Courrier - lundi 07 novembre 2011
violences
Haine et violence
« Sous-chiens... Il faut bien leur donner un nom à ces blancs », proclame Houria Bouteldja (1).
« La France, une garce, un pays de putes », chante le groupe rap Sniper qui « se torche avec sa carte d'identité » et qui a « envie de dégainer sur ces faces de craie ».
« Cefranc » (français) : ainsi sont dénommés les jeunes musulmans bien intégrés, parce que « traîtres à leur communauté » écrit Malika Sorel (2).
« Si les garçons du quartier cassent tout, c'est parce qu'ils ont la haine des Français » affirme Hakima (3).
Ces citations sont le reflet du ressentiment de nombre de « jeunes des quartiers » ressassant les mêmes thèmes :
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« Les blancs ont mis les noirs en esclavage ».
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Les croisades ont été menées par les chrétiens « qui sont venus attaquer les musulmans qui ne leur avaient rien fait ».
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Les Européens ont des dettes vis-à-vis des Arabes qui leur ont appris les maths, la médecine, l'astrologie...
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Il y a un complot mondial contre les musulmans que personne n'aime, et contre leur religion, et c'est pourquoi il faut comprendre leur état permanent de légitime défense.
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Les violences perpétrées au nom de l'islam sont souvent le fait des Juifs et des chrétiens (!) et non des musulmans injustement accusés et qui doivent donc se venger.
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Les Juifs ont volé la Palestine et tué ses habitants.
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La Shoah... un mensonge, et Hitler... un modèle.
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La France, « vaincue par les Algériens, est coupable de tous les crimes. Les Françaises sont des prostituées, les chrétiens des dévoyés » et le livre Cruci-fiction en est l'illustration.
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La Marseillaise est le symbole d'une nation honnie car elle parle du « sang impur des Arabes » et appelle les citoyens « aux armes contre eux ».
La violence ainsi générée se traduit dans les esprits par des concepts simplistes. Lorsqu'elle vient des musulmans, elle est toujours justifiée. Ainsi en est-il de toutes les conquêtes arabes. Le fort a toujours raison et la victime toujours tort. Le pardon est inconcevable car « on perd la face et c'est la honte ». Il est impossible de s'entendre après un conflit d'ordre personnel car « c'est question de dignité », ou d'ordre collectif, ce qui exclut toute possibilité de paix durable.
Enfin, notons que la grille de lecture de nombre d'événements est la référence à l'islam censé devoir s'imposer à tous. Ainsi est-il « anormal » qu'un chrétien puisse lire le Coran « sans s'être lavé les mains ».
Cet état d'esprit vient de la discordance entre deux cultures et le fait que « les parents éduquent leurs enfants dans le respect quasi religieux de leur pays d'origine, de ses moeurs et coutumes ».
Le constat est sombre et l'alerte sérieuse : la paix sociale et même notre civilisation sont menacées, mais il n'y a pas de fatalité. Jean-François Chemain, professeur d'histoire dans un collège de banlieue (4), constate qu'au-delà des apparences, la jeunesse aspire à l'absolu et que l'on peut l'y conduire, en lui manifestant de l'amour, si l'on valorise à ses yeux les racines chrétiennes de l'Europe.
Sa conclusion est claire: « nous n'avons plus le choix qu'entre le pied de la Croix et la bouche du pistolet » (3, - p.133).
Ehniau
ehniau@orange.fr
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mise en examen pour racisme anti-français sur plainte de l'AGRIF (Alliance générale contre le racisme et pour le respect de l'identité française).
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, H. Bouteldja, employée à l'Instiut du monde arabe à Paris, a d'autre part publié, via son association, le livre Nique la France.
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Immigration-intégration - Le langage de vérité, éd. Mille et une nuits.
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J.F. Chemain : Kiffe la France, éd. Via Romana, août 2011.
Nota : les citations sont extraites des deux ouvrages ci-dessus.
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