis des siècles, les gouvernements français ont pris l’habitude d’utiliser l’inflation comme moyen de gouverner. La République n’a pas changé les habitudes des rois ou des empereurs. Alors que, depuis la folle inflation de 1929 qui a mis Hitler au pouvoir en 1933, les gouvernements allemands ont pris l’habitude de gouverner en ayant recours le moins possible à l’inflation.
Les gouvernements français ont décidé, en 1979, de faire avancer le Marché commun européen vers une monnaie commune. Cette décision aurait dû les pousser à remplacer les contraintes économiques ou fiscales pesant sur leurs entreprises par des contraintes ne pesant pas sur elles. C’est tout à fait possible (la TVA sociale peut remplacer par exemple les charges sociales).
Malheureusement, ils n’ont pas diminué les contraintes économiques pesant sur les entreprises françaises, ce qu’ils auraient impérativement dû faire. Mais ils les ont, au contraire, régulièrement aggravées. Et en 2006, elles ont encore augmenté, une fois de plus, bien que le gouvernement ait proclamé, depuis des années, qu’elles allaient baisser…
Le premier juillet 1990, après la chute du mur de Berlin, la réunification monétaire des deux Allemagne a eu lieu. Le chancelier Kohl a choisi, pour des raisons politiques, une parité identique pour les deux monnaies, alors que la parité réelle était probablement de 1 pour 4. Un fantastique transfert inflationniste de pouvoir d’achat de l’ouest vers l’est a eu lieu. L’inflation allemande a dépassé l’inflation française. Cette grave erreur monétaire allemande a poussé les Français à continuer à ne pas modifier leur fiscalité. Le 16 septembre 1992, une violente spéculation contre le SME a eu lieu. Les Anglais ont alors préféré le quitter tout en restant dans le Marché commun. Ils reprenaient en main la gestion de la parité de leur monnaie.
En 1999, la France est sortie du système à parité fixe liant différentes monnaies, pour utiliser une monnaie commune et unique liant différents peuples. Ainsi, le réajustement des parités tous les deux ans est devenu absolument impossible. Or, depuis sept ans, les gouvernements allemands, de gauche puis de droite, ont parfaitement compris le problème et diminuent les charges pesant sur leurs entreprises, tandis que les gouvernements français de gauche et de droite les augmentent régulièrement et massivement (Smic et 35 heures). Les entreprises françaises ne sont plus compétitives : pauvreté, précarité et chômage s’enracinent en France. Ce n’est pas trois réajustements de parité qui auraient dû avoir lieu, mais au moins quatre.
Pour sortir de l’ornière, il ne faut surtout pas suivre les socialistes, et proposer d’augmenter le Smic à 1 500 euros, voire augmenter massivement tous les salaires, ni faire « un nouveau Grenelle ». Agir ainsi serait suicidaire. La maladie deviendrait mortelle, aboutissant à de graves troubles sociaux.
Il faut, au contraire, rendre les entreprises françaises plus compétitives.
Il existe un traitement chirurgical. Il faut sortir de l’euro, rester dans le Marché commun, rétablir le franc, le dévaluer, et ensuite gérer sa parité. L’Angleterre l’a fait avec efficacité depuis 1992.
Il existe aussi un traitement médical. Rendre les charges pesant sur les entreprises françaises moins lourdes que celles pesant sur les entreprises Irlandaises. Ce n’est plus l’Allemagne qui sera le champion des exportations, mais la France…
Une grave question : Nicolas Sarkozy a-t-il perçu cette réalité économique ?
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Violence
En dix ans, le nombre d’élèves rackettés a augmenté de 77 % en France. Et les agressions filmées par téléphone portable se multiplient : actuellement plus de 50 cas par an.
Chiffres significatifs
Prisons > Avec près de 61 000 détenus pour 50 000 places, les 188 prisons françaises sont à un niveau historique de surpopulation. Pourtant, 40 % des peines de moins d’un an de prison prononcées ne sont pas appliquées…
Instabilité > Au cours des dix dernières années, dix ministres se sont succédé à l’Éducation nationale…
Bas prix > Renault, qui fabrique en Roumanie la Logan vendue à 5 000 euros, compte produire en Inde une autre voiture, à 3 000 dollars (2 250 euros), pour les pays émergents.
TVA > Six Français sur dix sont opposés à la TVA « sociale » envisagée par le gouvernement, selon un sondage CSA/Le Parisien/Aujourd’hui en France.
Lâcheté > Durant les quatre jours de l’offensive terminale du Hamas, environ 350 des 14 000 membres des forces de sécurité du Fatah sont morts, dont moins d’une centaine les armes à la main. Les autres ont été massacrés à l’issue de la bataille. À la Sécurité Préventive, fleuron des forces de l’Autorité palestinienne, sur 1 500 hommes, 100 se sont battus…
Armements > En 2006, les dépenses militaires mondiales ont augmenté de 3,5 %. Depuis 2002, les États-Unis et la Russie sont les principaux exportateurs d’armes, la part de chacun représentant 30 % des ventes mondiales. La Chine et l’Inde demeurent les principaux importateurs d’armes. |
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