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Inflation et ouverture du marché |
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Trémeau Bernard - mercredi 21 mars 2007
economie, inflation
L’ouverture du marché français aux produits et services provenant de l’étranger change totalement la donne en matière d’inflation.
- L’inflation «tirée» (celle qui provient d’une augmentation isolée de la demande) est freinée. Des produits ou services venant du monde entier arrivent massivement à nos frontières. L’offre en est potentiellement infinie. L’inflation n’est plus possible et bien souvent on observe même une baisse des prix. C’est pourquoi les Français achètent de plus en plus de produits ou services venant de l’étranger. Par contre, l’inflation tirée se concentre sur tous les produits ou services ne pouvant être fabriqués qu’en France (les logements ou la restauration par exemple) et les prix grimpent.
- Mais en France, la santé ou l’éducation sont « gratuites », et il n’y a, en principe, pas d’augmentation possible du prix de ces services gratuits… D’autres services comme les transports, la poste ou l’énergie ne sont pas gratuits, mais les prix en sont déterminés par l’État. L’État peut donc s’opposer à l’inflation dans tous ces secteurs en refusant d’augmenter ses prix. Il le fait en injectant de l’argent pour vendre moins cher ce qu’il contrôle. Ainsi, des dizaines de milliards d’euros sont injectés par l’État dans toutes ces entreprises. Pour se procurer cet argent, l’État doit imposer ou emprunter.
- L’inflation «poussée» est aussi réduite. Une entreprise peut répercuter l’augmentation de ses prix de revient sur ses clients en augmentant ses prix, sur ses fournisseurs en exigeant une baisse de leurs prix, sur ses actionnaires en réduisant leurs dividendes, et sur ses salariés en réduisant ses dépenses salariales. Dans un marché ouvert, l’entreprise a moins de choix.
Seules les entreprises non exposées à la concurrence internationale peuvent augmenter leurs prix et l’on observe une inflation dans ce secteur. Mais dans tous les autres secteurs, elles ne le peuvent plus : il n’y a pratiquement pas d’inflation.
Les entreprises négocient avec leurs fournisseurs. Si le fournisseur est français, il est dans la même situation qu’elles et il refuse toute réduction de prix. L’entreprise est donc conduite à choisir un fournisseur étranger, moins coûteux que le fournisseur français. Une autre façon de diminuer les coûts de production est de confier à des sous-traitants étrangers une partie de sa production. Une automobile est encore montée en France, mais ses sièges sont fabriqués en Croatie ou sa comptabilité tenue aux Indes.
Les entreprises négocient avec leurs actionnaires. Mais la mondialisation des capitaux est bien plus facile que la mondialisation des produits : en quelques minutes, des milliards d’euros peuvent passer de Paris à Pékin. Le monde évolue rapidement, et les entreprises passent d’une taille nationale à une taille mondiale : un besoin évident et important de capitaux existe. Or l’entreprise a besoin de capitaux pour évoluer. Si elle réduit ses bénéfices, les capitalistes investiront sous des cieux meilleurs, tandis que les banques hésiteront à prêter de l’argent.
Les entreprises négocient enfin avec leurs salariés. Ce n’est pas 35 heures payées comme 39 qu’elles offrent. Mais elles proposent maintenant 39 heures payées comme 35. Souvent les salariés comprennent et acceptent. L’exemple récent des syndicats allemands le prouve. Mais en France bien souvent aussi, au nom des « droits acquis » une telle négociation ne peut avoir lieu. Alors, on n’augmente plus les salaires, on n’embauche plus, on licencie pour vivoter encore un peu. Finalement on met la clef sous la porte en déposant le bilan, ou on délocalise. On installe le vide économique en France.
L’inflation est maintenant très faible en France : 1 % en 2006. Mais la chute des investissements et la pauvreté, le chômage, la chute des exportations et la montée des importations sont apparues.
Curieusement, nos candidats à la présidentielle parlent de toutes ces réalités. Mais ils en attribuent la cause à la mondialisation, à l’Europe ou à la Banque centrale, jamais ils n’accusent le gouvernement. Et pratiquement tous proposent d’aggraver les causes du mal français…
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Fierté
91% des Français se disent fiers de l’être.
Chiffres significatifs
Sondages > Les sondeurs n’interrogeant que les détenteurs d’une ligne de téléphone fixe, 31 % des Français – notamment les 18-24 ans et les catégories modestes – sont insondables.
Déclin > Un tiers de la classe moyenne française vit moins bien que la génération précédente.
Union > Pour résoudre les problèmes de la France, 65 % des Français sont favorables à un gouvernement d’union, avec des personnalités de bords politiques différents et rassemblées sur un projet commun, selon un sondage LH2 pour 20 minutes et RMC.
Pub > En 2006, les recettes publicitaires des médias ont augmenté de 2,1 % par rapport à l’année précédente : + 4,5 % pour les télés, + 1,5 % pour les radios, et + 3,5 % pour les quotidiens nationaux.
Énergie > Son parc de centrales nucléaires fait économiser chaque année, à la France, 18 milliards d’euros sur sa facture pétrolière : le double du budget qu’elle consacre à ses universités.
OGM > L’agriculture OGM représente aujourd’hui 20 % de l’agriculture mondiale.
Commerce > La Chine a accru ses importations françaises de vins et spiritueux de 90 % en 2006.
Succès > Pour sa première semaine de commercialisation en Iran, la Tondar - la Logan de Renault fabriquée localement - a enregistré 100 000 commandes fermes.
Défense > Le budget de défense de la Chine augmentera de 17,8 % cette année. |
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