Offre gratuite !
La version papier :
pendant 4 semaines dans
votre boite aux lettres
Cliquez ici
Notre lettre d'infos

Il faut sortir du système d’urgence !


envoyer cet article à un ami
Imprimer cette page


Voter pour cet article
13 VOTES
666 LECTURES

Courrier - jeudi 25 août 2011

dette
Enfin, nous y sommes. Ils ont presque réussi à faire exploser leur système. Rassurez-vous, c’est pour bientôt !
Ils s’étonnent, ces économistes « corrects », que l’on ne puisse pas faire marcher indéfiniment un pays en dépensant plus qu’on ne gagne et en empruntant sans cesse des sommes que l’on sera incapable de rembourser !

Pourtant, la gestion des finances d’un pays est très semblable à celle d’un ménage, Antoine Pinay, lui, le savait bien.
Je m’excuse de rappeler des vérités aussi élémentaires, mais le budget de l’État ne doit pas dépasser les recettes possibles, et, au niveau de la Nation, les importations ne doivent pas excéder le volume des exportations.

Nous sommes actuellement dans une situation où ces deux conditions ne sont pas remplies, entraînant la nécessité d’emprunter pour équilibrer les comptes et pour payer les excédents d’importations.

Nous sommes, en plus, pénalisés, depuis 1973, par la merveilleuse initiative de nos gouvernants de l’époque interdisant par la loi à la Banque de France de battre monnaie et, par là même, obligeant l’État à emprunter aux banques privées, moyennant intérêt évidemment. (Il faut noter que l’accroissement de la masse monétaire est le même, que la monnaie soit créée par un État ou une banque privée).
On peut ainsi constater, avec les chiffres qui nous sont délivrés par le ministère des Finances lui-même, que, depuis de nombreuses années, jusqu’à un passé récent, le déficit du budget était égal aux intérêts à payer pour nos dettes (mais depuis quelque temps, les intérêts ont dépassé ce seuil !).

Jusqu’à cette année 1973, et un peu après, nous étions dans les 30 glorieuses, époque où la France était le deuxième exportateur mondial derrière l’Allema­gne, et devant le Japon et les USA. À cette époque, la dette de l’État était symbolique, les exportations bien sûr excédentaires, la croissance était soutenue.

Le gouvernement s’autorisait quelques déficits comblés par des émissions gracieuses de la Banque de France, mais limitées (à peu près !) au nécessaire accroissement de circulation monétaire lié à l’augmentation de l’activité. Ainsi, d’intérêts à payer, point ou presque.
Nous n’étions pas encore trop gênés par ce « Serpent monétaire » bridant les cours des changes européens ; le Franc avait une valeur d’échange acceptable.

Mais voilà, le « Système Euro­pe » se permettant de prendre de plus en plus d’importance, dictant ses lois au-dessus des nôtres, l’OMC et d’autres organismes internationaux faisant de même, l’Euro bloquant toute possibilité d’ajustement de nos monnaies, la galaxie bancaire se nourrissant des intérêts de nos dettes, il nous devient impossible d’établir un budget d’État sans déficit, ni d’être compétitifs pour équilibrer notre balance commerciale, empêchant ainsi le développement et l’emploi.
Alors, Messieurs les conseillers économistes qui passez votre temps à mettre des rustines de tous côtés, croyez-vous que cette situation va encore pouvoir durer très longtemps ?

Et que faire des dettes ? Il faudra bien que les banquiers comprennent que ces dettes qui les nourrissent depuis 30 ans bloquent l’économie occidentale et qu’elles ne pourront jamais être remboursées. Elles scient la branche sur laquelle tout le monde est assis. Un « arrangement » est inévitable.

Il me semble que notre pays aurait intérêt à quitter rapidement le système actuel, avec d’habiles modalités afin de limiter la casse (certains experts sont, semble-t-il, déjà au travail pour cela) avant qu’arrive le désastre final qui risque d’être très douloureux pour toute l’Europe.

7 commentaires - Ecrire un commentaire


Recevez gratuitement
la version papier,
pendant 4 semaines !

Cliquez ici

En bref
Immigration
«Aujour­d’hui limiter l’immigration, y compris régulière, devient vital face une situation intenable et explosive dans des centaines de villes populaires !»
André Gérin, député communiste




Plan du site