Offre gratuite !
La version papier :
pendant 4 semaines dans
votre boite aux lettres
Cliquez ici
Notre lettre d'infos

Imprévoyance Fatale


envoyer cet article à un ami
Imprimer cette page


Voter pour cet article
8 VOTES
1217 LECTURES

Lance Pierre - dimanche 09 janvier 2005


 

Des dizaines de milliers de morts, des centaines de milliers de sinistrés : telles sont les conséquences de l’effroyable secousse sismique survenue près de l’île de Sumatra le 26 décembre, par suite du gigantesque raz-de-marée qui a submergé les rivages alentour.

Devant de tels cataclysmes, l’homme se sent impuissant, anéanti par la fatalité. Et pourtant… L’imprévoyance, la négligence, le manque de réflexes et de réflexion ont souvent une large part de responsabilité dans les hécatombes finales. Car les hommes ne prennent pas en temps voulu les précautions nécessaires et utilisent mal les progrès scientifiques et techniques dont ils se sont dotés.

Mais on a toujours tort de dire « LES hommes ». Sur cette Terre il y a « DES hommes », qui ne pensent pas et ne réagissent pas de la même manière. Nul n’ignore qu’en matière de parasismicité, les Japonais, par exemple, sont parvenus à une prévoyance si méthodique que les tremblements de terre fréquents qu’ils subissent ne font presque pas de victimes. Parce que sans doute y a-t-il dans le peuple japonais un puissant volontarisme prométhéen, qui est d’ailleurs à la source de sa réussite industrielle et économique. Et notons que le Japon poursuit depuis des années une politique de réduction de la natalité, avec la libéralisation de l’avortement dès 1952 (23 ans avant nous !). Or, la réduction de la natalité a des effets très positifs sur l’évolution d’un peuple moderne, contrairement à ce que proclament nos natalistes obstinés, qui versent des larmes de crocodile sur la dénatalité française et européenne, mais obéissent davantage à des préjugés archaïques qu’à des analyses objectives. Car réduire la natalité, c’est donner plus d’efficacité à l’éducation familiale ; c’est donc favoriser l’épanouissement intellectuel et culturel des individus et c’est, du même coup, donner plus de puissance et de créativité à la nation tout entière, non sans diminuer les destructions de l’environnement.


Trop d’humains et trop pauvres

Je m’éloigne des conséquences du séisme, penserez-vous peut-être ? Pas du tout. Car les cataclysmes font d’autant plus de victimes que des masses humaines trop denses et trop pauvres s’entassent dans des constructions fragiles, tandis que des pouvoirs publics débordés par le nombre ne peuvent les secourir efficacement. Et ces conditions de vie précaires impliquent le manque d’instruction et d’information de la population, donc son incapacité de prévoir comme celle de faire pression sur le personnel politique et administratif pour qu’il assume pleinement ses responsabilités. Ainsi, alors qu’il existe un réseau d’alerte sismique sur tout le pourtour de l’Océan pacifique et de l’Atlantique, on ne trouve rien de tel autour de l’Océan indien, d’où l’imprévisibilité de la catastrophe survenue au lendemain de Nohel.

Malgré cela, je m’étonne que la science internationale se soit révélée impuissante à alerter les régions concernées, alors qu’entre le moment du séisme et l’arrivée du raz-de-marée sur les côtes, il s’est écoulé de une à trois heures selon les distances. Et j’ai été stupéfait d’entendre au journal télévisé que des scientifiques américains qui avaient détecté le lieu et la puissance du séisme, donc supputé le « tsunami », avaient « désespérément essayé » de joindre leurs collègues des régions menacées. Comment ?! À l’époque d’Internet, des téléphones portables et des satellites, on ne peut pas prévenir les villes en danger, alors qu’on a au moins une heure devant soi et qu’il ne faut que dix à vingt minutes aux personnes averties pour s’éloigner assez du bord de mer ? J’avoue ne pas comprendre. Si on ne réussit pas à joindre des « responsables », on téléphone à n’importe qui : des maires, des hôteliers, des voyagistes, que sais-je ?

Je me demande si les formidables possibilités de communication du monde moderne ne sont pas largement freinées par « l’esprit bureaucratique », qui exige que l’on avertisse uniquement « qui de droit », alors que des milliers de vies ne tiennent qu’à un fil, ou plutôt à un coup de fil.

Par ailleurs, je lis ceci, publié début décembre sur un site Internet : « La règle de Memery devrait s’appliquer en cette mi-décembre : quand le Soleil restera sans la moindre tache, à partir du 14/12, on pourra s’attendre à un important séisme vers le 20/12. » Le signataire de cet avertissement est M. Jean Martin Meunier, ex-secrétaire de la section française de l’IAGA (International Association of Geomagnetism & Aeronomy).

Je suppose qu’on ne l’a pas pris au sérieux. Pourtant il ne s’est trompé que de 6 jours, et en avance !


19 commentaires - Ecrire un commentaire


Recevez gratuitement
la version papier,
pendant 4 semaines !

Cliquez ici

En bref
AL JAZIRA

Le ministre irakien de la défense soupçonne le terroriste Omar Hadid d’approvisionner en vidéos exclusives la chaîne Al Jazira, dirigée par… son frère, Hamed Hadid !

Médias

BERN á L’émission de Stéphane Bern, « 20 h 10 pétantes », sur Canal +, a réuni en moyenne, depuis la rentrée, 1 284 000 téléspectateurs, soit une part d’audience de 5,4 %, en net progrès par rapport à l’année dernière (1 173 000 téléspectateurs et 4,9 % d’audience).

PRISMA á Avec « Télé 2 semaines » (1,5 million d’exemplaires), « TV Grandes Chaînes » (un million), et « Télé Loisirs » (1,5 million), le groupe Prisma Presse vend désormais près de quatre millions d’exemplaires sur le seul marché de la presse de télévision !

REUTERS á En 2005, l’agence de presse Reuters devrait supprimer une centaine de postes de journalistes sur 2 300.

ORCIVAL á François d’Orcival, directeur de la rédaction de « Valeurs actuelles », a été élu président de la Fédération Nationale de la Presse Française.

SOCPRESSE á Après le rachat de la Socpresse par Serge Dassault, 268 journalistes ont fait jouer la clause de cession – sur un total de 2 748 cartes de presse…

JOURNALISME á 196 journalistes sont actuellement emprisonnés dans le monde, dont 80 % dans les six pays suivants : Chine, Cuba, Iran, Érythrée, Népal et Birmanie.

DRAY á Depuis son ouverture, voici trois semaines, le blog de Julien Dray, député socialiste de l’Essonne, aurait reçu 12 000 connexions et 1 500 messages.




Plan du site