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Irakiens et Américains |
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Lance Pierre - mercredi 13 décembre 2006
irak, etats-unis
De nos jours, il ne peut plus exister de guerre « locale ». La mondialisation fait que tout conflit, où qu’il se situe, retentit sur le monde entier et pèse sur l’avenir de toutes les nations, d’une manière ou d’une autre.
C’est vrai, à l’évidence, de l’inextinguible conflit israélo-palestinien, mais c’est tout aussi vrai de la guerre civile irakienne (car il faut l’appeler par son nom). Tout Chef d’État, et en premier celui des États-Unis, « gendarme du monde », doit aujourd’hui comprendre qu’il ne peut plus exister de guerre maîtrisable et politiquement « rentable ». La paix devient « obligatoire » et il faut s’en réjouir.
George W. Bush a commis l’erreur de sa vie en engageant l’armée américaine en Irak, et ce n’est pas faute d’en avoir été averti. Non que quiconque ait eu la moindre sympathie pour Saddam Hussein, mais il est utopique de vouloir exporter une révolution. On peut à la rigueur aider une révolte (comme le fit jadis Lafayette pour soutenir les « insurgents » américains), mais cette révolte doit naître au sein du peuple intéressé. Il appartenait aux Irakiens de se révolter contre Saddam. Dès lors qu’ils ne le faisaient pas, toute intervention extérieure était privée de légitimité.
Toutefois, il ne sert à rien de récriminer. L’erreur ayant été commise, il convient aujourd’hui de chercher comment nos amis américains peuvent se désengager sans laisser l’Irak sombrer dans le chaos le plus total, avec le risque d’embrasement de tout le Proche-Orient. Les efforts américains pour doter l’Irak d’un gouvernement démocratique autonome et solide sont inexorablement voués à l’échec, pour une raison très simple : Il n’y a pas un Irak, mais trois. La poigne de fer de Saddam Hussein, appuyé sur la minorité sunnite, les maintenait ligotés ensemble. Cette poigne a disparu, et nul ne peut souhaiter qu’elle soit remplacée par une autre.
Aujourd’hui, la guerre civile fait rage entre Sunnites et Chiites et ces deux communautés sont irréconciliables, du moins en ce siècle. Quiconque a étudié l’histoire de ce schisme musulman (la place me manque pour la retracer ici) ne peut en douter. Or, le paradoxe veut que les Sunnites soient largement majoritaires dans l’Islam, mais pas en Irak.
Aussi ne vois-je pour ma part qu’une seule issue possible, et je m’étonne que le gouvernement américain ne semble pas l’envisager, sans doute gêné par son alliance avec la Turquie.
Tout d’abord, il faut que les démocraties occidentales tiennent enfin la promesse faite au peuple kurde lors du traité de 1924, jamais respecté du fait de l’opposition turque, c’est-à-dire qu’elles favorisent la création d’un Kurdistan indépendant. Chaque ethnie a le droit de se constituer en État souverain, comme le firent récemment les peuples qui constituaient l’artificielle Yougoslavie.
Ensuite, il est nécessaire que les Sunnites et les Chiites irakiens puissent se séparer géographiquement (ce qui est déjà presque fait) mais aussi politiquement, en créant deux provinces autonomes, voire même deux États s’ils le veulent. Après cela, si l’on tient à maintenir la fiction d’une union irakienne, on peut imaginer une confédération qui associe les trois communautés pour gérer un certain nombre d’intérêts communs, comme, par exemple, l’exploitation du pétrole.
On pourra peut-être alors espérer que les trois peuples vivent ensemble pacifiquement côte à côte, et non pas les uns sur les autres ni les uns contre les autres.
Si les États-Unis, soutenus par l’Union européenne et l’ONU, ne favorisent pas la mise en place d’une telle structure, je ne vois rien qui puisse empêcher les attentats de se multiplier ni les massacres de s’étendre. L’actuel gouvernement irakien, fabriqué de toutes pièces, est parfaitement incapable de s’y opposer. Et dans ce cas, les « boys » devront rester en Irak pour une durée indéterminée, assiégés dans leurs bunkers.
Les dernières élections américaines ayant infligé aux Républicains une cuisante défaite, les chances sont grandes que le prochain président des États-Unis soit un Démocrate. Mais cela ne changerait rien au problème irakien, car la nation américaine, quel que soit son gouvernement, ne peut pas se permettre de quitter l’Irak la tête basse et sur la pointe des pieds en laissant derrière elle une tuerie généralisée dont le monde entier la tiendrait pour responsable.
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Le groupe M6, déjà actionnaire à 51 % de la chaîne thématique Téva, mini généraliste ciblant les ménagères de moins de 50 ans, diffusée par câble, satellite, ADSL et téléphonie mobile, a signé un protocole visant à acquérir les 49 % restants.
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« Libération » á Avant l’été, Laurent Joffrin présentera une nouvelle formule pour « Libé ».
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Pub á La grande distribution autorisée à faire de la pub à la télé le 1er janvier 2007.
Internet á Depuis septembre, le temps passé par les Français devant la télé a diminué de 10 minutes, à cause de l’Internet.
CSA á Dominique Baudis quittera le CSA en janvier 2007. |
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