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Inflation : on n’en montre pas les véritables raisons |
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Trémeau Bernard - mercredi 05 mars 2008
inflation, economie
Tout le monde parle aujourd’hui d’inflation. On accuse les producteurs de pétrole, qui augmentent volontairement le prix du baril ; les Chinois, qui se mettent à consommer de l’acier ou du blé ; les Indiens qui se mettent à boire du lait… On accuse les paysans français, qui feraient payer plus cher leurs cochons, ou les salariés allemands qui demandent des augmentations de salaires. On accuse surtout les grandes surfaces ou les producteurs de yaourt, qui augmentent certains prix, pour faire des supers profits. On accuse même les distributeurs de s’entendre entre eux pour augmenter leurs prix. On accuse enfin les statisticiens français de cacher volontairement la vérité. On casserait volontiers le thermomètre…
En revanche, personne ne dit que si la demande est supérieure à l’offre, il y a automatiquement une inflation qui les rééquilibre. Et que si les prix du yaourt augmentent, c’est que les Français ont plus d’euros dans leurs poches pour en acheter… L’inflation est bien plus forte en Italie et en Espagne qu’en France ou en Allemagne. C’est un mal européen.
Tout le monde accuse tout le monde. Mais personne ne parle du vrai coupable. Personne ne parle du rôle de la Banque Centrale Européenne (la BCE). Depuis 1999 et l’euro, la BCE est la seule responsable de la lutte contre l’inflation en Europe. Elle s’y est opposé avec une très grande efficacité, car elle a les moyens de le faire et elle a maintenu l’inflation en-dessous de 2 % jusqu’en 2007, en mettant plus ou moins de crédits à la disposition du marché. Mais, du fait de la crise américaine dans l’immobilier (subprime), déclenchée en février 2007, une crise financière grave touche l’ensemble des banques mondiales le 18 juillet 2007.
Les réactions à cette crise sont inflationnistes. D’abord les banques centrales injectent des centaines de milliards de dollars dans l’économie mondiale pour éviter une brutale récession. Elles inondent ainsi le marché d’argent qui ne correspond pas à une augmentation équivalente de l’offre. Ensuite, bien que la masse d’argent dont disposent les Européens (M3) soit encore beaucoup trop élevée en août, la BCE ne s’oppose pas à cette cause d’inflation et elle n’augmente pas ses taux courts. Enfin, en décembre 2007, elle met à la disposition des banques en difficulté, et à titre provisoire, des masses d’euros pour qu’elles arrivent à présenter des bilans équilibrés.
Ces trois mesures sont inflationnistes. Il est donc normal que, six mois plus tard, l’inflation augmente en Europe. Cette hausse de l’inflation était parfaitement prévisible.
Cependant, un bon point pour la BCE : elle a résisté jusqu’à ce jour aux fortes pressions politiques françaises lui demandant avec insistance d’abaisser ses taux. Grâce à sa résistance, nous n’aurons qu’une petite inflation et nous pourrions éviter la stagflation.
De son côté, le gouvernement américain injecte des centaines de milliards de dollars dans son économie et, le 27 décembre 2007, la FED abaisse brutalement ses taux à 3,50 %. Une forte inflation américaine est donc prévisible en mai ou juin. Le dollar va s’effondrer encore un peu plus.
Depuis novembre 2007, selon les chiffres publiés par l’INSEE, Eurostat et la Dares, l’inflation française a grimpé à 3 % par an, alors que les salaires n’augmentaient eux que de 2,5 %. Le pouvoir d’achat des Français diminue donc de 0,5 % par an. Ces chiffres confirment ceux que nous avions déjà publiés. Avec une régression du pouvoir d’achat, une reprise du chômage en France est obligatoire. Le chômage reprend d’ailleurs dès janvier. Tout est parfaitement logique.
Il existe heureusement une solution pour sortir dans six mois la France de l’ornière, solution qui est facilement acceptable sur le plan politique : abaisser immédiatement à 20 % les impôts qui écrasent nos entreprises. La reprise de l’économie engendrée par une telle baisse augmentera au bout d’un an les recettes de l’État. Mais pour agir ainsi, il faut abandonner l’idée que plus l’État intervient dans l’économie, plus les Français sont heureux.
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Pouvoir d’achat, inflation et chômage
Le but de cet essai est de trouver le mécanisme précis qui lie entre eux pouvoir d’achat, inflation et chômage, en étudiant l’histoire de la monnaie française depuis 1945.
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Sexualité > À 70 ans,
6 femmes et 7 hommes sur 10 continuent à faire l’amour.
Chiffres significatifs
Déclin > Éreintées par l’armée colombienne, les Forces armées révolutionnaires de Colombie (FARC) n’ont plus que de 9 300 hommes et femmes, contre 16 900 en 2001.
Obama > 47 % des électeurs démocrates estiment que Barak Obama saurait gérer avec sagesse une crise internationale contre 39 % pour Hillary Clinton ; 69 % qu’Obama ferait un bon commandant en chef des armées contre 54 % pour Clinton…
Échanges > La France n’est que le 8e partenaire économique de l’Afrique du Sud.
Terrorisme > Depuis 2002, 80 cellules islamistes ont été démantelées au Maroc.
Irak > La guerre d’Irak a déjà coûté 3 000 milliards de dollars aux États-Unis.
Castrisme > L’armée cubaine contrôle plus de 50 % de l’économie de l’île.
Musique > 60 % des jeunes possèdent un lecteur MP3, contre 10 % il y a trois ans.
Édition > En 2007, pour la première fois depuis trois ans, le marché du livre a renoué avec la croissance : +3 % des ventes en euros, +2 % en volume.
Terrorisme > Al-Qaida donne 200 dollars (136 euros) à un enfant irakien pour qu’il pose une bombe.
Mosquée > Fin 2008, débutera à Alger la construction d’une mosquée dotée du plus haut minaret du monde : 200 mètres. |
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